170 billets passés du blog

saison 2014/2015

  • Les 12 travaux du blog • Perspective




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  • À l'année prochaine ! • Coup de théâtre




    Si vous avez tout suivi, vous savez que l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet sera fermé pour travaux la saison prochaine.

    Sans spectacle ni public pendant quelques mois, l’Athénée sera habité par des architectes, des ouvriers, des artisans, des chefs de chantiers et quelques-uns de ses salariés.

    Vous pourrez vous aussi suivre les travaux, puisque le blog continuera pendant cette période : pas tous les jours bien sûr, mais je vous écrirai de manière hebdomadaire.

    Nous nous retrouvons donc en septembre pour des nouvelles de l’Athénée en chantier !


    Bel été

    Clémence Hérout


  • Ça sent la fin ... • Pleins feux




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  • Captons ! • Coulisses




    Vous avez raté La Métamorphose ?

    Votre salut réside peut-être dans cette drôle d’installation qui occupait le parterre du Théâtre pendant les dernières répétitions....

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Athénée - Métamorphose captation Clémence Hérout


    Au bout de cette tige mobile actionnée avec précautions de bas en haut et de gauche à droite au plus près des chanteurs, se trouvait une caméra :

    Athénée - Métamorphose captation Clémence Hérout

    Le spectacle a fait l’objet d’une captation, qui s’annonce soignée au regard du dispositif employé. Nous vous tiendrons au courant de sa mise à disposition !

    À mardi pour le dernier billet de la saison.

    Clémence Hérout


  • Où va-t-on ? •




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  • Mais qu'est-ce que c'est • Coup de théâtre




     

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    La Métamorphose par Le Balcon est un spectacle intrigant...

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Pour comprendre à quoi correspondent ces détails, vous avez jusqu’à ce soir !

    Clémence Hérout


  • la musique dans la peau • Entretien




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  • Métamorphoto • Pleins feux




    À l’Athénée, le dernier spectacle de la saison avant la fermeture pour travaux a commencé ce week-end! C’est l’opéra La Métamorphose interprété par l’ensemble Le Balcon.

    Pour vous donner une idée, voici quelques photos prises sur les dernières répétitions :

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

    Athénée - Métamorphose Clémence Hérout

     

    Dépêchez-vous, c’est jusqu’à mercredi ! Après, l’Athénée ferme pour plusieurs mois.

    Clémence Hérout


  • Des couleurs ! des couleurs ! • Coulisses




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  • L'oeil-de-boeuf • La corde verte du lapin qui siffle




    Athénée Oeil de Jouvet

    C’est le couloir menant des bureaux de Patrice Martinet, directeur de l’Athénée, à ceux de l’équipe technique.


    Sur la droite
    , taillé dans le mur, on aperçoit l’oeil de Jouvet  :

    Oeil boeuf formol

    Mais non, rhôôôôô.

    L’oeil de Jouvet, c’est ça :

    Athénée Oeil Jouvet Clémence Hérout

    Une petite trappe taillée dans le mur qui permet de voir ce qui se passe sur le plateau sans avoir à se gaufrer dans les marches pour y aller.

    D’habitude, quand on ouvre cette petite lucarne, on ne voit rien, car le monte-décor (c’est comme un monte-charge, mais pour les décors, donc) se dresse entre les deux. Hier, lors de la répétition de La Métamorphose, le monte-décor était ouvert, nous permettant d’apercevoir une bonne partie de la scène :

    Athénée Oeil Jouvet

    En vrai, je l’ai vite refermée, parce que ça faisait un courant d’air monstrueux.

    Pour voir l’opéra La Métamorphose de face et de plus près, c’est à partir de demain soir : ne ratez pas ce spectacle qui est le dernier avant la fermeture de l’Athénée pour travaux !

    Clémence Hérout


  • On dirait l'été • Perspective




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  • À la pointe • Coulisses




    À chaque nouveau spectacle à l’Athénée, les coulisses sur les côtés et en fond de plateau sont reconfigurées : ici l’équipe technique met une rangée de projecteurs au sol, là elle accroche des pendrillons, de l’autre côté un élément de décor entrave le passage... Renouvelant ainsi sans cesse la circulation, qui révèle d’autant plus de surprises que les coulisses sont plongées dans le noir pour éviter les projections de lumières parasites sur scène.

    Mais on ne s’emmêle jamais les pieds dans les projecteurs et ne détruit jamais le décor à coup d’épaule, car l’équipe technique sécurise le périmètre et indique la circulation grâce à un outil technologique avancé issu des innovations techniques les plus récentes : du scotch blanc.

    Compilation de signalisation photographiée sur plusieurs spectacles cette année :

    Athénée signalisation coulisses flèches scotch Clémence Hérout

    Athénée signalisation coulisses flèches Clémence Hérout

    Athénée flèches signalisation coulisses scotch Clémence Hérout


    Je n’ai pas encore vu les coulisses de La Métamorphose, mais cela ne devrait pas tarder car le spectacle commence vendredi !

    Bonne semaine à tous.

    Clémence Hérout


  • Le début du prologue • Coulisses



  • Tuez le gras • Perspective




    INCROYABLE! Nouveau diète, tuer gras! Bouts de régime perdre de graisse du ventre rapide! Métamorphose qui stupéfie aux médecins! -13 kg avec cette astuce !

    La métamorphose du têtard est un processus complexe composé d’évolutions lentes pendant la phase larvaire et de modifications plus rapides qui collaborent pour permettre la mutation de la vie larvaire aquatique vers la vie de grenouille terrestre.

    « Atlas devint un mont aussi haut qu'il était grand ; sa barbe et ses cheveux se changent en forêts, ses épaules et ses mains  se muent en crêtes. Ce qui était sa tête coiffe le sommet du mont, ses os deviennent des rochers. Alors élevé en toutes ses parties, il s'accroît immensément - ainsi, ô dieux, l'avez-vous décidé -, et le ciel tout entier avec ses astres sans nombre s'est reposé sur lui.»
    Les Métamorphoses d’Ovide, traduction d’Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet

    Métamorph’ose, institut de beauté ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h, entre le salon de coiffure Faudra Tif’ Hair et l’opticien À vue d’oeil.

    « Lorsque Gregor Samsa s’éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un monstrueux insecte » La Métamorphose, Franz Kafka

    Emprunté au latin metamorphosis «changement de forme», du grec metamorphosis dérivé de metamorphon «transformer», lui-même formé de méta et de morphè «forme».

    « La nouvelle de Kafka La Métamorphose s’est imposée à moi comme un véritable mythe théâtral inspirateur d’une langue chantée et d’un monde de l’opéra. » Mickaël Levinas, compositeur

    « Une personne souffrant de dysmorphophobie a une conception erronée de son apparence physique. Plus précisément, ce trouble psychologique se caractérise par une inquiétude prononcée pour des détails physiques insignifiants qui prennent des proportions obsédantes. En remodelant de façon excessive son corps et notamment son visage, Michael Jackson lui a fait subir d'intenses déformations; au point que son image renvoie dans l'esprit de l'observateur un certain malaise, un sentiment bizarre le plaçant à la frontière du réel et du fantastique. Pour autant, l'ambiguïté du physique extraordinaire de Michael Jackson, à la limite de l'humain, a certainement contribué (en plus de ses performances artistiques) à susciter la fascination de son public et la naissance d'un mythe.»
    Carnets de Psychologie

    Quel avatar de la métamorphose découvrirez-vous la semaine prochaine ? L’ensemble Le Balcon jouera l’opéra La Métamorphose de Mickaël Levinas du 12 au 17 juin.

    Clémence Hérout


  • Le bon choix • Perspective




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  • L'Athénée ferme pour travaux • Coup de théâtre




    Combien de temps allez-vous fermer le théâtre ?

    Comment peut-on vous aider à réunir les financements nécessaires ?

    Est-ce que vous allez enfin rembourrer les fauteuils ?

    Que va devenir l’équipe ?

    Allez-vous continuer à programmer du théâtre et de la musique après les travaux ?

    Et pourquoi pas mettre les sièges en quinconce ?

     

    Les questions étaient nombreuses avant-hier à l’Athénée, où beaucoup d’entre vous étaient venus en savoir plus sur la campagne de travaux qui occupera le Théâtre la saison prochaine. La rencontre ayant duré plus de deux heures, voici un résumé :

    L’Athénée ferme le 31 juillet pour travaux. La réouverture est espérée pour le printemps 2016.

    Les murs du Théâtre appartiennent à un propriétaire privé qui a décidé de restaurer la façade, rendant ainsi l’activité habituelle impossible le temps de la rénovation. Il a donc été souhaité profiter de ce temps de fermeture pour conduire une campagne plus importante de travaux touchant la salle, le plateau et les espaces d’accueil (hall, escaliers, foyer).

    Le plateau sera renforcé pour faciliter les manipulations sur le gril et dans la cage de scène.
    La fosse d’orchestre sera réaménagée pour simplifier son (dé)montage et accroître le nombre de musiciens qu’elle peut accueillir -parce qu’actuellement, ils sont très très tassés... Quand ils arrivent à rentrer dedans.

    En salle, les fauteuils sont rembourrés et retapissés (je sens que beaucoup crient “HOURRAH” dans leur tête).
    La visibilité des derniers rangs du deuxième balcon sera améliorée.
    L’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite sera développée, mais également celle des personnes malentendantes : un système infrarouge permettra aux personnes appareillées de se connecter directement au circuit de diffusion du son du Théâtre et ainsi transformer leur confort auditif.
    Vous arrêterez de crever de chaud ou de mourir de froid (en fonction de la saison et de votre placement dans la salle), puisque le système de ventilation sera entièrement modifié.
    Les peintures des décors dans la salle seront nettoyées.

    Dans le hall, les escaliers et le foyer, les peintures seront rafraîchies et la sécurité sera renforcée en améliorant par exemple les garde-corps et les rampes.


    Le budget des travaux s’élève à 1,7 million d’euros, dont une grande partie est prise en charge par le Ministère de la Culture. La Ville de Paris n’a pas souhaité accorder son aide. Le Théâtre est en attente de la commission du Conseil Régional d’Île-de-France auprès de laquelle il a déposé un dossier.
    De nombreux mécènes privés se sont manifestés, en particulier des spectateurs du Théâtre qui souhaiteraient participer, mais le statut de l’Athénée ne permet malheureusement pas la défiscalisation des dons.

    Pendant les travaux, l’Athénée sera fermé et la grande majorité de l’équipe placée en mesure d’activité partielle (ou chômage technique). Certains salariés assureront cependant le suivi des travaux, l’Athénée ayant la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage.
    Il n’y aura pas de spectacles pendant cette période, car la programmation d’une saison hors les murs aurait nécessité la location d’autre(s) salle(s) et donc un budget supplémentaire que le Théâtre ne peut se permettre.

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les laisser en commentaire sur ce blog ou par mail à clemence(at)athenee-theatre.com -en remplaçant (at) par @. Je m'efforcerai d'y répondre avec l'aide de l'équipe du Théâtre.
    Ne répondez pas directement à ce mail, l’adresse qui vous envoie les billets tous les matins ne pouvant recevoir de messages.

    Bonne journée à tous !

    Clémence Hérout


  • Transformation imminente • La corde verte du lapin qui siffle




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  • Que m'est-il arrivé ? • Pleins feux




    « Lorsque Gregor Samsa s’éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en énorme cancrelat. Il était couché sur son dos, dur comme une carapace et, lorsqu’il levait un peu la tête, il découvrait un ventre brun, bombé, partagé par des indurations en forme d’arc, sur lequel la couverture avait de la peine à tenir et semblait à tout moment près de glisser. Ses nombreuses pattes pitoyablement minces quand on les comparait à l’ensemble de sa taille, papillotaient maladroitement devant ses yeux.
    “Que m’est-il arrivé ?” pensa-t-il. Ce n’était pas un rêve. Sa chambre, une chambre humaine ordinaire, tout au plus un peu exiguë, était toujours là entre les quatre cloisons qu’il connaissait bien. »


    Ainsi commence abruptement La Métamorphose, écrite en 1912 par Franz Kafka. Michaël Levinas, compositeur français né en 1949, a fait de la nouvelle un opéra qui sera joué à l’Athénée à la mi-juin.

    L’Athénée a l’habitude d’accueillir Kafka en musique : les plus fidèles d’entre vous se souviendront peut-être de l’opéra Dans la Colonie pénitentiaire il y a cinq ans (mon Dieu ! Le blog était déjà là ! Je n’en reviens pas moi-même) et Kafka-Fragmente il y a deux mois.

    De quoi est-il question dans La Métamorphose ? D’une histoire fantastique ? Des conventions bourgeoises ? De la famille ? Du rapport au corps ? Du désir ? De l’impossibilité avec communiquer avec les autres ? Vous pourrez vous faire une idée du 12 au 17 juin pour ce dernier spectacle de la saison, interprété par l’ensemble Le Balcon.

    Ce soir à 18h30, rendez-vous à l’Athénée pour tout savoir de la campagne de travaux qui occupera le Théâtre la saison prochaine !

    Clémence Hérout


    Franz Kafka, La Métamorphose, traduit de l’allemand par Claude David, Gallimard, 1989.


  • Les travaux en question • Coup de théâtre




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  • Fermeture pour travaux • Coup de théâtre




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    Ça bouge à l’Athénée !

    Les marteaux-piqueurs, les perceuses et les pioches seront bientôt là. Pour tout savoir sur la campagne de travaux qui occupera l’Athénée la saison prochaine, rendez-vous au Théâtre lundi à 18h30 !

    Clémence Hérout


  • Le JE en vaut la chandelle • Perspective




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  • Photo flemme • Pleins feux




    Samedi, pour la dernière de l’opéra Avenida de Los Incas 3518, j’étais parfaitement placée pour photographier l’orchestre sans bouger de ma place, à commencer par Alphonse et Andrei :

    Athénée Avenida Clemence Herout

    Athénée Avenida Los Incas Clémence Hérout

    Athénée Maxime Pascal Le Balcon Clémence HéroutCOUCOU MAXIME, JE TE VOIS

     

    Nous n’étions sans doute pas placés assez près en revanche pour le monsieur à côté de moi qui, non content d’avoir des jumelles de théâtre, a tenu à s’en servir avec ostentation avant de sombrer dans un profond sommeil après très exactement quarante-cinq secondes de musique (véridique)

    Athénée Avenida Los incas Clémence Hérout

    Quelques photos des saluts, mais c’est surtout pour le plaisir de voir les chanteurs Guilhem, Pablo ou Sidney avec un tee-shirt Batman, un costume d’ours ou des palmes, la chanteuse Camille littéralement soulevée par les applaudissements et le chef d’orchestre Maxime se croyant dans Scarface.

     

    Athénée Avenida Los incas saluts Clémence Hérout

    Athénée saluts Avenida Los incas Clémence Hérout



    Le prochain spectacle à l’Athénée sera encore et toujours l’oeuvre de l’ensemble du Balcon! Rendez-vous en juin pour La Métamorphose.

    Clémence Hérout


  • L'homme orchestre • Coulisses




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  • Je réfléchis à votre question depuis des jours • Coup de théâtre




    Comme je vous le disais mardi, l’opéra Avenida de Los Incas 3518 montre trois personnages qui pénètrent chez leurs voisins pour leur subtiliser des objets d’une grande valeur sentimentale.

    J’ai demandé à l’équipe de l’Athénée et à quelques proches quel était l’objet le plus important pour eux : après le premier épisode, voici la suite !


    “Ma montre.”

    “Un cochon belge en fonte avec des ailes”

    “Mon violon.”

    “Je crois que je ne suis actuellement attachée à aucun objet. Très tôt, j'ai déjà perdu, ou on m'a volé tout un tas d'objets. Je crois que ça m'a vaccinée. Plus jeune, je me souviens que j'étais un peu fétichiste, je croyais vraiment au "pouvoir des objets", comme des talismans, des porte-bonheur, des pouvoirs d'évocation de personnes absentes. Dans un registre plus prosaïque, je crois que je projetais aussi beaucoup dans certains vêtements, certains bijoux. Ils me donnaient de la prestance, de l'assurance, avec eux je me sentais différente, plus sûre de moi. Aujourd'hui plus du tout, j'ai abandonné presque sans m'en rendre compte les accessoires, le maquillage...
    Si jamais par hasard, je retombe sur un objet, un livre, une photo de mon passé, je suis heureusement surprise, touchée, je passe des heures à relire, toucher les pages, scruter les visages. Mais c'est du coup la perte qui crée le plaisir de la retrouvaille... J'ai essayé de convaincre ma mère de garder mes livres d'enfance, mais pas pour moi, plutôt pour pouvoir les donner et les faire lire à un futur hypothétique enfant.”

    “Mon ordinateur. J’ai toutes mes photos, mes documents, des anciens mails... Me le faire voler, c’est aussi voler mon intimité.”

    “Mon petit agenda Moleskine ! Si je le perds ou que je me fais voler mon sac, ce serait terrible de perdre ce carnet qui contient bien plus que mes rendez-vous… Mes petites notes, bonnes adresses, listes de choses à penser et à faire, évènements liés à ma fille, première marche, première dent, etc… J’en serais malade !”

    “Mon premier livre de jeu de rôles que j’ai eu à l’âge de treize ans. Il est vieux et les pages se détachent, mais on a tellement joué avec que je ne supporterais pas de le perdre.”

    Cela fait plusieurs jours que je réfléchis à votre question. J’ai fait le tour de chez moi en réfléchissant à ce que je détesterais perdre, mais il n’y a rien. À part mon chat, mais ce n’est pas pareil.”

    Mes CD. Même si je sais que je n’écoute plus certains d’entre eux, je refuse de m’en séparer, car c’est comme un historique de ma vie.”

    “Mon téléphone parce qu’il y a tout : photos, agendas, sms !”

    “Le peigne de mon grand-père que j’utilise pour peigner mes cheveux longs et épais”

    “Mon chapeau. Que je me suis effectivement fait voler, d’ailleurs.”

    “Une vieille guitare que m’a léguée mon père, il se l’était achetée avec les sous de son premier job d’été. Elle est estampillée “Made in Czechoslovakia”, ce qui fait d’elle un objet unique!”

    "Une vieille photo où ma maman est avec moi le jour de mes quinze ans"

    Mon doudou, Koc’koc”

     

    Et vous ?




    Merci à Alice, Cécilia, Christelle, Christine, Cloé, Élisabeth LC, Élisabeth P. Estelle, Florence, Garance, Géraldine, Hélène, Jean-Guillaume, Jérôme, Jonhattan, Julia, Julie, Laura, Laurane, Le Tone, Lucie, Mano, Marie-Annick, Marie-José, Matthieu T-D,  Matthieu V., Olivier, Patrice, Quentin.

    Au passage, j’invite toutes les personnes tentées de répondre “mon ordinateur” ou “mon téléphone” de faire des sauvegardes sur disque dur ou serveur.


    Retrouvez Avenida de Los Incas 3518 demain et samedi ! Ce soir, Le Balcon interprète le concert Avant la métamorphose.

    Bonne journée.


    Clémence Hérout


  • Encore ce soir • Pleins feux




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  • Foule sentimentale • Coup de théâtre




    Dans l’opéra Avenida de Los Incas 3518 qui commence ce soir à l’Athénée, trois personnages pénètrent chez leurs voisins pour leur subtiliser des objets d’une grande valeur sentimentale.

    J’ai demandé à l’équipe de l’Athénée et à quelques proches quel était l’objet le plus important pour eux, celui qu’ils détesteraient par-dessus tout qu’on leur vole.

    Il s’agit pour ma part d’un très beau réveil mécanique que ma grand-mère avait offert à mon grand-père avant de me le donner une fois son mari décédé, car elle avait remarqué que je l’aimais beaucoup. Mais je dois dire que je détesterais me faire voler quoique ce soit venant de ma grand-mère.

    Les réponses que j’ai reçues ont été si nombreuses que j’ai décidé d’en faire deux articles : que cela ne vous empêche pas de compléter des vôtres en commentaire!


    “Deux petits bristols écrits de la main de ma maman, qui n’est plus depuis treize ans, remplis de prénoms et de dates : ceux de ses petits-enfants par ordre de naissance avec la date respective.”

    “Mon couteau suisse.”

    “Un bracelet choisi et offert par mon père quelques mois avant son décès.”

    “Ma platine vinyle, qui était à mes parents.”

    “La chevalière de ma grand-mère, qui se transmet de génération en génération.”

    “Une petite boîte avec une rose fanée qui est la dernière rose que ma maman avait cueillie dans son jardin avant son décès.”

    “Ma clarinette

    “C’est affreux. Je me rends compte que je n’ai pas d’objet fétiche ni sentimental. Bon, je dirais quand même le vaisseau spatial fait par mon fils avec deux bouts de bois et mon rasoir Star 1912, le premier rasoir avec lequel je peux raser tous les deux jours efficacement et agréablement. Plus vieux que mon père, mais comme neuf, et très beau en plus.”

    “Ma veste en cuir.”

    “Le secrétaire Louis-Philippe dans le salon : j’ai toujours aimé ce meuble, je le tiens de mon père qui le tenait lui-même de son cousin. C’est un meuble de famille, qui n’a effectivement pas grande valeur financière...”

    “L’ordinateur avec toutes les photos.”

    “Tous les objets faits par les mains de mes filles.”

    Pas vraiment d’objet ayant une si grande importance dans ma vie! Que des souvenirs visuels ou sonores, des rires, des lieux, des gestes...”

    “La cave à vin (avec les vins dedans).”

    L’ours en peluche que ma mère a offert à mon fils. Il représente à la fois le souvenir de ma mère, le futur souvenir de mon fils, et un manque de petite fille car je n’ai jamais eu de nounours.”

    “L’album photo de ma naissance. Et mon violoncelle”.

    “Le collier que je me suis offert pour ma première fête des mères, avec un morceau du bracelet de naissance de ma fille enfermé dedans et un pendentif coccinelle que j’ai ajouté dessus.”


    Quels sont les objets qui comptent pour les personnages d’Avenida de Los Incas 3518 ? Réponse ce soir! Le Balcon l’interprètera à 19h, suivi de Lohengrin à 21h.

    Article (et remerciements) à suivre jeudi !


    Clémence Hérout


  • Demain, c'est bien • Coulisses




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  • A l'affiche le 19 MAI • Pleins feux




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  • Le sceau des petites solitudes • Perspective




    Mardi prochain, l’Athénée accueille un Lohengrin.

    Pas LE Lohengrin de Wagner qui dure quatre heures et nécessite soixante-dix musiciens, parce que je ne sais pas où on les mettrait, mais le Lohengrin de Salvatore Sciarrino, un compositeur italien né en 1947.

    D’une durée de 45 minutes, ce Lohengrin contemporain est inspiré d’une nouvelle de Jules Laforgue, poète français du 19e siècle, qui détourne ainsi l’une des légendes arthuriennes : Lohengrin est le fils de Perceval, l’un des chevaliers de la Table Ronde.

    Voici un extrait du texte où Elsa, vestale, est menacée de se faire brûler les yeux pour avoir prétendument eu une relation amoureuse avec un homme. Elle ne sera sauvée que si son amant se présente à la foule pour l’épouser.

    Comme vous le verrez, le lyrisme, l’ironie, la mélancolie et l’humour s’entremêlent délicieusement dans le style de Laforgue :


    « Le vicaire de Diane-Artémis se dresse, doriquement drapé, pâle comme la statue du Commandeur des Croyants.

    Elsa ! Elsa ! Elsa !” claironne-t-il par trois fois de son organe de parfait sectaire.

    La Vestale isolée au premier rang, la petite femme aux seins honteusement tenus cachés, s’avance sur l’estrade, tête basse, l’air positivement blessé.

    “Elsa, Vestale assermentée, gardienne des Mystères, des philtres, des formules et du froment des brioches nuptiales, qu’as-tu fait de la clef de ton répertoire ? Ah ! ah ! tes seins savent une autre caresse que celle si lointaine de la lune, ta chair est inoculée d’une autre science que le culte ; des mains profanes ont dénoué ta ceinture et brisé le sceau de tes petites solitudes ! Que répondrais-tu, par exemple ?”

    Elsa articule angéliquement : “Je crois être innocente. Ô méprises cruelles !” — (et tout bas : “Mon Dieu, que de cancans !”).

    Le Concile Blanc passa outre d’un même geste convenu.

    Et le confesseur d’Hécate, surgissant à son tour, déroule l’acte d’accusation.

    “Dans la nuit du... etc., etc.”

    (Rien que des soupçons en somme ; des soupçons bien terre-à-terre, il est vrai.)

    “... Le simple fait d’être soupçonnée publiquement rend impropre au culte. — Veuve Elsa, oubliez que vous fûtes Vestale. Oubliez, au plus terrible à jamais, les Mystères, les philtres, les formules et le levain des brioches ! Maintenant, veuve Elsa, contemplez une dernière fois la Déesse ; car, selon le rite, si, sur trois sommations, votre fiancé ne se présente pas pour vous assumer, on va brûler vos beaux yeux, en les attouchant, le plus délicatement possible, avec l’Aérolithe du Sacrilège descendu parmi nous à la première lune de l’Hégire et qui repose, vous le saviez fort bien, sur des langes, dans l’hypogée de la Déesse, tout au fond de la Basilique du Silence. — Peuple ! on va faire les trois sommations d’usage.”

    Et l’on vit bien qu’Elsa ne se donnait même pas la peine de lancer un clin d’œil au hasard de cette foule, d’où elle n’attendait donc nul Chevalier, c’est clair.
    »


    Pour découvrir ce texte en opéra monté par l’ensemble Le Balcon, c’est à l’Athénée à partir de la semaine prochaine !


    Clémence Hérout


  • Un Lundi de Schubert • Pleins feux




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  • Avenue des Incas • Pleins feux




    Que faites-vous samedi ?

    Parce que c’est Tous à l’Opéra!, vous pourrez assister gratuitement à une répétition de l’opéra actuellement en préparation à l’Athénée.

    Avenida de Los Incas 3518 : c’est le nom de l’opéra en question, mais aussi une adresse postale à Buenos Aires, en Argentine. Elle existe vraiment, c’est là (en zoomant de plus en plus) :

    Los Incas Buenos Aires

    Avenida de Los Incas 3518

    Avenida de Los incas 3518


    Grâce à Google Street, je peux même supposer que c’est l’immeuble de gauche, là :

    Avenida de Los incas 3518


    Dans l’opéra écrit et composé par Fernando Fiszbein, qui a trente-huit ans, trois des habitants de l’immeuble du 3518 de l’avenue des Incas ont trouvé le moyen de s’introduire chez leurs voisins en toute discrétion : ils leur chipent des objets de grande valeur sentimentale avant de les faire apparaître ou disparaître au gré de leurs envies de manipulation.

    Pour connaître la suite dans l’interprétation du Balcon, l’ensemble en résidence à l’Athénée, c’est en répétition ce samedi à partir de 14h30, ou en représentation à partir du 19 mai.
    Si vous allez voir tous les spectacles du Balcon dans le cadre du festival “Mai en Balcon”, pensez à l’abonnement à 32 € !

    Bon jeudi.


    Clémence Hérout


  • Abonnement indispensable • Perspective




    blogA

    blogB
     


  • Décalé • Coup de théâtre




    Retour il y a tout juste trois ans, en mai 2012. Alors que je publie quotidiennement sur ce blog depuis quatre saisons et qu’une nouvelle se profile, je propose à l’Athénée de créer un binôme pour publier en alternance avec un.e illustrateur/trice.

    Je n’ai pas d’idée précise en tête, mais Isabelle, secrétaire générale, pense rapidement à Tone : elle avait fait appel à lui pour réaliser la vidéo présentant la saison 2012-2013 avant de voir qu’il était aussi dessinateur.

    Comme je trouve que Le Tone ne parle pas assez de lui sur ce blog, voici quelques informations plus ou moins exclusives:

    Il ne veut pas qu'on connaisse son vrai prénom (même si moi, je le sais). Il a environ quarante ans et deux filles, et il habite à Paris. Il aime beaucoup tout ce qui permet de bouger et possède trop de trucs qui roulent pour que je puisse vous en dresser la liste avec certitude : je crois qu’il a une voiture, un scooter, un solex, un vélo, et ça ne m’étonnerait pas qu’il se déplace aussi en skate. Il aime bien raconter sa vie, il dessine sur les nappes quand on l’emmène au restaurant et il fume.
    Il ne vient pas souvent à l’Athénée mais, quand il est là, on ne peut qu’admirer son look à la fois élégant et décalé à base de chaussettes à motif apparentes et de noeuds papillon.

    “Décalé”, c’est souvent l’adjectif employé pour le décrire : musicien électronique, dessinateur, il a été rédacteur en chef d’un magazine consacré à la mobilité (voiture, moto, bateau....) et est depuis quelques mois le présentateur de la version française de l’émission Top Gear sur une chaîne de la TNT.
    Si, comme moi, vous n’avez ni télévision ni voiture, vous n’avez vraisemblablement jamais entendu parler de Top Gear, une émission diffusée en Grande-Bretagne depuis 1977 et considérée comme une institution, à tel point que je ne comprends pas comment j’ai pu ne jamais en entendre parler avant.
    Top Gear est un magazine automobile humoristique (bien que tout le monde n’ait pas l’air de s’accorder sur ce point) où il est question de voitures, mais à base de défis plus ou moins risqués, de courses et d’invités obligés de rouler en Renault Dacia -ce qui est particulièrement perfide quand on voit la tronche de la caisse.

    Dans les quelques photos de lui que Le Tone m’a envoyées pour l’article, ma préférée est celle-ci :

    Le Tone
    (c) Péka Devé



    Rendez-vous demain pour retrouver Le Tone en dessins !

    Clémence Hérout


  • Le blog en stand by • Coulisses




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  • Au bar avec Jacques • Entretien




    Jacques Osinski est le metteur en scène de Don Juan revient de guerre, qui se joue à l’Athénée jusqu’à demain. Je l’ai interviewé mercredi au bar du Théâtre, quelques heures avant la représentation.


    «—Don Juan est le seul personnage masculin dans la pièce, mais vous avez donné le rôle de la grand-mère et de la veuve à un homme, Jean-Claude Frissung...

    L’écriture stylisée de Horvàth permet ce genre de décalage. La distance ainsi créée permet d’assumer la méchanceté du personnage en s’en amusant, alors que l’interprétation du rôle par une femme âgée aurait favorisé une identification plus directe. J’ai envisagé de manière très désaffectée la confrontation finale entre Don Juan et la grand-mère, que tout le monde attend, pour éviter de verser dans le pathos.
    Faire interpréter le rôle par un homme évoque également la figure du Commandeur, ce personnage qui, dans d’autres oeuvres sur Don Juan, surgit d’outre-tombe pour le punir. Que Jean-Claude joue le rôle de la veuve va dans le même sens : la veuve est comme un spectre qui l’avertit du châtiment à venir.


    – Dans la scénographie conçue par Christophe Ouvrard, toutes les scènes sont jouées sans décor à l’avant du plateau, devant les deux seules pièces matérialisées de manière précise : il s’agit de la chambre louée par Don Juan une fois qu’il se retrouve en ville et de la chambre d’une prostituée rencontrée au début de la pièce, qui fait ensuite office de cimetière. Pourquoi avoir mis ces deux lieux particulièrement en avant ?

    La chambre louée par Don Juan et où se déroulent la plupart des scènes avec la famille habitant la maison s’est imposée comme une évidence. Le reste du décor s’est ensuite construit petit à petit autour de la scène avec la prostituée [dont j’ai publié des extraits sur le blog ici, NDLR], qui est plus longue que les autres et où Don Juan se révèle davantage. Cette chambre figure ensuite le cimetière où Don Juan se recueille –non pas devant une stèle, mais devant un vrai corps de femme inanimée couchée sur le lit et où la neige tombe en intérieur. Le parcours se termine dans cette chambre, avec une interaction entre l’intérieur et l’extérieur et l’idée que la neige tomberait dans un appartement bombardé pendant la guerre.
    L’espace restant devant ces deux pièces peut s’apparenter au devant d’une scène de théâtre : le cadre de l’Athénée, en ajoutant un cadre dans le cadre, architecture d’ailleurs l’espace de manière différente et fait beaucoup écho à la pièce, où figurent de nombreuses références au théâtre, avec quelques scènes de théâtre dans le théâtre (théâtre aux armées, scène à l’opéra...).


    – Le personnage de Don Juan créé par Horvàth est très différent des autres Don Juan...

    C’est un Don Juan complètement cassé, qui est autant défini par son nom de “Don Juan” que par “revient de guerre”. Horvàth s’amuse avec le mythe : Don Juan devient le réceptacle du fantasme féminin, mais parce qu’il est seul homme présent -tous les autres sont morts. Il relève alors moins de la séduction que de la révélation du désir féminin : c’est une surface de projection, une figure en creux. Les femmes sont colorées, vives, au premier plan, là où Don Juan joue davantage sur le mode mineur, et s’inscrit plus dans la réception et l’ambiguïté du non-dit. Les femmes parlent et il ne dit presque rien. La guerre a en outre amené une perception différente du monde : Don Juan est le seul qui a vécu la guerre au front, et il ne peut pas en parler. Le silence est un versant possible de l’expression du traumatisme.


    – D’après vous, pourquoi Horvàth est-il si peu connu ?

    – Horvàth est un peu l’anti-Brecht : son écriture est diffuse, ambiguë, très loin du manichéisme. De plus, il est mort assez jeune alors qu’il s’apprêtait à travailler pour le cinéma à Hollywood : peut-être alors qu’il serait devenu très célèbre... De nombreux auteurs contemporains de langue allemande se réclament de lui aujourd’hui : sa stylisation du langage, son épure, ses silences, son absence de didactisme, son évocation des  pulsions cachées ou sa vision très moderne des rapports entre hommes et femmes le rendent très actuels.»


    Don Juan revient de guerre se joue encore ce soir et demain : dépêchez-vous ! Le blog prend ensuite quelques jours de vacances.


    Clémence Hérout


  • Ce Don Juan alors ... • Coulisses




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  • Don Juan libère les femmes • Perspective




    Don Juan libèrerait les femmes : à contre-courant des interprétations habituelles, j’ai trouvé un texte d’Otto Rank, psychologue et psychanalyste autrichien, qui considère Don Juan comme un instrument d’émancipation féminine.

    Son essai a été publié en 1932, quatre ans avant Don Juan revient de guerre, mais en voici deux extraits qui résonnent avec la pièce d’Ödön von Horvàth :

    «[La femme] n’a plus de raisons de se laisser imposer un homme qui devait la féconder en premier au nom d’une croyance qui autrefois avait des avantages pour le mari, son possesseur véritable. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, nous sommes obligés de voir dans le sujet du Don Juan le premier essai par lequel la femme cherche à s’émanciper de la domination qu’exerce sur elle l’homme par la superstition sexuelle.
    [...]

    Don Juan est aussi dans un certain sens le véritable émancipateur de la femme. Il libère la jeune fille des chaînes dans lesquelles la religion et la morale créées pour l’avantage de l’homme, l’ont emprisonnée, par le fait qu’il ne veut pas mettre sur elle son emprise définitive, mais seulement en faire une femme [...].
    Mais il n’est pas un libérateur héroïque dans le sens de ce héros de légende qui sauve la vierge enfermée par un monstre pour la garder ensuite constamment pour lui-même. Il est plutôt un instrument sans volonté. »

    Don Juan, une étude sur le double, Otto Rank, Denoël, 1932.

    Don Juan revient de guerre d’Ödön von Horvàth se joue jusqu’à samedi à l’Athénée dans une mise en scène de Jacques Osinski!


    Clémence Hérout


  • Don Juan revient toujours ? • Pleins feux




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  • Tu es mort ? • Pleins feux




    Dans Don Juan revient de guerre, Don revient de la guerre (jusque là, pas de surprise) complètement changé et prêt à tout pour retrouver sa fiancée. Arrivé dans une ville où la gare a été bombardée, il est obligé de passer la nuit chez une prostituée, pudiquement appelée “fille légère”, l’hôtel ayant été réquisitionné par l’armée. Voici la scène où Don Juan arrive chez elle après l’avoir rencontrée dans la rue :


    « Don Juan entre avec la seconde fille légère.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (allumant) Voici mon palais.

    DON JUAN Je dormirai sur le canapé.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Le lit aussi est à ta disposition...

    DON JUAN Merci. (Regardant derrière lui comme s’il était poursuivi. S’asseyant) Ouvre la fenêtre, s’il te plaît.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Pour qu’il fasse encore plus froid ?

    DON JUAN Moi, j’ai très chaud.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Tu as de la fièvre ? Tu te sens fatigué ?

    DON JUAN Oui.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (montrant son cœur) Ça lance, là-dedans ?

    DON JUAN Oui.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Allez, viens te mettre au lit, je te couvrirai.

    DON JUAN (se levant) Non, il ne faut pas que je tombe malade... (il marche)

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (mi-vexée, mi-ironique) Tu as encore de grands projets ?

    DON JUAN Question de point de vue. (un silence)

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Tu es marié ?

    DON JUAN (souriant doucement) Presque.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Fiancé alors ?

    DON JUAN Je suis fidèle.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Depuis quand ?

    DON JUAN Depuis la guerre... (Souriant doucement)

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (le dévisageant) Dommage.

    DON JUAN Tais-toi ! (Écoutant) Quelqu’un vient d’appeler mon nom, là... (Il regarde en haut)

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Comment t’appelles-tu ?

    DON JUAN (négligeant la question) Qui est-ce qui habite au-dessus ?

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Au-dessus il n’y a rien que le toit, c’est tout.

    DON JUAN C’est vrai ?

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Oui. (Don Juan s’assoit sur le canapé. Assise sur le lit, le contemplant) Tu as fait la guerre pendant longtemps ?

    DON JUAN Aussi longtemps qu’elle a duré.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE À l’Est aussi ?

    DON JUAN Partout. (Se levant à nouveau) [...] Je ne suis pas malade, mais je me sens affreusement mal...

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Vaut mieux te coucher.

    DON JUAN Non. (Marchant de long en large) As-tu du papier à lettres ?

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (interloquée) Pourquoi faire ?

    DON JUAN J’aimerais écrire une lettre...

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (avec un ricanement) À ta fiancée ?

    DON JUAN Oui. Je suis peut-être malade, et alors ça prendra du temps... (Il porte la main à son cœur. S’asseyant à nouveau sur le canapé) En fait, je voulais lui faire la surprise.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas vus ?

    DON JUAN Toute la guerre.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (avec ironie) Et elle t’est restée fidèle ?

    DON JUAN (reste interdit. Puis, avec fermeté) Oui.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (avec ironie) Elle t’a écrit chaque jour ?

    DON JUAN Non, jamais. Et elle avait raison. C’est de ma faute, si nous nous sommes séparés... Mais elle m’attend.

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Tu as l’air bien sûr...

    DON JUAN Je le sais. (il s’allonge. Un silence)

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Je n’ai encore jamais rencontré un gars comme toi. Les vrais hommes, je n’en connais peut-être même pas, parce que les vrais étaient tous à la guerre quand j’ai commencé.

    DON JUAN Quand ça ?

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE Ça, j’ai oublié... Tout ce dont je me rappelle, c’est qu’il pleuvait. Tiens, voilà ton papier à lettre...

    DON JUAN (Faiblement) Merci. (Un silence)

    LA SECONDE FILLE LÉGÈRE (Baillant et se déshabillant machinalement) Les hommes, au fond, ils ne méritent pas les femmes... Mon Dieu, qu’est-ce que vous êtes tous, comparés à mon père ! Rien. On devrait vous jeter. (Don Juan a perdu connaissance) Qu’est-ce qui t’arrive ? (Elle se penche vers lui, l’observant) Tu es mort ? »


    Pour savoir la suite, rendez-vous à l’Athénée jusqu’à samedi !

    Clémence Hérout


    Don Juan revient de guerre, Ödön von Horvàth, traduction Henri Christophe, éditions L’Arche.


  • C'est pas drôle • D'hier à aujourd'hui




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  • L'accident stupide • Pleins feux




    Le Tone vous racontait hier qu’Ödön von Horvàth, l’auteur de Don Juan revient de guerre, était mort d’un accident stupide à Paris. Effectivement, il n’y a pas d’autre mot.

    Petit retour en arrière : né dans l’empire austro-hongrois en 1901 (dans l'actuelle Croatie), Horvàth avait du sang hongrois, croate, tchèque et allemand et restera toute sa vie un heimatlos, sans patrie.

    Observateur consterné de la montée du nazisme, il se dit anticapitaliste tout en refusant les pensées toutes faites, ce qui le rend suspect tant aux yeux de l’Église qu’à ceux des partis politiques.
    La dramaturgie de Horvàth n’en est pas moins bien plus virulente que beaucoup d’œuvres dites engagées : l’extrême modernité de ses écrits se reconnaît ainsi dans le traitement de l’histoire dans sa quotidienneté, l’intégration subtile de la psychanalyse, l’utilisation d’une langue épurée et la mise au jour de la condition féminine.

    Profondément humaniste, son théâtre stylisé est aussi largement teinté de cynisme et d’ironie. Il ne présente jamais de héros positif et montre souvent les femmes prises dans l’engrenage d’une société faite par l’homme et pour l’homme. Étrangement, cela n’empêche pas les pièces de Horvàth d’être empreintes de beaucoup d’humour.

    Violemment opposé à Hitler, persécuté par les nazis qui bloquent le versement de ses droits d’auteur et brûlent ses libres, il s’exile dès 1933 et erre dans toute l’Europe.
    C’est là qu’arrive l’accident stupide : suivant les conseils d’une gitane chiromancienne qui lui prédit qu’un événement décisif l’attend à Paris, il s’y rend le 28 mai 1938 pour être tué trois jours plus tard par la chute d’un grand marronnier sur les Champs-Élysées. Il avait trente-sept ans.

    Il reste encore peu connu en France alors qu'il a pour moi beaucoup de similtudes avec Tchekhov. Parmi ses nombreuses pièces, on peut citer les Légendes de la forêt viennoise, Le Belvédère, Foi amour espérance ou encore Casimir et Caroline. Il a reçu le Prix Kleist en 1931.

    J’aime bien sa tête :

    Odon von Horvath

    Et cette citation des Légendes de la forêt viennoise : “Rien ne donne autant la sensation de l’infinitude que la bêtise”.

    Son Don Juan revient de guerre mis en scène par Jacques Osinski se joue à l’Athénée jusqu’au 18 avril.

    Clémence Hérout


  • Portrait d'Odon • Pleins feux




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  • Don Juan et ses drôles de d(r)ames • Pleins feux




    Je vous parlais l’autre jour de mon trajet vers la salle de l’Athénée, où allait commencer un filage de Don Juan revient de guerre. Voici aujourd’hui quelques photos de la dite répétition :

    Alice Le Strat et Noémie Develay-Ressiguier

     

    Delphine Hecquet

     

    Alice Le Strat et Jean-Claude Frissung

     

    Agathe Le Bourdonnec

     

    Alice Le Strat

     

    Alexandre Steiger

     

    Alice Le Strat

     

    Noémie Develay-Ressiguier

     

    Delphine Hecquet

     

    Agathe Le Bourdonnec

     

    Delphine Hecquet

     

    Caroline Chaniolleau

     


    Don Juan revient de guerre d’Ödön von Horvàth mis en scène par Jacques Osinski avec Caroline Chaniolleau, Noémie Develay-Ressiguier, Jean-Claude Frissung, Delphine Hecquet, Agathe Le Bourdonnec, Alice Le Strat, Alexandre Steiger se joue jusqu’au 18 avril.


    Clémence Hérout


  • La 4eme dimension • Coulisses




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  • Croisés en chemin • Coulisses




    Lorsque je suis passée à l’Athénée hier, plein de gens s’affairaient pour la première répétition de Don Juan revient de guerre : surtout des femmes d’ailleurs, puisque outre les trente-cinq rôles féminins de la pièce, j’ai vu une créatrice des lumières, une régisseuse son, une créatrice des costumes, une habilleuse et une administratrice.

    Mais comme vous savez depuis vos cours de philo de terminale que la frustration entretient le désir, je ne vous montre que les à-côtés : cinq minutes avant le début du filage, sur le chemin des bureaux à la salle où j’allais m’assoir, j’ai croisé

    un portant de costumes,



    énormément de valises,



    des tissus au sol



    et une partie du décor.



    Pour reconstituer le tout, il faut venir à la première ce soir ! Don Juan revient de guerre d’Ödön von Horvàth mis en scène par Jacques Osinski avec Caroline Chaniolleau, Noémie Develay-Ressiguier, Jean-Claude Frissung, Delphine Hecquet, Agathe Le Bourdonnec, Alice Le Strat, Alexandre Steiger se joue du 2 au 18 avril.

    Clémence Hérout


  • Don Juan revient vraiment ? • Pleins feux




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  • Le festin de neige • Pleins feux




    Oubliez Molière, Mozart et Michel Piccoli : le Don Juan revient de guerre d’Ödön von Horvàth est un Don Juan déglingué et dépouillé qui plaît aux femmes contre son gré.

    Ironie : c’est sans doute le premier mot qui vient à la lecture du texte. Ironie de la déconstruction d’un héros mythique, de l’Allemagne des années 1920 où se situe l’action, d’une écriture tragique et drôle en même temps, d’un homme subissant son pouvoir de séduction.

    Si Horvàth garde quelques attributs du Don Juan traditionnel, comme le jeu de masque, la fuite ou le châtiment final, il décale soigneusement le mythe vers quelque chose d’à la fois dérisoire et inquiétant. Don Juan est toujours jeune et séduisant, mais il a été fêlé par la guerre de 1914 : touché par l’amour au fond des tranchées, il revient du combat pour chercher sa fiancée.
    Essayant de reconstituer son grand amour dans les femmes qu’il croise (l’une a sa bouche, l’autre sa voix), il plaît sans le vouloir et ne prétend jamais être amoureux : persuadé que sa fiancée l’attend, il ne sait pas que, comme toujours chez Don Juan, c’est la mort personnifiée par un drôle de Commandeur qui lui a donné rendez-vous sous la neige. Amoureux, le Don Juan d’Horvath ? Oui, mais d’un souvenir dont il ne saura se détacher et qui le mènera à la mort.

    Car on peut aussi voir ce Don Juan comme une parabole sur l’Allemagne de l’entre-deux-guerres qui, nostalgique d’un passé perdu, se précipitera encore une fois vers sa chute. C’est la famine, le marché noir, l’inflation : symbole d’un ancien monde en dégénérescence, Don Juan garde la (belle) face tout en se décrépissant de l’intérieur avant de finir littéralement enneigé dans un cimetière.

    S’apparentant à la tragédie dans sa structure tout en maniant subtilement l’ironie et le sarcasme, le pièce offre également de beaux rôles de femmes (trente-cinq !) dont beaucoup sont très forts malgré leur brièveté. Don Juan est ainsi le seul homme face à une grand-mère, une femme de professeur et ses deux dissemblables filles, un couple de lesbiennes, une prostituée, deux soubrettes, une veuve, une commerçante profitant du marché noir, deux jeunes villageoises, une religieuse...

    Pour voir le Don Juan revient de guerre d’Ödön von Horvàth monté par Jacques Osinski avec Caroline Chaniolleau, Noémie Develay-Ressiguier, Jean-Claude Frissung, Delphine Hecquet, Agathe Le Bourdonnec, Alice Le Strat, Alexandre Steiger, c’est à partir de jeudi !

    Clémence Hérout


  • Les Bonnes Chansons du Balcon • Coulisses




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  • Jeu de piste • Pleins feux




    Quatre ans après la création mondiale de Sueño de una nota de Pedro Garcia-Velasquez (né en 1984) l’ensemble Le Balcon crée à nouveau des chants de ce même compositeur : pour vous donner une idée, disons qu’il ne s’agira pas d’un concert habituel.
    Laissez le son franchir la barrière de la scène pour vous laisser porter vers le rêve, et ne restez pas au seuil d’une expérience qui s’annonce inédite : le Théâtre se transformera en effet en décor d’une performance acoustique où joueront une chanteuse soprano et un orchestre de chambre sonorisé et électronique.

    Avec la partie II composée par Gérard Grisey dont je vous parlais hier, je ne sais pas si l’ambiance sera à la fête. Elle devrait cependant rester dans votre mémoire, au moins pour le talent de la jeune soprano Julie Fuchs dont le cv est loin d’être vide.

    Le Balcon ne joue que deux fois Théâtre acoustique II, fête dans le vide de Pedro Garcia-Velasquez et Quatre Chants pour franchir le seuil de Gérard Grisey : dépêchez-vous, vous n’avez que ce soir et demain !


    Clémence Hérout


  • Attention cocktail détonnant • Pleins feux




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  • Le concert qui tue • Perspective




    J’imagine que vous n’avez pas oublié Le Balcon, l’ensemble en résidence à l’Athénée depuis 2013. Ils seront là vendredi et samedi avec un concert pour orchestre et soprano d’oeuvres du 20e siècle.

    Les Quatre Chants pour franchir le seuil ont été composés en 1998 par le français Gérard Grisey, qui les a conçus comme “une méditation musicale sur la mort en quatre volets : la mort de l’ange, la mort de la civilisation, la mort de la voix et la mort de l’humanité.”

    Les textes de ces quatre chants sont tirés de sources différentes : La Mort de l’ange vient des Heures de la nuit du poète français Christian Gabriel/le Guez-Ricord (décédé en 1988). Les paroles de la Mort de la civilisation proviennent de hiéroglyphes figurant sur les parois de sarcophages et bandelettes de momies de l’Égypte du Moyen Empire. Le dernier, La Mort de l’humanité, a été composé sur le récit du déluge dans l’Épopée de Gilgamesh.

    La Mort de la voix, qui est placé en troisième, a été écrit sur des vers d’Érinna. On ne sait quasiment rien d’Érinna de Télos (ou Ténos), à part qu’elle aurait vécu en Grèce au 4e siècle avant J.-C. et qu’elle serait morte à dix-neuf ans. Son contemporain Asclépiade de Samos écrit ainsi d’elle :

    D'Érinna, voici les oeuvres, douces à lire. Le livre n'est pas gros,
    c'est celui d'une jeune fille de dix-neuf ans,
    mais il a plus de force que beaucoup d'autres. Si Hadès
    vers elle n'était pas si vite venu, qui possèderait un nom plus illustre ?


    Il ne nous reste que quelques fragments de l’oeuvre déjà brève de la jeune Érinna. Les voici dans la traduction d’Yves Battistini:

    Pilote, poisson aux matelots faisant escorte pour naviguer bonne navigation,
    puisses-tu escorter depuis la poupe mon amie qui me charme !”
     
    “À la parole douce, femmes aux cheveux blancs, vieillesse en fleurs pour les mortels...”
     
    “D’ici jusqu’au pays d'Hadès le vain écho passe le fleuve,
    silence chez les morts, ténèbre s'empare des deux yeux.”


    Les textes d’Érinna (et des autres !) seront chantés par Julie Fuchs, que vous connaissez déjà puisqu’en plus d’avoir obtenu deux Victoires de la musique et s’être produite à plusieurs reprises à l’Athénée, elle a remporté le convoité strapontin d’or, trophée remis par l’équipe de l’Athénée à la personne “la plus” (non, il ne manque aucun mot).

    Le concert se donnera deux fois, vendredi et samedi.

    Bonne journée !


    Clémence Hérout


  • Le Balcon revient • Pleins feux




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  • La France a peur • Perspective




    À l’heure où je vous parle, de dangereux intellectuels occupent la salle Christian-Bérard de l’Athénée. Choisissant délibérément de se mettre au ban de la société, il se privent de Motus sur France 2, de Touche pas à mon poste sur Direct 8, des offres exclusives chez Étam Lingerie et de la lecture du dernier Guillaume Musso pour parler ensemble d’un type qui n’a même pas été franchisé.

    Directeur de théâtre, comédien, metteur en scène, professeur, régisseur, décorateur, éclairagiste et écrivain, l’homme a en outre suivi un plan de carrière pour le moins chaotique et possède un CV invendable auprès des cabinets de recrutement. Si ses défenseurs prétendent qu’il était un artisan doublé d’un incroyable penseur, nos services regrettent son incapacité à choisir entre la théorie et la pratique.

    Notons par ailleurs que le candidat, qui a été vendu comme disposant d’une “bonne présentation”, semble ignorer la tendance : il lui est conseillé de rajeunir son apparence en optant par exemple pour des injections de collagène, des pantalons larges et une expression orale plus relâchée.

    Contre toute attente, l’homme semble cependant fédérer un grand nombre d’admirateurs de tous âges, qui parviennent même à s’adjoindre le partenariat d’illustres institutions comme l’INA, la BNF, le CNRS, Radio France ou de prestigieuses universités. Aujourd’hui, le théâtre qui porte son nom (quelle idée !) accueille même un colloque qui lui est consacré et s’intitule “Louis Jouvet : artisan de la scène, penseur du théâtre”.
    La funeste réunion continuera demain à la BNF et après-demain à la Maison de la Radio.

    Si, pour une raison ou une autre, vous vous identifiez à ces effrayants marginaux, sachez que le programme complet est disponible ici et que l’entrée est libre.

    Bonne journée quand même.

    Clémence Hérout


  • Ce soir à 19H • Entretien




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  • Noir et blanc • Coulisses




    C’est la première de Kafka-Fragmente ce soir, une oeuvre pour violon et voix composée par le Hongrois Gyorgy Kurtag sur des textes de Kafka.

    Je le découvrirai en même temps que vous, car il n’y avait personne sur le beau décor géométrique conçu par Klaus Grünberg lorsque je suis passée hier :

    Athénée Kafka Fragmente Clémence Hérout

    Athénée Kafka Fragmente Clémence Hérout

    Athénée Kafka Fragmente Clemence Herout

    Athénée Kafka Fragmente Clémence Hérout

    Athénée Kafka Fragmente Clémence Hérout

    Kafka-Fragmente  se joue jusqu’à dimanche, ne tardez pas !

    Clémence Hérout


  • La bonne formule fragmentaire • Pleins feux




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  • Face de lustre • Coulisses




    Not I / Footfalls / Rockaby s’est terminé ce week-end, signant le départ de son équipe anglophone, joyeuse et archipolie –j’adore qu’on me dise “you are very welcome” avec l’accent irlandais alors que j’ai dérangé tout le monde avec mes questions pendant vingt minutes.

    En cadeau bonus, une vue à travers le visage sans face de Not I (si vous n’avez pas suivi, vous pouvez vous rattraper ici)

    Not I Footfalls Rockaby Athénée Théâtre Paris Clémence Hérout Louis Jouvet lustre Beckett

    L’Athénée accueillera Kafka-fragmente à partir de jeudi !

    Bonne semaine.


    Clémence Hérout


  • Milles et une pièces • Perspective




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  • Révélations exclusives pour toi, lecteur • Coulisses




    (ATTENTION SPOILER ! Si vous n’avez pas encore vu Not I / Footfalls / Rockaby, je vous conseille de ne pas lire ce qui va suivre pour préserver la surprise. Gardez-vous l’article sous le coude pour après la représentation)

    Dans le premier des trois monologues de Beckett actuellement joués à l’Athénée, on ne voit qu’une bouche, qui a l’air de se déplacer dans les airs. Ce n’est pas une vidéo, et rien d’autre de sa propriétaire, Lisa Dwan, n’apparaît. C’est très perturbant.

    Lisa Dwan et sa régisseuse, Siobhan, ont pris le temps de me montrer le dispositif hier soir :

    La scène de l’Athénée est entièrement transformée en boîte noire. D’ailleurs, comme vous le verrez en arrivant, les portes menant à la salle ont été recouvertes de tissu noir pour éviter les fuites de lumière. En travers de la scène, un panneau noir laisse apparaître une ouverture en forme de visage :

    Athénée Not I Footfalls Rockaby Clémence Hérout

    Lisa Dwan, après s’être entièrement recouvert la tête de noir (ici avec l’aide de Siobhan),

    Athénée Not I Footfalls Rockaby Clémence Hérout

    se place dans l’ouverture. De loin, ça donne ça (mais si, on voit le visage de Lisa Dwan là, dans le fond)

    Athénée Not I Footfalls Rockaby Clémence Hérout

    Et de plus près, on voit ça (sachant qu’aux représentations, Lisa porte également un dernier masque autour de la bouche et du nez) :

    Athénée Not I Footfalls Rockaby Clémence Hérout

    Pour éviter de bouger, ce qui gâcherait le travail très fin réalisé sur la lumière réglée pour éclairer uniquement sa bouche, Lisa est également bloquée par des rambardes fixées sur l’arrière du panneau dans lesquelles elle a passé ses bras. Voici un plan de coupe :

    Athénée Not I Footfalls Rockaby Clémence Hérout
    Siobhan reste à côté d’elle tout le temps de la représentation pour l’aider à se placer et suivre le texte, qui relève davantage de la partition musicale que d’une pièce de théâtre :

    Athénée Not I Footfalls Rockaby Clémence Hérout
    Détail assez rare pour être signalé et remercié : c’est Lisa elle-même qui a spontanément proposé de m’expliquer tout le dispositif pour le montrer aux lecteurs du blog, et elle et Siobhan m’ont consacré beaucoup de temps alors que la représentation allait commencer sous peu.

    Si vous voulez voir la bouche de Lisa (et davantage dans les monologues suivants), il vous reste peu d’occasions : ce soir, demain et dimanche. C’est en anglais non-surtitré, mais le spectacle reste une expérience à vivre, même si vous êtes une quiche en langues étrangères.

    Bon week-end !

    Clémence Hérout


  • Ah Lisa ... • Entretien




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  • Billet à brac • Pleins feux




    Ce soir, c’est la première de Not I/Footfalls/Rockaby interprété par Lisa Dwan.

    Quelques informations en vrac :

    Ce sont trois monologues de Beckett joués à la suite : Not I (Pas moi), Footfalls (le bruit du pied rencontrant le sol quand on marche) et Rockaby (du nom d’une berceuse traditionnelle où un berceau tombe d’un arbre).

    Dans Not I, on ne voit qu’une bouche. Dans Footfalls, l’ombre d’une femme faisant les cent pas devant la chambre de sa mère mourante. Dans Rockaby, une femme assise racontant ses souvenirs.

    Stunning. Moving. Chilling.” (Stupéfiant. Émouvant. Saisissant) C’est ce qu’en a dit le journal Daily Telegraph.
    The Times, lui, écrit que “It’s like nothing else in theater” (cela ne ressemble à rien d’autre en théâtre)

    Billie Whitelaw, l’actrice qui a créé Not I, a déclaré en 1977 : "Je ne jouerai plus jamais ce rôle, je ne peux pas, si je le fais, je perdrai la raison".

    Le costume de l’actrice Lisa Dwan dans Rockaby est une authentique robe datant de l’époque victorienne.

    D’ailleurs, la perruque qu’elle porte est elle aussi en vrais cheveux, ce qui complique certains passages à la douane pendant la tournée –car il y a apparemment des gens qui font du trafic de cheveux.

    En voici quelques photos prises par John Haynes :



    Le spectacle ne se joue que de ce soir à dimanche à l’Athénée après une tournée dans le monde entier : dépêchez-vous !

    Clémence Hérout - Merci à Julia Z.


  • La vie est dure parfois... • Coulisses




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  • L'Athénée, vingt ans après • D'hier à aujourd'hui




    En 1996, toute l’équipe de l’Athénée pose sur le balcon du Théâtre devant l’objectif du photographe Fabien Calcavechia.

    Equipe Athénée 1997 Fabien Calcavechia

    (c) Fabien Calcavechia


    Acrobatique et joyeuse, la photo est utilisée pour la carte de voeux de 1997.

    Nous avons reproduit cette photo avec les membres restants de l’équipe. Dix-neuf ans plus tard, ils sont encore cinq : Janie, chargée d’accueil ; Dominique, directeur technique ; Patrice, directeur ; Marie-Noëlle, régisseuse générale ; et Jean-Noël, régisseur général.

    Athénée Balcon équipe 2015 Clémence Hérout

    (c) Clémence Hérout


    J’espère que vous aussi, vous êtes encore là :-)

    Bonne semaine !

    Clémence Hérout



  • Le Cirque, il n'y en a plus que 2 • Perspective




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  • Quand notre coeur fait boum • Coulisses




    Hier, vous n’êtes pas venu à la première de Circo Equestre Sgueglia mis en scène par Alfredo Arias.

    Outre le spectacle évidemment, vous avez raté :

    Des costumes à paillettes. Et à tête de tigre. Et à boutons dorés.

    Athénée Circo Equestre

    Ce monsieur charmant dans le hall

    Athénée Circo Equestre Clémence Hérout

    Un rideau de scène inhabituel

    Circo Equestre Athénée Clémence Hérout

    Julia et Léa distribuant des nez rouges à l’entrée.

    Et des spectateurs les portant avec beaucoup de classe :

    Circo Equestre Clémence Hérout Athénée

    Un hall encore bondé de gens se battant pour des billets à l’heure où le spectacle devrait commencer

    Toute la salle chantant “joyeux anniversaire” pour Alfredo Arias

    Des musiciens en costume à carreaux

    Un chanteur italien chantant du Charles Trénet

    Vous pouvez vous rattraper en venant cette semaine : vous avez jusqu’à dimanche. Mais je ne peux pas vous garantir que votre idole sera dans la salle.

    Clémence Hérout


  • SUR la PISTE ce soir • Pleins feux




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  • Le voir en peinture • Pleins feux




    Cette semaine, l’Athénée accueille le spectacle Circo Equestre Sgueglia.

    Quand on me dit “cirque”, je ne peux pas m’empêcher de voir ça :
    Cirque Pinder

    Mais à la réflexion, je pense aussi à cette écuyère :

    Ecuyere Georges Seurat

    Georges Seurat

    Ou à ces Arlequin :

    Picasso

    Pablo Picasso

     

    Picasso

    Pablo Picasso


    D’autres penseront peut-être à cette funambule :

    Funambule Jean-Louis Forain

    Jean-Louis Forain


    Ou à ce cavalier noir :

    Cavalier Cirque Kirchner

    Ernst Ludwig Kirchner


    Ou encore à cette autre écuyère, moins connue :

    Ecuyere Raoul Dufy Cirque

    Raoul Dufy


    Car, décidément, les écuyères sont très populaires en peinture :

    Ecuyere Toulouse-Lautrec

    Henri de Toulouse-Lautrec


    Mes préférés sont de Marc Chagall, qui a beaucoup peint le cirque :

    Acrobate Chagall

    Marc Chagall

     

    Cirque Chagall

    Marc Chagall

     

    Cavalier Cirque Marc Chagall

    Marc Chagall

     

    Jongleur de Paris Marc Chagall

    Marc Chagall

     

    Cirque Marc Chagall

     

    N'hésitez pas à indiquer d'autres tableaux (il y en a beaucoup). Et pour voir comment le metteur Alfredo Arias représente le cirque, c’est à partir de demain à l'Athénée !

    Bon mardi.

    Clémence Hérout


  • Circo equestre sgueglia (part 2.) • Pleins feux




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  • Les bas-fonds • D'hier à aujourd'hui




    Louis Jouvet Les Bas-Fonds

    J’adore cette photo de Louis Jouvet. Si je l’avais trouvée en meilleure qualité, je l’aurais déjà encadrée dans mon bureau.

    Elle est pourtant rarement utilisée : si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce qu’elle sert de couverture au programme d’un colloque international sur Louis Jouvet, qui commencera à l’Athénée le 23 mars (puis à la Bibliothèque Nationale de France le 24 et à la Maison de la radio le 25 - le programme est ).

    La photo est extraite du film Les Bas-Fonds, réalisé par Jean Renoir en 1936. Adapté d’un roman de Maxime Gorki, le film raconte l’histoire d’un baron ruiné, interprété par Louis Jouvet, qui se lie d’amitié avec son cambrioleur, joué par Jean Gabin. Le baron ruiné n’attendant que la saisie de ses meubles, il s’installe avec son nouvel ami dans une sorte de foyer social où il rencontrera d’autres personnages au sort peu envieux.

    Jean Renoir a pris de grandes libertés par rapport à Gorki, tant au niveau de l’histoire ou du lieu où elle se déroule, que par rapport au ton du texte. Si l’action est transposée en France, elle laisse aussi apparaître quelques détails russes comme le nom des personnages ou la monnaie en roubles.

    Dans son livre Jean Renoir publié en 1971, André Bazin notait ainsi :
    « D'une sombre, réaliste et dramatique histoire, Renoir a presque fait un film comique. Du moins ne se prive-t-il pas de changer de registre [...] ! Les quatre ou cinq aventures personnelles qui s'entrecroisent et se nouent dans le sordide dortoir collectif, sorte d'hôtel meublé pour clochards, qu'on retrouve dans tant de romans russes, transposées par Renoir, sont devenues curieusement franco-russes.
    Comment admettre que Jouvet soit un haut fonctionnaire tsariste et que la gouille parisienne de Gabin s'apparente à "l'inquiétude de l'âme russe" ? Autant nous faire prendre les bords de la Marne pour ceux de la Volga. Mais c'est bien justement ce dont Renoir a le toupet ! »

    Le film a obtenu le Prix Louis-Delluc en 1936 et est (peu) disponible en DVD chez René Château vidéos.

    Bon week-end !


    Clémence Hérout


  • Circo equestre sgueglia (part 1.) • Pleins feux




    Napoli

    napoli superposé Napoli en portefeuille


  • La musique des aveugles • Pleins feux




    En cherchant des informations sur Raffaele Viviani, l’auteur-compositeur du spectacle qui se jouera la semaine prochaine à l’Athénée, je n’ai pas pu m’empêcher de m’attarder sur sa tête :

    Raffaele Viviani

    Raffaele Viviani
    Né en 1888 en Italie, Raffaele Viviani est le fils d’un directeur de théâtre : à l’âge de quatre ans, il fait grande impression en remplaçant lors d’un spectacle un chanteur tombé malade. Considéré comme un acteur remarquable, il a travaillé dans toute l’Italie, mais aussi en Hongrie et en Amérique latine.

    Également auteur, il écrit de la poésie et des pièces de théâtre, comme La Ruelle, Rue Toledo la Nuit, La Portée, Pêcheurs ou Les Gitans. À la fois drôles et émouvants, ses textes représentent la misère de manière réaliste : inutile de préciser que ce théâtre social n’a pas toujours rencontré la faveur du public bourgeois, d’autant que son utilisation du dialecte napolitain lui a également valu des difficultés avec un régime fasciste favorisant la langue italienne.

    Mais parce que Raffaele Viviani était aussi compositeur, il nous a laissé des chansons ou des oeuvres de théâtre musical, comme Circo Equestre Sgueglia, qui s’installe la semaine prochaine à l’Athénée dans la mise en scène d’Alfredo Arias. On peut écouter sa musique ici.

    Il est décédé à Naples en 1950.

    Clémence Hérout


  • Prenez soin de vous, à partir du 4 Mars. • Perspective




    theatre

    thautre
     


  • Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? • Pleins feux




    Cirque
    Italien
    Raffaele Viviani
    Clown
    Obscurité

    Equestre
    Querelles
    Usés
    Entraide
    Saut périlleux
    Trahison
    Rencontre
    Enamouré

    Solidarité?
    Giannetto et Giannina
    Union
    Equilibre
    Gâchis
    Lettres anonymes
    Infirme
    Alfredo Arias

    Racontant les coulisses d’un cirque, le spectacle musical Circo Equestre Sgueglia mis en scène par Alfredo Arias s’installera à l’Athénée le 4 mars !


    Clémence Hérout


  • Au theatre le .. 11 Mars • Pleins feux




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  • Le retour de Samuel • D'hier à aujourd'hui




    Dans trois semaines, l’Athénée accueillera trois textes de Samuel Beckett.

    “Encore !” pensez-vous peut-être dans votre for intérieur, ou tout haut devant votre écran si vous êtes expressif (sachez alors qu’il y a de grandes chances pour que vos collègues vous haïssent en secret).

    Il est vrai en effet que l’Athénée a régulièrement accueilli des écrits de Beckett, mais je ne crois pas qu’on s’en lasse. Moi en tout cas, je ne m’en lasse pas, bien que fut une période où je ne comprenais pas ses oeuvres –mais j’étais jeune.

    Les Beckett se suivent, mais les affiches ne se ressemblent pas. Voici quelques exemples graphiques annonçant ses pièces à l’Athénée depuis 1987 :

    Affiche Athénée Beckett

    1987

     

    Affiche Athénée Beckett

    1987

     

    Athénée Affiches Beckett

    1994

     

    Athénée Affiche Beckett

    1996

     

    Athénée affiche Beckett

    2001

     

    Athénée affiches beckett

    2005-2006

     

    Athénée affiches beckett

    2006

     

    Athénée affiches Beckett

    2006
    (c) Malte Martin

     

    Athénée affiche beckett

    2015 !
    (c) Malte Martin

     

     

    Pour découvrir trois monologues de Beckett, Not I, Footfalls et Rockaby dans un seule-en-scène d’une heure, c’est du 11 au 15 mars !

    Merci à Dominique Lemaire, qui a patiemment photographié les vieilles affiches de l’Athénée.

    Clémence Hérout


  • Quizz (la suite et fin) • La corde verte du lapin qui siffle




    merci

    mondieux
     


  • Quand la vie fait bégayer • Entretien




    Marie-Sophie Ferdane est comédienne. Ancienne pensionnaire de la Comédie-Française, elle interprète Macha, l’une des Trois Soeurs actuellement à l’Athénée : c’est elle, tout à gauche sur la photo.

    Athénée Trois Soeurs

    (c) Roxane Kasperski

     

    Je lui ai posé quelques questions dans sa loge avant une représentation.


    « – Olga Knipper, comédienne et première interprète des pièces de Tchekhov, a écrit que “on pourra interpréter le même personnage [de Tchekhov] d’innombrables fois, sans qu’il perde sa vérité particulière, et on y découvrira toujours quelque chose de nouveau”. Es-tu d’accord avec cela ?

    – Oui. Les textes de Tchekhov constituent une expérience dans le temps. Un acteur apprend différents textes plusieurs fois par an : ceux de Racine et de Tchekhov sont les seuls qui me restent vraiment en mémoire. Il ne se passe pas un mois sans que le monologue final de La Mouette ne me revienne en tête, par exemple, sans doute parce qu’il entre en résonance avec d’autres situations de jeu, de vie... Tchekhov connaissait bien les acteurs, et il me semble qu'il dit quelque chose de notre quotidien, de notre façon de vivre en groupe en étant seul. Il peut accompagner toute une vie avec quelques phrases, grâce à sa façon simple de donner un condensé poétique, un condensé de vie qui peut servir longtemps.
    Parce que le travail de Christian Benedetti, qui met en scène Trois Soeurs à l’Athénée, demande une extrême rapidité, la façon dont le texte se décante en moi est différente. C’est une bombe à retardement, car Christian ne voulait pas s’attarder sur le sens pendant la création : certaines choses ne s’épanouissent donc que maintenant, dans la répétition du jeu.


    – Qu’apporte l’extrême rapidité de la mise en scène de Christian Benedetti, selon toi?

    – Christian Benedetti explique qu’il veut nettoyer le texte de toute psychologie, sentimentalisme ou affectation. Il veut le texte à l’os. Son but, c’est ça : donner l’urgence de la précipitation, comme si les gens trébuchaient sur les mots sans avoir le temps de les comprendre. On doit parler plus vite qu’on ne pense, dans une sorte d’absence à soi-même. Dès le premier jour des répétitions, il nous a demandé d’aller très vite, car il estime que c’est la forme qui fait le sens. Il s’agit d’aller de pause en pause.


    – Ton personnage, Macha, répète souvent ces quelques mots : “Un chêne vert au bord de l'eau, ce chêne a une chaîne d'or, ce chêne a une chaîne d’or”. Qu’est-ce que cela signifie ?

    – Il y a d’abord un sens concret : ce chêne vert au bord de l’eau, c’est une force vitale enchaînée. Il désigne la condition enfermée de Macha, qui est contrainte par un bijou, comme elle même est contrainte par cette bague de mariage qui l'enchaîne sans raison. Ces quelques mots expliquent son sentiment de devenir folle, soulignent les liens qu’elle subit.
    Mais il arrive aussi que des phrases entrent en résonance dans nos vies sans que cela soit forcément explicable : un agencement de mots qui rappelle l’enfance, une musique obsédante. Ce n’est pas nécessairement le sens qui heurte, mais la répétition des mots, comme un bout de beauté qui tape dans la vie à un moment où il n’y en a justement plus, de beauté. Le langage bégaie, se répète et renvoie au gouffre de notre vie. Plus rien ne fait sens. Condensée en quelques vers, cette entité poétique agit comme révélateur de la tragédie de Macha. Dans la vie, on peut être traversé par un bout de poème qui remonte à l’enfance, à une forme pure qui reste en nous et dont le sens met des années à éclater. Macha finit là-dessus, sa vie achoppe sur cette énigme qu’elle n’a pas résolue. Comme on se raccroche à une comptine qu’on comprend sans comprendre : on la dit, comme un talisman, comme une parole magique, jusqu’à la perte de contrôle, quand la vie fait bégayer.»


    Pour voir Trois Soeurs, c’est à l’Athénée jusqu’à samedi !

    Clémence Hérout


  • Le Jeu du mercredi • La corde verte du lapin qui siffle




    letone.fr

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  • Il porte un pantalon à carreaux • Perspective




    Olga Knipper-Tchekhova était comédienne. Membre fondatrice du Théâtre d’Art de Moscou, elle interpréta de nombreuses pièces de Tchekhov, qu’elle épousa en 1901.  

    Dans le recueil Tchekhov vu par ses contemporains paru chez Gallimard, on trouve un texte qu’elle avait écrit sur Tchekhov. En voici quelques extraits, où elle évoque le travail sur La Mouette, Oncle Vania et Les Trois Soeurs.


    « Aux questions qu’on lui posait, il répondait d’une manière inattendue, comme à côté du sujet, et nous ne savions jamais s’il fallait ou non prendre sa réponse au sérieux. Mais ce n’était là qu’une première impression ; bientôt sa remarque, jetée comme en passant, vous pénétrait l’esprit et le cœur ; à l’aide d’un petit trait apparemment insignifiant, mais caractéristique il élucidait pour vous l’essence même de ses personnages.
    Ainsi, lorsqu’un de nos acteurs demanda à Anton Pavlovitch [Tchekhov] de préciser le type de l’écrivain Trigorine, personnage de La Mouette, il s’entendit répondre : "Mais voyons, il porte un pantalon à carreaux." [...]

    C’est précisément Tchekhov qui a introduit dans ses œuvres l’homme quelconque, l’homme simple avec ses joies et ses peines, son insatisfaction, ses rêves d’avenir et d’une vie "incroyablement belle".
    [...]

    Durant la saison 1899-1900, nous jouâmes Oncle Vania. Cette pièce n’eut pas d’emblée le succès de la précédente.
    L’impression ressentie lors de la première fut presque celle d’un échec. Je crois que nous en étions nous-mêmes la cause. Les pièces de Tchekhov sont très difficiles à jouer. Il ne suffit pas d’être un bon acteur et d’interpréter parfaitement son rôle. Il faut encore aimer et comprendre le dramaturge, se laisser pénétrer par l’atmosphère qu’il fait lever autour de ses personnages, et surtout il faut aimer les hommes comme il les aimait lui-même, il faut se laisser immerger dans la vie de ses héros. Mais dès qu’on a compris ce qu’il y a chez Tchekhov d’éternellement vivant, on pourra interpréter le même personnage d’innombrables fois, sans qu’il perde sa vérité particulière, et on y découvrira toujours quelque chose de nouveau, d’encore inexprimé.
    [...]

    Lorsqu’il nous eut lu cette pièce [Les Trois Soeurs], à nous acteurs et metteurs en scène qui attendions depuis longtemps une nouvelle œuvre de notre auteur préféré, il y eut un silence embarrassé... Avec un sourire gêné et un toussotement nerveux, Anton Pavlovitch [Tchekhov] allait et venait parmi nous. Quelques observations furent enfin formulées ; on disait : “Mais ce n’est pas une pièce, ce n’est qu’un schéma...” “On ne peut pas jouer cela, il n’y a pas de rôles, seulement de vagues indications...” Un dur travail nous attendait ; il fallait labourer les âmes en profondeur.
    Mais quelques années passèrent et déjà nous nous demandions avec étonnement : “Est-il possible que cette pièce, si riche d’émotion, si pleine de sens et qui découvre les replis les plus intimes de l’âme nous soit apparue comme un schéma et que nous ayons pu dire qu’elle ne contenait pas de rôles ?”

    En 1917, après la Révolution d’Octobre, Les Trois Sœurs furent l’une des premières pièces que nous interprétâmes, et nous avions tous le sentiment de l’avoir jouée jadis sans bien la comprendre, sans attacher d’importance aux pensées, aux sentiments et surtout aux rêves qu’elle cachait. La résonance de cette pièce n’était plus la même ; nous sentions qu’il ne s’agissait pas là de rêves, mais de pressentiments et qu’en effet “quelque chose d’énorme avançait vers nous” et qu’un “puissant orage avait balayé la paresse, l’indifférence, les préjugés contre le travail, l’ennui morbide de notre société”. »


    Trois Soeurs
    de Tchekhov mis en scène par Christian Benedetti se joue jusqu’à samedi.

    Clémence Hérout
     
     


  • Temperatures en hausse • Coulisses




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  • La semaine dernière • Coulisses




    J’espère que ça va chez vous, parce que moi, pour tout vous dire, j’ai une grippe.

    Confinée chez moi, je retrouve les photos que j’ai prises la semaine dernière, alors que l’équipe des Trois Soeurs venait d’arriver à l’Athénée :

    Athénée - Trois Soeurs répétition Clémence Hérout

    Nina Renaux et Laurent Huon écoutent les remarques de Christian Benedetti, metteur en scène.

     

    Athénée Trois Soeurs Clémence Hérout

    Philippe Crubézy a l’air suspicieux, mais c’est parce qu’il doit se concentrer pour entendre Christian Benedetti, qui était sans doute un peu loin à ce moment-là.
    À droite, c’est Elsa Granat, dont je vous parlais lundi par tract interposé. Elle me charge de vous dire qu’elle a mis un autre spectacle en scène, Mon Amour Fou, qu’elle ne verra pas puisqu’il se joue en même temps que Trois Soeurs (c’est-à-dire maintenant), au Théâtre de La Loge.

    Athénée Trois Soeurs Clémence Hérout
    Marie-Sophie Ferdane

     

    Athénée - Trois Soeurs répétition Clémence Hérout
    À droite, Christian Benedetti prend la place de Nina Renaux face à Christophe Carotenuto pour montrer un placement.

    Pour voir Trois Soeurs de Tchekhov à l’Athénée, vous avez jusqu’au 14 février !

    Bon week-end.


    Clémence Hérout


  • On les oublie (trop) souvent • Coulisses




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  • Il est 19h58 • Coulisses




    Il est 19h58, le spectacle Trois Soeurs va commencer d’un moment à l’autre. Les comédiens sont dans les coulisses et, juste derrière le rideau sur le point de se lever, il n’y a pas grand-monde.

    Athénée Trois Soeurs Clémence Hérout


    Si on regarde bien, on aperçoit Jenny Bellay, qui joue la nourrice, au fond, dans le noir.
    Athénée - Trois Soeurs Clémence Hérout

    Jean-Pierre Moulin, qui interprète Féraponte, répète une dernière fois quelques répliques au son des conversations des spectateurs, dont on entend le brouhaha depuis la scène.

    Athénée Trois Soeurs Clémence Hérout

    Pour voir Trois Soeurs de Tchekhov mis en scène par Christian Benedetti, c’est à l’Athénée jusqu’au 14 février !


    Clémence Hérout



  • Après la pièce, ce soir on donne de la voix • Entretien




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  • J'ai plus pied • Coup de théâtre




    Si vous êtes déjà allés au Festival d’Avignon, vous savez que marcher dans la rue ou s’assoir en terrasse équivaut à se faire tendre des tracts de spectacle tous les trois mètres, pour se retrouver le soir avec une quarantaine de tracts pliés et dégueus au fond de son sac.

    Parfois, on en garde un, parce qu’on aime le titre, ou le graphisme, ou le spectacle, ou les trois. Depuis quelques années, j’ai posé celui-ci dans ma bibliothèque, debout devant quelques gros bouquins consacrés au théâtre :

    J'ai plus pied - Elsa Granat


    Il est écorné et a perdu ses couleurs, parce qu’on me l’a donné à Avignon en 2007 et qu’il a subi depuis cinq déménagements. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’y suis attachée, car je n’avais même pas pu voir le spectacle qu’il promeut. Je me souviens simplement avoir dit aux artistes qui me le donnaient que “oh, le titre est chouette et le graphisme aussi !”.

    Un courant d’air l’a fait tomber de son étagère hier. En le remettant, une ligne du verso me saute soudain aux yeux : “Texte et mise en scène : Elsa Granat”.

    Elsa Granat est précisément l’assistante à la mise en scène de Christian Benedetti sur le spectacle Trois Soeurs actuellement à l’Athénée, où elle joue également le personnage délicieusement insupportable de Natacha, la belle-soeur des trois soeurs.

    C’est aussi au Festival d’Avignon que j’avais adoré le travail de Marie-Sophie Ferdane, qui joue à l'Athénée Macha, l’une des trois soeurs : elle interprétait alors Nina dans La Mouette (de Tchekhov, aussi) mise en scène par Arthur Nauzyciel dans la Cour d’Honneur.

    Pour les voir réunies sur la scène de l’Athénée en compagnie d’Antoine Amblard, Alexis Barbosa, Jenny Bellay, Christian Benedetti, Christine Brücher, Christophe Carotenuto, Philippe Crubézy, Daniel Delabesse, Laurent Huon, Jean-Pierre Moulin, Nina Renaux et Stéphane Schoukroun, c’est jusqu’au 14 février !

    Bonne semaine.

    Clémence Hérout


  • Hier, c'était l'anniversaire de sa naissance • Entretien




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  • Ma femme, elle fait le pot-au-feu • Coulisses




    Trois Soeurs, une pièce de Tchekhov mise en scène par Christian Benedetti, commence ce soir à l’Athénée.

    Lorsque je suis passée dans la salle mardi, alors que l’équipe artistique venait d’arriver au Théâtre, ça parlait trajectoire de landau, chaise manquante et niveau de voix. Et puis ça parlait aussi de choses bizarres...

    Petit aperçu, sachant que certaines phrases figurent dans le texte de Tchekhov, et d’autres non (je vous laisse deviner) :


    “C’est Boule et Bill, c’est Tic et Tac, c’est Snoop et Dog !”

    Avec moustache ou sans moustache, je suis content pareil.”

    “On m’appelle le Sébastien Loeb du landau.”

    Un baron de plus ou de moins, quelle importance ?”

    Ma femme c’est ma femme, ce n’est pas un être humain.”

    “– Comment va la santé ? – Comme dans de la vaseline.”

    “Ma femme, elle fait le pot-au-feu.”

    “Bon allez, tu sais quoi, je m’en vais. J’en ai assez de vous tous.”

    Pour n’entendre que le texte de Tchekhov, c’est à partir de ce soir à l’Athénée !

    Clémence Hérout


  • A Moscou • Pleins feux




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  • Saint Jouvet, la suite ! • D'hier à aujourd'hui




    Je vous parlais vendredi d’une statue de Saint-Dominique ressemblant étrangement à Louis Jouvet, ancien directeur de l’Athénée, présente à l’entrée d’une église du 14e arrondissement de Paris.

    Commentant mon article, Hélène N. me fait la remarque suivante : “J'avais remarqué la ressemblance du St Dominique sans aller chercher plus loin. À la réflexion, n'est-ce pas la reproduction de Jouvet dans son rôle du Chapelain, dans le film de Jacques Feyder de 1935, La Kermesse Héroïque?”

    Je n’ai pas trouvé d’extrait du film à vous présenter, mais rassurez-vous, j’en ai des photos où l’on voit Louis Jouvet dans une version capillaire inédite. Disons que jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé que Louis Jouvet avait la classe, mais là, soudainement, j’ai un doute :

    Kermesse héroique Louis Jouvet Francoise Rosay


    Louis Jouvet et Françoise Rosay


    Kermesse heroique Jouvet

    Jouvet Kermesse heroique

    Le film paraît très intéressant : dans une bourgade de Flandre redoutant la visite de l’armée espagnole (on est en 1616, donc à l’époque où l’empire espagnol occupe des bouts de terre en Italie ou Belgique, par exemple), le bourgmestre préfère se faire passer pour mort plutôt que d’affronter les soldats susceptibles de procéder à des massacres, viols et pillages. Sa femme prend alors les choses en main et choisit au contraire d’offrir un festin aux envahisseurs.

    Inutile de vous dire que, dans le contexte des années 1930 et alors que les Flandres avaient déjà été occupées par l’Allemagne pendant la première guerre mondiale, le film a suscité la controverse, voire des incidents assez violents dans quelques grandes villes belges (émeutes, tentatives de censure, menaces, chahuts dans les salles... Ça me rappelle quelque chose).

    Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous conseille cet article synthétique.
    Si vous avez plus de temps, cet article très fouillé retrace la polémique et propose une analyse intéressante.

    Du côté de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, nous accueillerons Les Trois Soeurs de Tchekhov mis en scène par Christian Benedetti à partir de jeudi !

    Bon mardi.


    Clémence Hérout


  • L'ennui créatif • Perspective




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  • Saint Jouvet • D'hier à aujourd'hui




    Vous vous baladez dans le 14e arrondissement, dans le sud de Paris. Vous sortez du parc Montsouris et, bloqué par l’enceinte de Hôpital Sainte-Anne, vous tournez à gauche dans la rue d’Alésia jusqu’à croiser la rue de la Tombe-Issoire. C’est l’une des plus anciennes rues de Paris ou, plus exactement, c’est l’ancienne voie centrale de Lutèce : si vous la prenez sur votre droite et que vous marchez longtemps, vous finirez tout droit sur l’île de la Cité.

    Vous prenez effectivement à droite, vers le centre de Paris, mais vous arrêterez bien avant la Seine : car juste après être passé sous les voies ferrées du RER B, vous vous retrouvez à longer une drôle d’église un peu coincée sur le trottoir de gauche.

    Saint Dominique Paris

    (c) Peter Potrowl

    Elle n’est pas spécialement belle, mais elle vous amuse : elle ne ressemble pas aux autres églises que vous connaissez. Elle n’a pas de clocher et son style vous paraît plus ou moins romano-byzantin, bien qu’elle ait été construite en béton armé et qu’elle comporte des ornements de type arts déco.

    Ce qui vous intrigue surtout, c’est le Saint-Dominique sculpté qui orne le tympan au-dessus de la porte où vous vous êtes arrêté. À bien y regarder, vous trouvez qu’il ressemble à Louis Jouvet, qui fut directeur de l’Athénée jusqu’en 1951. Le sculpteur lui a collé une coupe de cheveux moche à faire pleurer un coiffeur, mais la ressemblance est très nette.

    Louis Jouvet Saint Dominique Paris André Bourroux

    Rentré chez vous après un passage par la station de métro Denfert-Rochereau, vous apprendrez qu’il s’agit de l’église Saint-Dominique, que sa construction en a été terminée en 1921, que le Saint-Dominique sculpté a été ajouté en 1946, et que son auteur, André Bourroux, avait bien demandé à Louis Jouvet de poser pour lui.

    Étonnant, non ?


    Clémence Hérout


  • Attention, dernière ! • Perspective




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  • De la musique et du vin • Coulisses




    Quand j’étais passée à l’Athénée quelque jours avant la première de La Belle au Bois Dormant, il n’y avait que ce pupitre patriote sur la scène :

    Athénée La Belle au Bois Dormant Clémence Hérout

    Et presque rien dans la fosse d’orchestre.

    Athénée Belle au Bois Dormant Clémence Hérout

    Dans la salle, quelques traces de vie technicienne attestaient quand même de l’arrivée d’une nouvelle équipe...

    Athénée - Belle au Bois Dormant Clémence Hérout

    Athénée Belle au Bois Dormant Clémence Hérout
    Mais le plus parlant se trouvait surtout au foyer-bar, où répétait l’orchestre pour laisser les techniciens installer les lumières et le décor en silence :

    Athénée Belle au Bois Dormant Clémence Hérout

    Athénée Belle au Bois Dormant Clémence Hérout

    Athénée Belle au Bois Dormant Clémence Hérout


    Bon, ne vous inquiétez pas, vous pouvez désormais boire autant de vin que vous voulez au bar italien de l’Athénée. Il y a aussi des choses pour les enfants, évidemment...

    La Belle au Bois Dormant se joue deux fois aujourd’hui et une fois demain !

    Clémence Hérout


  • Dernière de la Belle le 22 Janvier • Pleins feux




    la belle au boide


  • Le spectateur est roi • Coup de théâtre




    Samedi, c’était la première de La Belle au Bois Dormant. J’ai à peine eu le temps d’arriver que Dominique, directeur technique, et Jano, régisseur général, avisaient mon petit sac à main : “Oh non! Tu n’as pas pris ton appareil photo! Tu vas le regretter...”.

    Eh oui, comme je l’ai dit, c’était samedi : j’étais venue pour travailler, mais bon, pas trop quand même.

    Un qui était soulagé, c’était Patrice, le directeur de l’Athénée. Puisque je n’avais aucun moyen de pression photographique, il allait pouvoir utiliser son cadeau de première en toute liberté.

    Car pour la première de ce conte royal mis en musique, l’Athénée a distribué des couronnes à paillettes aux spectateurs. Ou, plus exactement, l’Athénée a distribué des couronnes à paillettes aux spectateurs, qui les ont mises.

    Aline, directrice de salle, venait en effet d’enfoncer le clou : “viens vite prendre des photos, ils ont tous des couronnes!” (vous sentez la haine de moi-même monter en mon for intérieur, là ?)

    Dans la salle en effet, il y avait des étudiants, des retraités, des enfants, des familles... dont la majorité portait sa couronne d’un air le plus naturel du monde.

    Comme j’ai un téléphone qui fait aussi presque grille-pain, j’ai pu prendre quelques photos moches pour vous donner une idée. Les plus avisés reconnaîtront Patrice, directeur du théâtre, qui se croyait hors de ma portée (hin hin hin) :

    Athénée Belle au Bois Dormant Couronnes

    Athénée Belle au Bois Dormant couronnes

    Athénée Belle au Bois dormant couronnes

    Si vous avez envie de laisser libre court à vos royaux penchants, vous avez jusqu’à jeudi pour voir La Belle au Bois Dormant. Une représentation supplémentaire a été ajoutée mercredi à 15h, au prix spécial de 8 à 17 euros pour les adultes et 5 euros pour les moins de douze ans.

    Bon lundi !

    Clémence Hérout


  • pour tout connaitre de la Belle au bois dormant • Perspective




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  • Oto-rhino • Perspective




    Ottorino Respighi

    Outre son chouette sourire et son prénom de médecin spécialiste (pardon), Ottorino Respighi est un compositeur et chef d’orchestre italien décédé en 1936 à Rome.

    S’il reste dans la tradition classique là où d’autres compositeurs de son époque, comme Schoenberg, créent la musique sérielle (qui s’affranchit de l’harmonie totale), l’influence de la musique russe se ressent dans ses oeuvres : Respighi fut en effet engagé comme altiste à l’orchestre du Théâtre Impérial de Russie, où il fut l’élève du compositeur Rimski-Korsakov.

    Il s’intéresse à la musique italienne du 16e au 18e siècle, en particulier aux oeuvres de Monteverdi et Vivaldi : de fait, ses compositions sont réputées mêler les influences baroques au romantisme plus typique du 19e siècle.

    Revenu en Italie après son séjour à Saint-Pétersbourg, il compose entre autres trois symphonies célébrant les beautés de sa capitale et qui le rendront célèbre : Les Fontaines de Rome, Les Pins de Rome et Les Fêtes romaines.

    Voici Les Fontaines de Rome, composées en 1916 et interprétées ici en live par l’Orchestre Symphonique de la Radio finlandaise :

    La vidéo est aussi à ce lien



    Également chef d’orchestre, il se produit dans le monde entier. Sur la fin de sa vie, il compose surtout des opéras, comme La Belle au bois dormant d’après Perrault, qu’il écrit en 1921. Il meurt en 1936 sans avoir achevé son dernier opéra, Lucrezia.

    Sa Belle au bois dormant commence samedi à l’Athénée !

    Bonne journée.

    Clémence Hérout


  • Distribution de la Belle au bois dormant • Coulisses




    mmmpopo

    moul DEAA
     


  • Parlez-moi d'amour • Coulisses




    La si festive Grande-Duchesse a quitté l’Athénée dans une ambiance inhabituelle ce week-end.

    Athénée partition Grande Duchesse Clémence Hérout

    Athénée Grande Duchesse partitions Clémence Hérout


    Restent les bons souvenirs avec la compagnie des Brigands ainsi que le bracelet offert par l’Athénée à tous les spectateurs de la première, qui traîne en bonne place sur mon bureau :

    Athénée Grande Duchesse Bracelet

    Quelque chose me dit que La Belle au Bois Dormant, qui commence samedi, devrait aussi parler d’amour. Ouf !

    Clémence Hérout


  • La Belle de Janvier • Pleins feux




    bond


  • Écoutez-moi et ne vous chagrinez pas • Coup de théâtre




    « CADMOS

    Écoutez ma voix :
    Sur les ruines de nos discordes
    Nous reconstruirons les lois d’un monde nouveau.
    Une ville ici s’élèvera et aura les couleurs de nos passions.
    Et parce que le mot “étranger” nous a séparés
    L’étranger dorénavant sera notre Loi.
    Cette ville aura sept portes
    Ouvertes chacun vers une des couleurs du ciel
    Et nous serons ainsi tournés
    Le jour la nuit durant
    Vers les mouvements de ce qui est autre et différent
    Du ponant jusqu’au couchant
    Nous resterons attentifs à la marche légère
    De celui qui avance avec inquiétude
    Parce que de chez lui
    Depuis longtemps il est parti.
    [...]
    Nous ne sommes pas du même sang
    Pourtant nous avons porté ensemble le deuil de nos morts.
    Nous les avons ensevelis
    Et ceux qui ont guerroyé hier
    Ont pleuré ensemble soixante-dix jours durant.
    [...]

    Mes amis
    Écoutez-moi et ne vous chagrinez pas :
    Notre ville brûlera un jour
    Car toutes les civilisations brûlent.
    Notre vie et notre existence plongeront dans l’affliction
    Car la mort attend chacun d’entre nous
    Nous connaîtrons de nouvelles guerres
    Car la paix est un miracle
    Notre ville deviendra le siège de l’injustice et de l’aveuglement
    Car tous les hommes se trompent.
    La catastrophe sera un jour sur notre ville
    Et la conduira à sa ruine.
    Cela sera une grande souffrance à notre mémoire.
    Mais personne ne pourra effacer ce que je vous offre ici
    Ce cadeau que je lance au milieu de vous
    [...]
    Que vous apprendrez chacun ici à reproduire
    À prononcer et à répéter
    À déchiffrer et à réciter
    À comprendre et à aimer
    Et à transmettre
    Génération après génération.
    Voici les trente lettres de l’alphabet.
    [...]
    Nous sèmerons sur la terre de vos ancêtres
    Ces lettres mystérieuses
    Pour inscrire notre mémoire
    Sur la stèle du temps.
    [...]
    Aujourd’hui n’est plus un jour de peine.
    Mais l’inverse !
    Force et puissance !
    Un rêve nous retient
    Un rêve nous maintient.»

    Extrait du texte de théâtre Le Soleil ni la Mort ne peuvent se regarder en face de Wajdi Mouawad, Éditions Actes Sud-Papiers (Paris) et Léméac (Montréal), 2008, pp. 42 à 46.

    Pour ceux qui souhaitent et peuvent s'y rendre, les rassemblements d’hommage aux victimes de l’attentat du 7 janvier à la rédaction de Charlie Hebdo sont fixés dimanche.


    Clémence Hérout


  • Je suis aussi Cabu • Coup de théâtre




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  • Karaobis • Pleins feux




    Si, pour vous, le mot “karaoké” évoque un petit gros essayant de chanter du Johnny dans un club de vacances à néons du bassin d’Arcachon (je n’ai rien contre les petits gros, ni contre le bassin d’Arcachon), alors il faut attendre la fin des applaudissements de La Grande-Duchesse pour changer d’avis.

    Démonstration dans cette vidéo de deux minutes, où vous verrez que je me suis un peu laissé dépasser par les événements (ça va trop vite pour moi) :

    Si vous ne voyez pas la vidéo, voici le lien direct : http://youtu.be/lPqJSiTghU0


    Dehors, dans le quartier du théâtre, j’ai dépassé tout un tas de gens chantonnant entre leurs dents “vooooici le saaaabre, le saaaaabre, le SAAAAAABREU”. Et grâce à moi, vous allez sans doute faire exactement la même chose toute la journée. Ne me remerciez pas.

    La Grande-Duchesse par Les Brigands se joue jusqu’à samedi.

    Clémence Hérout


  • À noter pour Mercredi • Perspective




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  • La Grande-Marquise • Coup de théâtre




    L’Athénée accueille en ce moment La Grande-Duchesse.

    Une duchesse est une femme noble ayant le titre de duchesse parce qu’elle possède un duché, qu’on lui a octroyé le titre ou qu’elle a eu la bonne idée d’épouser un duc.
    Par exemple, si Kate Middleton, qui a épousé un prince, est communément appelée “duchesse de Cambridge”, c’est parce que son mari est aussi duc (vous suivez ?).

    Une duchesse, ça peut donc ressembler à ça, surtout si elle aime les chapeaux :

    Kate Middleton

    Ou à ça, quand on s’appelait la Duchesse d’Albe et qu'on avait trop fait confiance à son chirurgien et son coiffeur :

    Duchesse d'Albe(c) Reuters

    (avouez, vous avez eu un mouvement de recul !)


    Ou à ça, quand on est la chanteuse lyrique Isabelle Druet et qu’on joue à l’Athénée :

    Athénée La Grande Duchesse Les Brigands Claire Besse(c) Claire Besse


    Mais en fait (non, vraiment, je ne dis pas ça pour vous embrouiller), une duchesse, c’est aussi ça :
    Duchesse meuble

    Ou encore ça :


    Dentelle DuchesseExemple de dentelle duchesse



    Mais aussi ça :

    Poire duchesseVariété de poire duchesse


    Si vous n’avez rien compris, ce n’est pas grave. L’essentiel, c’est que tout aille bien, Madame la Marquise. La bonne poire vous souhaite en tout cas une bonne année 2015.

    La Grande-Duchesse se joue à l’Athénée jusqu’à samedi !

    Clémence Hérout


  • La Grande vague de Duchesse • Perspective




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  • La Grande-Duchesse pour les myopes • Pleins feux




    Si vous avez vu La Grande-Duchesse, c’est forcément d’un peu loin. Quand on peut se balader sur le plateau comme moi, on voit quelques détails d’un peu plus près :

    Athénée La Grande Duchesse Les Brigands détails Clémence Hérout

     

    Athénée La Grande Duchesse Les Brigands Clémence Hérout

    Athénée La Grande Duchesse Clémence Hérout Les Brigands

    Athénée La Grande Duchesse Les Brigands Clémence Hérout

    Athénée La Grande Duchesse Les Brigands Clémence Hérout


    La Grande-Duchesse d’Offenbach par la compagnie des Brigands sera à l’Athénée jusqu’au 10 janvier ! Bon réveillon ce soir d’ici-là!


    Clémence Hérout


  • Noel au bureau, Pâques aussi • Perspective




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  • Le travail le dimanche • Coulisses




    Un silence, puis “ben, qu’est-ce que tu fous là ?”. Il faut dire que les membres de l’équipe technique ne s’attendaient pas à me voir débarquer à 22h30 le dimanche juste avant Noël.

    Le dimanche est pourtant un jour ordinaire pour les techniciens. Quand ils partent en repos, ils se souhaitent un “bon lundi”. Et le dimanche d’avant Noël à 22h30, alors que vous zoniez devant La grande Vadrouille*, ils montaient le décor de La grande Duchesse.

    De  manière générale, les gens du spectacle travaillent le week-end et se reposent le lundi, où il est rare qu’une représentation ait lieu –sauf lors des lundis musicaux de l’Athénée, si vous avez bien suivi. Tout comme les personnels des musées, piscines, hôtels ou établissements de santé, dont on parle finalement assez peu dans les débats actuels sur la proposition de loi Macron.

    Quand je suis partie en même temps que tout le monde, ce dimanche à 23h, le décor était à moitié monté, attendant la suite à la lumière de la servante. Son montage fut terminé le mardi 23, jour de la première.

    Athénée Brigands Grande Duchesse Montage Clémence Hérout

    Hier, les techniciens travaillaient aussi : tout comme les agents d’accueil, les chargés de billetterie, une partie du personnel administratif du théâtre, et bien sûr les artistes de La grande Duchesse d’Offenbach par la compagnie des Brigands. Pour voir le spectacle, c’est quasiment tous les jours (sauf les lundis) jusqu’au 10 janvier !

    À très vite.

    Clémence Hérout

    * Mais oui, ça (re-re-re)passait vraiment sur TF1 ce soir-là.


  • Ces gens, c'est les autres ! • Coulisses




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  • Ces gens que je déteste • Coup de théâtre




    Il paraît que j’ai l’air sympa quand on lit ce blog. Mais non. J’ai souvent envie de taper des gens quand je vais au théâtre. Avouez-le, vous aussi. Sauf si vous faites partie des gens que les autres ont précisément envie de taper. En cette période de bons sentiments de fêtes d’année, je tiens à rendre hommage à :


    Ceux qui s’endorment pendant le spectacle et ronflent bruyamment. Mieux : ceux qui s’endorment pendant le spectacle, ronflent bruyamment puis critiquent le spectacle à la fin sur un petit ton docte comme s’ils l’avaient vu.

    Ceux qui respirent naturellement comme Dark Vador. Ou ceux qui portent une montre aussi bruyante que l’horloge comtoise de Mamie. On ne peut rien leur dire, en plus.

    Ceux qui, assis derrière vous, donnent des coups de pied dans votre siège à chaque fois qu’ils bougent. Évidemment, ils bougent tout le temps.

    Ceux qui portent plein de bracelets qui font “chling-chling” dès qu’ils bougent. Eux aussi, ils bougent tout le temps.

    Ceux qui, au moment où vous êtes ému aux larmes, font un commentaire moisi. Du genre “tiens, il a des grands pieds”.

    Ceux qui rigolent quand vous avez envie de pleurer.

    Ceux qui arrivent en retard au spectacle, s’assoient bruyamment en continuant à discuter comme si de rien n’était, filment trois minutes de spectacle avec leur smartphone à écran super lumineux, rangent leur smartphone, discutent encore, et repartent bruyamment dix minutes après, bien avant la fin du spectacle. J’ai vu ça deux fois depuis septembre et je me pose quelques questions, que l’on pourrait résumer par : MAIS QUI SONT CES GENS?

    Ceux qui regardent l’heure, regardent Twitter, regardent leurs messages, regardent leurs emails, regardent des articles de presse, regardent Facebook, mais pas le spectacle. Vous non plus d’ailleurs, car vous avez malgré vous l’oeil attiré par cet écran énorme et lumineux.

    Ceux qui puent.

    Ceux qui commentent le spectacle à haute voix sur le ton auto-satisfait des types contents de leur analyse. En général, ils vous regardent d’un air outragé quand vous leur demandez de se taire.

    Ceux qui désapprouvent bruyamment une scène de nu, alors que cela ne les dérange pas de passer tous les jours devant des affiches avec des femmes à poil pour vendre des lunettes.

    Ceux qui, alors que le spectacle n’a pas encore commencé et que vous êtes tranquillement en train de lire le programme, vous disent sur un ton menaçant et plein de sous-entendus que vous avez intérêt à ne pas faire de bruit. Ne s’applique que si vous avez moins de vingt ans.

    Ceux qui n’ont pas compris comment éteindre leur portable, et qui ont manifestement beaucoup d’amis. Ou juste le même ami qui essaie d’appeler quatre fois.

    Ceux qui s’assoient jambes écartées comme si leurs testicules avaient la taille d’une boule de bowling. Ils n’ont pas l’air gênés du tout que leurs genoux touchent les vôtres et plus vous vous écartez, plus ils gagnent du terrain.

    Ceux qui ne sont pas malades, mais qui toussent tout le temps. Vous l’aurez remarqué, un toussotement dans la salle en entraîne souvent plein d’autres, dans un effet domino dont je n’ai pas encore bien compris la signification cachée.

    Ceux qui ne toussent pas, mais qui décident quand même de sortir leur paquet de pastilles à l'eucalyptus des montagnes, de farfouiller dedans, de sucer une pastille et de s’étouffer avec.

    Celle qui critique tout le monde sur son blog alors qu’en vrai, si elle voulait être tranquille, elle n’avait qu’à rester chez elle avec son chien.


    Theron Humphrey(c) Theron Humphrey

    Tousseurs, ronfleurs, asthmatiques, malodorants, amis de la technologie, commentateurs, tartuffes, aigris, vous êtes donc tous les bienvenus pour la première de La Grande Duchesse demain soir : et si vous voulez chanter, je ne vous en voudrais pas pour une fois, car les artistes vous proposeront un karaoké géant à l’issue du spectacle !

    Clémence Hérout

    PS : n’hésitez pas à compléter la liste en commentaire !


  • Le diable, le coq et la Duchesse. • Coulisses




    la duchesse


  • I love Bach • Coulisses




    L’Athénée aime bien vous offrir des petits cadeaux aux premières. Pour celle d’Et le Coq chanta qui s’est terminé hier, Léa et Julia distribuaient des petits badges “I love Bach” (“j’aime Bach”, pour les anglophobes) conçus par l’entreprise Camaloon :

    Athénée badges Camaloon I love Bach Clémence Hérout

    Athénée Camaloon I love Bach badges Clémence Hérout

    Athénée Badges I love Bach Camaloon Clémence Hérout

     

    Avec un certain succès d’ailleurs, puisqu’il n’en restait plus une fois les spectateurs rentrés. Bon, il faut dire aussi que certains ont profité de la gentillesse de Léa et Julia pour en rafler plusieurs pour “mes petits-fils”, “ma soeur” ou parce que “je suis présidente d’une association”. Gourmands, va !

    Patrice, le directeur de l’Athénée, ne voulait pas que je le prenne en photo. Mais grâce à la complicité de Christine, directrice adjointe, je l’ai eu :

    Athénée I love Bach badges Clémence Hérout Patrice Martinet

    Pour connaître la surprise de première sur La grande Duchesse, rendez-vous mardi prochain !

    Clémence Hérout


  • Et le coq va chanter ce soir • Perspective




    hey

    gher
     


  • En vérité je te le dis • Pleins feux




    Le spectacle Et le Coq chanta déconstruit trois Passions de Bach, révélant ainsi autant leurs points communs que leurs différences.

    Dans le Nouveau Testament aussi, le récit de la mort du Christ est différent en fonction des quatre Évangélistes. Voici un même épisode, qui vous expliquera par là-même le titre du spectacle, dans chacune des versions : Jésus fait une prédiction à Pierre pendant son dernier repas, laquelle se réalise après sa capture.


    Évangile selon Saint Jean
    « Simon Pierre lui dit : “Seigneur, où vas-tu?” Jésus répondit : “Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard”. “Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi”. Jésus répondit : “Tu donneras ta vie pour moi! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois.”
    [...]
    Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit : “Toi aussi, n'es-tu pas de ses disciples ?” Il le nia, et dit : “Je n'en suis point”. Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit: “Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin?” Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta. »


    Évangile selon Saint Matthieu
    « Pierre, prenant la parole, lui dit : “Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi”. Jésus lui dit : “Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois”.  Pierre lui répondit : “Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas”. Et tous les disciples dirent la même chose.
    [...]
    Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui, et dit : “Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen”. Mais il le nia devant tous, disant: “Je ne sais ce que tu veux dire”. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là; “Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth”. Il le nia de nouveau, avec serment : “Je ne connais pas cet homme”. Peu après, ceux qui étaient là, s'étant approchés, dirent à Pierre : “Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître”. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : “Je ne connais pas cet homme”. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : “Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois”. Et étant sorti, il pleura amèrement. »


    Évangile selon Saint Marc
    « Jésus leur dit : “Vous serez tous scandalisés; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée”. Pierre lui dit: “Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé”. Et Jésus lui dit :”Je te le dis en vérité, toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois”. Mais Pierre reprit plus fortement : “Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas”. Et tous dirent la même chose.
    [...]
    Pendant que Pierre était en bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur. Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et lui dit : “Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth”. Il le nia, disant : “Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire”. Puis il sortit pour aller dans le vestibule. Et le coq chanta. La servante, l'ayant vu, se mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : “Celui-ci est de ces gens-là”. Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : “Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen”. Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : “Je ne connais pas cet homme dont vous parlez”. Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : “Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois”. Et en y réfléchissant, il pleurait. »


    Évangile selon Saint Luc
    « “Seigneur, lui dit Pierre, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort”. Et Jésus dit : “Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies nié trois fois de me connaître”.
    [...]
    Après avoir saisi Jésus, ils l'emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Pierre suivait de loin. Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s'assirent. Pierre s'assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit : “Cet homme était aussi avec lui”. Mais il le nia disant : “Femme, je ne le connais pas”. Peu après, un autre, l'ayant vu, dit: “Tu es aussi de ces gens-là”. Et Pierre dit : “Homme, je n'en suis pas”. Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant : “Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen”. Pierre répondit : “Homme, je ne sais ce que tu dis”. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : “Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois fois”. Et étant sorti, il pleura amèrement.»


    Pour voir (et entendre!) Et le Coq chanta, il ne vous reste que deux représentations, ce soir et demain! Dépêchez-vous !

    Clémence Hérout


  • Noel au Théâtre • Coulisses




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  • Rideau! • Coulisses




    Vous arrivez un bon quart d’heure avant la représentation. Vous vous asseyez dans la salle. Devant vous, un rideau fermé. Vous pensez peut-être qu’il ne se passe encore rien derrière.

    Hier, juste avant la première d’Et le Coq chanta, derrière le rideau, on trouvait ça :

    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout

    Pour voir ce qui se passe sur scène une fois le rideau levé, vous avez jusqu’à mercredi !

    Bon week-end.


    Clémence Hérout


  • Fiche pratique pour soir de première • Perspective




    Vous arrivez un bon quart d’heure avant la représentation. Vous vous asseyez dans la salle. Devant vous, un rideau fermé. Vous pensez peut-être qu’il ne se passe encore rien derrière.

    Hier, juste avant la première d’Et le Coq chanta, derrière le rideau, on trouvait ça :

    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout
    Athénée Et le Coq chanta coulisses Clémence Hérout

    Pour voir ce qui se passe sur scène une fois le rideau levé, vous avez jusqu’à mercredi !

    Bon week-end.


    Clémence Hérout


  • Haute trahison • Perspective




    Avant de vous écrire, j’ai écouté la matinale de France Musique où était invitée l’équipe d’Et le Coq chanta, qui se jouera à partir de demain à l’Athénée. Si vous voulez entendre un extrait donné en live et les artistes en dire un peu plus sur le spectacle, cela sera bientôt disponible ici (ils sont intervenus vers 9h30).

    Et le Coq chanta part des Passions de Bach, qui mettent en musique la mort du Christ selon chaque Évangile du Nouveau Testament : il y a quatre Évangiles (la vie de Jésus racontée par Jean, Marc, Matthieu et Luc), mais cinq Passions de Bach, dont deux seulement nous sont intégralement parvenu -celle selon Saint Matthieu et celle selon Saint Jean.
    Si l’on s’accorde pour estimer que Bach a mis en musique la passion de chacun des quatre Évangiles, on ignore de quel texte il s’est servi pour sa cinquième Passion.

    Il s’agissait de Passions liturgiques, c’est-à-dire destinées à être jouées à l’église pendant la messe, qu’elles étiraient ainsi de plusieurs heures. Si elles partent du texte des Évangiles, elles comprennent aussi de la poésie qui apporte un peu de recul et de réflexion à l’action. La Passion selon Saint Jean a été créée le vendredi saint de 1724, celle selon Saint Matthieu le vendredi saint de 1729.

    En reconfigurant les Passions de Bach, Et le Coq chanta devient lors une variation de théâtre musical autour du thème de la trahison. Cela commence demain pour cinq représentations.

    Clémence Hérout


  • Cocorico • Pleins feux




    Avant de vous écrire, j’ai écouté la matinale de France Musique où était invitée l’équipe d’Et le Coq chanta, qui se jouera à partir de demain à l’Athénée. Si vous voulez entendre un extrait donné en live et les artistes en dire un peu plus sur le spectacle, cela sera bientôt disponible ici (ils sont intervenus vers 9h30).

    Et le Coq chanta part des Passions de Bach, qui mettent en musique la mort du Christ selon chaque Évangile du Nouveau Testament : il y a quatre Évangiles (la vie de Jésus racontée par Jean, Marc, Matthieu et Luc), mais cinq Passions de Bach, dont deux seulement nous sont intégralement parvenu -celle selon Saint Matthieu et celle selon Saint Jean.
    Si l’on s’accorde pour estimer que Bach a mis en musique la passion de chacun des quatre Évangiles, on ignore de quel texte il s’est servi pour sa cinquième Passion.

    Il s’agissait de Passions liturgiques, c’est-à-dire destinées à être jouées à l’église pendant la messe, qu’elles étiraient ainsi de plusieurs heures. Si elles partent du texte des Évangiles, elles comprennent aussi de la poésie qui apporte un peu de recul et de réflexion à l’action. La Passion selon Saint Jean a été créée le vendredi saint de 1724, celle selon Saint Matthieu le vendredi saint de 1729.

    En reconfigurant les Passions de Bach, Et le Coq chanta devient lors une variation de théâtre musical autour du thème de la trahison. Cela commence demain pour cinq représentations.

    Clémence Hérout


  • La politique de la chaise vide • Coup de théâtre




    Philippe Caubère et sa Danse du diable ont quitté l’Athénée hier.

    Athénée Danse du diable Philippe Caubère Clémence Hérout chaise


    La petite chaise laisse la place aux grandes tables d’Et le Coq chanta, d’après Les Passions de Bach, à l’Athénée dès jeudi !

    Bon début de semaine à tout le monde !

    Clémence Hérout


  • Et la vie poursuit son cours •




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  • Entretien avec Philippe Caubère! • Entretien




    Philippe Caubère joue sa Danse du diable à l’Athénée jusqu’à dimanche. Je l’ai rencontré dans sa loge (derrière le rideau rouge, si vous avez bien suivi) avant une représentation.


    « Vous avez déclaré dans une interview n’avoir jamais vraiment quitté La Danse du diable, créée en 1981, et que tous les spectacles que vous avez faits ensuite en étaient une déclinaison. Que vouliez-vous dire ?

    – Je ne parlerais pas de déclinaison, mais plutôt que tous mes spectacles suivants sont nés de cette Danse du diable qui ne m’a jamais quitté : La Danse du diable, le Théâtre du Soleil, Clémence Massart, l’enfance... Je ne quitte pas. Je suis enraciné dans les choses et cela me va très bien –ce qui ne veut pas dire que je ne vis pas dans le présent. Tout est né de La Danse du diable. Le Roman d’un acteur, par exemple, vient du fait qu’à l’époque je n’avais pas osé y jouer Ariane (Mnouchkine…).  


    – Je crois que c’est le décès de votre mère qui a déclenché La Danse du diable...

    – Ma mère est morte pendant le tournage du film Molière : je n’ai pas vraiment eu le temps de “vivre sa mort”, comme on dit, car j’étais embarqué dans le tournage. Cela m’est resté sur le cœur et l’estomac. Je n’avais pas du tout prévu qu’elle apparaîtrait dans La Danse du diable, qui ne devait parler que de ma relation intime avec le théâtre. Je ne la voyais pas liée à cela. Le hasard des improvisations a révélé des choses imprévues : elle est apparue et a pris beaucoup de place, presque toute la place. J’ai eu une histoire d’amour et de haine très forte avec ma mère. Mais je n’aurais jamais osé faire une pièce sur elle vivante, car je ne pense pas que ça lui aurait plu, et cela m’aurait fait trop peur. Ceci dit, je voulais faire du théâtre pour jouer des héros romantiques ou comiques, pas pour interpréter des gens de ma vie. Me retrouver à écrire, à être seul en scène et à jouer ma vie et celle des autres, cela a été une totale surprise.


    – Vous avez critiqué à plusieurs reprises le théâtre actuel, dans lequel vous ne vous reconnaissez pas.

    – Je souhaite nuancer mes propos, car j’y vais finalement assez peu : mon jugement me paraît donc un peu trop sommaire. Mais c’est vrai que je me sens plus en phase avec ce qui se fait dans les livres ou au cinéma qu’avec ce que j’aperçois du théâtre de mon époque, qui ne m’a pas donné d’émotion forte depuis longtemps. Je n’aime pas le théâtre abstrait, le théâtre verbeux, -ce qu’on appelle le théâtre « littéraire » ; pas plus que la performance, d'ailleurs - j’aime quand ça joue la vie et que ça représente les choses. J’ai aussi une aversion très ancienne pour le théâtre de la mort ou qui se contente de cultiver les images de la mort, -ce qui me paraît être le cas pour la plus grande partie du théâtre public d’aujourd'hui. Cela m’ennuie, je n’y crois pas. La mort sans la vie ne veut rien dire.
    Et puis, j’aime avant tout les acteurs et les actrices au théâtre. Or le théâtre aujourd’hui met surtout le metteur en scène en avant, alors que c’est ce qui m’intéresse le moins. Je voulais être metteur en scène, mais plutôt comme Jean Vilar ou Louis Jouvet, -ou Peter Brook à mon époque- afin de me consacrer essentiellement à la direction d’acteurs. Le fait d’être sur scène et de jouer ma vie y est lié : loin de n’être qu’une raison ou un choix personnel, j’ai été contraint à cela par la situation même du théâtre qui ne me permettait pas et ne m’aurait jamais permis de faire le théâtre que je voulais. Les projets que je cherchais à monter n’étaient pas acceptés, car il s’agissait de projets d’acteur-metteur en scène.
    Je voulais aussi écrire des comédies, des choses qui font rire, ce qui n’est toujours pas compris, ni seulement respecté. Je crois que beaucoup de spectacles actuels sont plombés par l’esprit de sérieux. On a la liberté de penser ce qu’on veut au théâtre, mais l’esprit de sérieux, c’est celui des faiseurs qui prennent des poses. Le grand art, l’art véritable, ne connaissent pas l’esprit de sérieux.


    – Qu’est-ce qui a changé à l’Athénée depuis vos première venue en 1994 puis en 2000 ?

    – L’équipe a beaucoup changé, évidemment. Elle a considérablement rajeuni et me paraît très performante. Les travaux ont embelli le Théâtre, dont la cage de scène en particulier est devenue magnifique. On a bien sûr l’impression que Louis Jouvet est toujours là, comme on sent toujours la présence de Jean Vilar et Gérard Philippe à la Cour d’honneur du Palais des Papes, en Avignon. Et j’espère bien qu’il est là. J’ai l’impression de jouer ma Danse du diable dans le théâtre de Louis Jouvet, et je suis sûr que tous les gens qui passent ici doivent avoir ce sentiment. Un lieu de théâtre est toujours habité par celui qui l’a habité lui-même par ses créations. Surtout si c’est un aussi grand artiste. »


    La Danse du diable se joue jusqu’à dimanche!

    Clémence Hérout


  • Quand c'est fini, c'est fini • Coulisses




    FIN 1

    Fin2


  • Champagne et moquette • D'hier à aujourd'hui




    L’autre jour, alors que nous regardions les spectateurs entrant en salle pour La Danse du diable de Philippe Caubère, Patrice Martinet, directeur de l’Athénée, m’a raconté une anecdote qui m’a fait hurler de rire.

    Philippe Caubère est déjà venu à l’Athénée : la première fois, c’était en septembre 1994 pour Le Roman d’un acteur.

    À la fin des représentations, pour saluer l’énorme succès du spectacle, l’Athénée avait décidé de commander un nabuchodonosor.
    “C’est quoi, un nabuchodonosor ?” vous demandez-vous peut-être (en tout cas, moi, c’est ce que j’ai demandé à Patrice) : eh bien, c’est une bouteille de champagne de 15 litres. Elle équivaut à vingt bouteilles ordinaires, mesure 75 cm (mais oui, jusqu’à vos mi-cuisses si vous faites la même taille que moi) et pèse plus de 10 kilos.

    Bref, tout le monde était réuni à la fin de la dernière représentation autour de l’énorme bouteille, quand quelqu’un a émis l’idée festive (mais stupide, comme vous le verrez par la suite) de la sabrer. L’employée du fournisseur de champagne a bien essayé de s’y coller, mais un ami de Philippe Caubère a insisté pour prendre les choses en main.

    Dominique, le directeur technique de l’Athénée, a pensé à intervenir pour arrêter l’opération : mais, comme il me l’a raconté un peu plus tard, il n’en a pas vraiment eu le temps. Le monsieur à gros bras s’était déjà mis en position avec un petit sabre et, dans un grand mouvement, a.... explosé la bouteille.

    C’est ainsi que cinquante personnes se sont retrouvées debout, en cercle, à regarder en silence quinze litres de champagne détremper nonchalamment la moquette.

    Il se trouve que l’Athénée avait également commandé de la nourriture japonaise pour accompagner le champagne. Dans le silence hébété, on a donc pu entendre la voix de Jano, régisseur général, prédire sur un ton consterné : “oh là là, mes pauvres, vous allez avoir beaucoup de sushis”. Mais je ne sais pas si beaucoup de gens ont ri.


    Clémence Hérout


  • DERNIERE SEMAINE • Coulisses




    maisalo


  • Philippe occupe le couloir • Coulisses




    En général, à l’Athénée, on a un problème de loges. Trop peu nombreuses pour accueillir les artistes, surtout sur les spectacles musicaux, elles doivent souvent être partagées à plusieurs voire s’étendre littéralement sous la scène, où l’équipe technique ménage des coins d’intimité pour les musiciens.

    Avec La Danse du diable, Philippe Caubère n’a pas ce problème : et pour cause, il est seul en scène. C’est la raison pour laquelle il a carrément pu se réserver un couloir de loges, qu'il a isolé du reste du Théâtre par un rideau :

    Athénée - La Danse du dable

    Pour ma part, je n’ai pas encore osé franchir ce rideau fermé. Mais quelque chose me dit que je vais pouvoir le faire très bientôt pour vous proposer une interview de Philippe Caubère sur le blog! Affaire à suivre.

    La Danse du diable se joue jusqu'au 7 décembre !


    Clémence Hérout


  • Une production endiablée • Coulisses




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  • À côté du cadavre • Coulisses




    Lundi soir, La Danse du diable de Philippe Caubère avait laissé l’Athénée au lundi musical intitulé Mon Cadavre est doux comme un gant où l’on a pu entendre notre chouchoute, la chanteuse Julie Fuchs (souvenez-vous, c’est elle qui avait gagné le strapontin d’or décerné par l’équipe en 2013) et le pianiste Alphonse Cemin dans des textes de Louise de Vilmorin mis en musique par Francis Poulenc, Georges Auric ou Guy Béart.

    Mon cadavre est doux comme un gant

    La salle étant pleine à craquer, je m’étais planquée dans les coulisses avec Dominique, le directeur technique, qui aura suivi le concert depuis le foyer des comédiens –travailler à la technique revient en effet souvent à voir les spectacles de côté ou de tout en haut là-bas très loin.

    J’ai ainsi :

    - testé les connaissances de Dominique et les miennes sur les dates de naissance et de décès de Fauré, Debussy, Satie, Stravinski ou Poulenc (je vous aide en les mettant dans l’ordre)

    - croisé Julie Fuchs faisant des vocalises pieds nus (sauf erreur de ma part, elle n’a pas mis de chaussures non plus sur scène mais, par la magie des vêtements longs, il est fort probable que vous n’ayez rien vu)

    - salué Alphonse Cemin en smoking (vil stratagème pour essayer de paraître plus vieux que son âge, mais c’est peine perdue! Tout le monde sait qu’en vrai, il a quatorze ans)

    - entendu en sourdine le concert entrecoupé d’une présentation du programme par les artistes ou d’extraits d’interviews de Louise de Vilmorin, où l’on pouvait par exemple l’entendre dire “ce qui est vrai et beau, c’est ce qui me touche” (car oui, il y a des choses vraies et moches, mais je ne citerai personne)

    - deviné le ballet dans l’escalier des quelques agents d’accueil quittant discrètement les lieux après le début du concert

    - aperçu moult micros et caméras, car le concert était enregistré.

    Le prochain lundi musical aura lieu le 30 mars : il s’agira de La bonne Chanson, récital pour piano et ténor sur des oeuvres de Fauré ou Mahler.

    En attendant, vous pouvez voir La Danse du diable de Philippe Caubère jusqu’au 7 décembre !

    Bon mercredi


    Clémence Hérout


  • Le diable is back • Perspective




    fde


  • Les pilules du diable • Pleins feux




    À la dernière première (vous suivez?), on vous avait distribué des dragées, puisque le concert s’intitulait Des Fleurs pour la mariée.

    Pour la première de La Danse du diable, l’Athénée a trouvé du piquant et du doucereux, du rose et du vénéneux, du bonbon et de l’acide, de l’enfantin et du diabolique, rassemblés dans une petite chose qui se mange.

    Athénée Pilule du diable Confiserie SIC Nice Bonbons Clémence Hérout
    Julia et Léa accueillaient en effet les spectateurs dans le hall avec des petites “pilules du diable” fabriquées en France par la confiserie traditionnelle SIC, située près de Nice.

    Athénée Danse du diable Pilule du diable Confiserie SIC Nice Bonbons Clémence Hérout

    Athénée Danse du diable Pilules du diable Confiserie SIC Nice Bonbons Clémence Hérout

    Athénée Danse du diable Pilules du diable SIC Confiserie Nice Bonbons Clémence Hérout


    Les Pilules du diable portent bien leur nom puisque, sous leur aspect rose inoffensif, elles  se révélaient diablement acidulées pendant quelques secondes avant de laisser place à un goût sucré.

    Comme il en restait après la représentation, j’en ai piqué et en ai maintenant plein mon sac à main. Hin hin hin.


    La Danse du diable de Philippe Caubère continue presque tous les soirs, mais le blog fait une petite pause ! Vous retrouverez Le Tone le 25 novembre.

    Notez bien le concert avec Julie Fuchs, Mon Cadavre est doux comme un gant, le lundi 24 novembre dans le cadre des lundis musicaux de l'Athénée !

    Bon week-end.

    Clémence Hérout


  • Quelle danse ! • Coulisses




    oh

    fds
     


  • Le châle rouge à carreaux • Coulisses




    Hier, c’était le 11 novembre. J’imagine que beaucoup d’entre vous en ont profité pour rester chez eux en vieux survêtement à lire des bouquins ou faire mollement du rangement en traînant sur internet. N’ayez pas honte de l’avouer, j’aurais fait pareil si j’avais pu.

    L’équipe de l’Athénée et du spectacle de La Danse du diable était au Théâtre hier, puisque Philippe Caubère jouait à 19h. En attendant la représentation, je me suis promenée dans l’Athénée en me demandant si la salle serait pleine –réponse plus tard dans la soirée : oui. Comme quoi, il n’y a peut-être pas tant de gens que cela qui rêvent de passer tout leur 11 novembre en pyjama.

    Athénée public 11 novembre 2014 Philippe Caubère Danse du diable

    Ceci est une photo pourrie prise avec un téléphone.


    Je me suis bien gardée de déranger Philippe Caubère dans sa loge, mais j’ai croisé quelques membres de l’équipe technique, comme Claire, Sébastien, Yoann, Jano, Richard ou Manu. Sur scène, le décor était en place. Enfin, quand je parle de décor, le mot est peut-être un peu fort, car il se résume plutôt à quelques accessoires :

    Athénée La Danse du diable Philippe Caubère Clémence Hérout

    Athénée Danse du diable Phlippe Caubère Clémence Hérout

    Un bébé-projecteur de face...

     

    Athénée Danse du diable Clémence Hérout Philippe Caubère

    et de profil.

     

    Athénée Danse du diable Phlippe Caubère Clémence Hérout

    Cachée dans les coulisses.

     


    Preuve, si besoin était, qu’il n’y a pas toujours besoin de beaucoup de matériel pour faire un beau spectacle.

    Pour voir La Danse du diable, vous avez jusqu’au 7 décembre !

    Bon mercredi.


    Clémence Hérout


  • Prenez note • Entretien




    az


  • Allez au diable! • Pleins feux




    Le diable n’y verrait goutte : la première du spectacle de Philippe Caubère, qui aurait dû avoir lieu mardi, avait été repoussée sans certitude sur la date de report. L’équipe de l’Athénée faisait une mine du diable en attendant, mais une répétition générale a finalement pu avoir lieu hier.

    Tout le monde s’est donné un mal du diable pour qu’elle se déroule au mieux : c’est ainsi que, en ce jour où la météo donne l’impression que le diable bat sa femme et marie sa fille (en tout cas à Paris), j’ai le plaisir de vous annoncer que la première de La Danse du diable aura lieu ce soir. Comme quoi, le diable n’est pas toujours à la porte d’un pauvre homme.

    J’espère que vous ne profiterez pas du week-end pour vous en aller à tous les diables ou vous laisser envahir par les diables bleus : même quand on ne croit ni à diable ni à Dieu, on sait que Philippe Caubère est diablement mythique et qu’il s’est donné au diable pour que le spectacle ait lieu ce soir. Il vaut en effet toujours mieux tuer le diable plutôt que le diable vous tue.

    Je vous donne donc rendez-vous aux applaudissements : que le diable m’emporte si vous n’y faites pas le diable à quatre !

    À ce soir.

    Clémence Hérout


  • La Chaleur humaine • Coup de théâtre




    anfer

    freee


  • Si vous croyez sauver la situation... • Coup de théâtre




    Bon. La première de La Danse du diable par Philippe Caubère, qui aurait dû avoir lieu hier, a dû être reportée (pas de panique, personne n’est mort).

    En attendant, les équipes de la billetterie, des relations publiques et de la communication s’emploient à prévenir tout le monde, à commencer par tous les spectateurs qui avaient acheté leur billet pour une représentation cette semaine. On souhaite donc bon courage à Isabelle, Sylvie, Mohamed, Isabelle (y en a deux), Alexandra, Florence, Léa et Julia.

    J’aurais bien aimé vous apprendre quelque chose d’intéressant sur le spectacle en attendant qu’il commence, mais tout ce qui me vient à l’esprit, c’est cette affiche que l’Athénée a placardée dans le métro en début de saison :

    Athénée affiche Malte Martin
    (c) Malte Martin



    On vous tient au courant. À très vite !


    Clémence Hérout


  • Accident des travaux artistiques • Coulisses




    SOS

    derc
     


  • La beauté du diable • Perspective




    L’acteur Philippe Caubère commencera les représentations de La Danse du diable demain à l’Athénée. Il dédie son spectacle à Jean Babilée, danseur décédé en janvier dernier.

    Né en 1923 à Paris, Jean Babilée entre en 1936 à l’Opéra de Paris : maquisard pendant la seconde guerre mondiale, il rentre à Paris à la Libération et crée le ballet Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit sur un livret de Jean Cocteau dès 1946.
    On retiendra également son interprétation de Life, créé pour lui par Maurice Béjart, ou sa collaboration à des spectacles de chorégraphes contemporains comme François Verret ou Josef Nadj.

    Jean Babilée travaille également en tant qu’acteur de théâtre et de cinéma : il joua par exemple à l’Athénée en 1959 dans une pièce de Tennessee Williams, mais également dans une mise en scène de Peter Brook ou dans le film Duelle de Jacques Rivette.

    Voici quelques vidéos de lui, pour bien commencer votre lundi matin :

    Dans le film Auditorium de Michel Drach en 1968 :

    Lien direct


    Dans Life de Maurice Béjart en 1979 :


    Lien direct

    Extrait du film Le Mystère Babilée de Patrick Bensard (2000), où l’on voit Jean Babilée parler du Jeune Homme et la Mort, puis quelques moments du ballet filmé :


    Lien direct

    À demain pour la première !


    Clémence Hérout


  • Entrainez-vous avant le 4 novembre • Coulisses




    KLM


  • De Gaulle a raison • Pleins feux




    Cet après-midi, l’Athénée accueillera Philippe Caubère et son équipe pour la recréation de son spectacle La Danse du diable, qui commencera mardi.

    En attendant, je vous propose une sélection de scènes où il apparaît au cinéma :

    En 1979, Caubère interprétait Molière dans le film Molière d’Ariane Mnouchkine. Voici une scène où il lit sa pièce L’Étourdi à sa troupe.

    Lien direct



    Dans La Gloire de mon père et Le Château de ma mère d’Yves Robert, il joue le père, Joseph Pagnol : c’est lui, avec ses petites lunettes rondes.


    Lien direct


    Lien direct

     

    En 2007, il interprète un parrain du grand banditisme dans Truands de Frédéric Schoendoerffer, avec entres autres Béatrice Dalle et Benoît Magimel.


    Lien direct

     

    Et en apéritif d’ici mardi, voici un extrait de La Danse du diable, où vous comprendrez d’où vient le titre de cet article.

    Lien direct

    Bonne journée à tous.


    Clémence Hérout


  • Une petite Biographie rapide • Coulisses




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    nbvmon


  • AbéCaubère • Pleins feux




    La semaine prochaine, La Danse du diable de Philippe Caubère s’installera à l’Athénée pour plus d’un mois.
     
    Sur le modèle des abécédaires qu’il nous propose actuellement en vidéo (à regarder ici! La lettre U paraîtra aujourd’hui), voici un petit alphabet pour (re)découvrir Philippe Caubère :


    Acteur et Auteur (et Athénée aussi, où Caubère a joué en 1994 et 2000)

    Babilée (Jean), danseur à qui Caubère dédie ces représentations de La Danse du diable

    Ciné-Rio de Bruxelles, où une première version de La Danse du diable a été créée

    Danse du diable, créée en 1981 et recréée en 2014

    École, que Caubère a détestée

    Ferdinand Faure, alter ego imaginaire de Caubère, personnage de La Danse du diable

    Gloire de mon père et Le Château de ma mère, dans lesquels Caubère a tourné

    Hébertot, théâtre parisien où Caubère a joué plusieurs fois

    Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée de Musset, la première pièce que Caubère vit au théâtre, et qui lui a laissé un mauvais souvenir

    Jules et Marcel, spectacle d’après la correspondance de Raimu et Pagnol, interprété par Caubère et Michel Galabru

    Koltès, dont les pièces laissent Caubère complètement indifférent (il préfère aller manger, nous dit-il)

    Lorenzo dans Lorenzaccio de Musset, interprété par Caubère dans la Cour du Palais des Papes au Festival d’Avignon en 1989

    Molière, que Caubère interpréta dans le film éponyme d’Ariane Mnouchkine

    Nîmes, où Caubère a joué dans les Arènes le spectacle Recouvre-le de lumière en hommage à un toréro

    Otomar Krejca, metteur en scène tchèque avec qui Caubère a travaillé en 1979

    Petit Dédé, personnage de La Danse du diable

    Quartiers d’Ivry, théâtre où fut repris La Danse du diable en 1981

    Roman d’un acteur, fresque théâtrale en onze épisodes écrite et jouée par Caubère de 1986 à 1993

    Soljenitsine, dont on entend parler dans La Danse du diable, ou presque

    Tintin, car Caubère a qualifié Le Roman d’un acteur de “feuilleton burlesque et romantique, quelque chose entre Tintin et La Recherche du temps perdu” (tout un programme!)

    Urgent crier ! d’André Benedetto, mis en scène par Caubère en 2011

    Vauvenargues, où se trouve un château dont on entend parler dans La Danse du diable

    www.philippecaubere.fr, l’adresse de son site internet

    XXIe siècle, où Caubère continue à marquer la vie théâtrale

    Yves Robert et Yves Boisset, réalisateurs de films où Caubère a joué

    Zemmour et Naulleau, dont Caubère a comparé l’activité télévisuelle à de la prostitution


    À la semaine prochaine pour la recréation de La Danse du diable !

    Clémence Hérout


  • Le retour (Partie 1) • Perspective




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  • L'amour désintéressé • Coulisses




    Si vous avez bien suivi, vous savez que j’entretiens une histoire d’amour passionnée, purement photographique et non-réciproque avec le lustre de la grande salle.

    Conçu par Christophe Ouvrard, le décor de The Consul offrait ainsi de belles possibilités en termes de reflet et jeu de transparence :

    Athénée The Consul reflet

    Athénée The Consul lustre

    Athénée The Consul lustre

    Le blog prend ses vacances de la Toussaint et sera de retour le 27 octobre. La Danse du diable de Philippe Caubère se jouera à partir du 4 novembre !


    Clémence Hérout


  • Les Lundis en perspective • Perspective




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  • Qu'est-ce qu'on fête ? • Coup de théâtre




    Avant-hier, c’était la première édition des lundis musicaux avec le concert Des Fleurs pour la mariée, où l’on a pu entendre une oeuvre offerte par Schumann à sa femme comme cadeau de mariage (en toute simplicité).

    Pour rester dans le thème du mariage, l’Athénée a décidé de faire une petite surprise de première en offrant des dragées de la maison Médicis à tous les spectateurs présents.



    Athénée - dragées

    Athénée dragées

    Athénée - dragées

    Il y a eu quelques réactions surprises (“des dragées ? Qu’est-ce qu’on fête?” ou “Mais pourquoi distribuez-vous des boules Quiès?”), mais les paniers de Léa et Julia, chargées de la distribution, étaient quasiment vides à la fin.

    Mon petit doigt me dit que des surprises seront à prévoir à chaque première, en rapport avec le thème du spectacle ! Je vous donne donc rendez-vous le 4 novembre pour La Danse du diable de Philippe Caubère.

    Bon mercredi

    Clémence Hérout


  • C'était LUNDI • Coulisses




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  • Happy lundi • Pleins feux




    Je viens rarement à l’Athénée le lundi. Si le Théâtre est régulièrement loué pour des événements externes qui occupent l’équipe, c’est normalement jour de relâche pour les spectacles.

    Il y a une nouveauté ce soir : enfin “nouveauté”, façon de parler, car les lundis musicaux ont déjà existé.

    À la fin des années 1970, le mécène et homme d’affaires Pierre Bergé a dirigé l’Athénée, avant de le céder à l’État pour un euro symbolique en 1982. Il ouvre une deuxième salle à l’Athénée, la petite salle Christian-Bérard que vous connaissez peut-être (c’est tout en haut) et qu’il consacre au théâtre d’essai ; sa programmation mêle spectacles relativement classiques et jeunes talents, mais laisse également la part belle à la musique : les lundis musicaux donneront lieu à 250 concerts où l’on pourra entendre les plus grands chanteurs lyriques de l’époque.

    Les lundis musicaux reviennent donc à l’Athénée à partir de ce soir : le directeur actuel, Patrice Martinet, les a confiés à Alphonse Cemin, l’un des fondateurs de l’ensemble Le Balcon plusieurs fois programmé à l’Athénée.

    Ce soir, Alphone Cemin accompagnera donc au piano deux chanteurs, Damien Pass et Léa Trommenschlager, dans une oeuvre que Schumann a composée pour sa future femme. Des fleurs pour la mariée dure cinquante minutes et commencera ce soir à 20h !

    Clémence Hérout


  • Le LUNDI c'est ... • Perspective




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  • Il pleut des Kinder • Coulisses




    Hier soir, c’était la première de l’opéra The Consul à l’Athénée. Quelques heures avant la représentation, en passant dans les couloirs, on pouvait voir ça devant les portes de chaque loge :

     

     


    (Mon Dieu, mais ces photos sont pourries ! Désolée, elles ont été prises avec un téléphone) 

    Aucun des membres de l’équipe administrative et technique que j’ai interrogés n’a pu apercevoir le mystérieux livreur de chocolats, qui a manifestement agi en toute discrétion. Même Mano, qui a pourtant son bureau juste devant un couloir de loges.

    Et comme nous sommes tous très honnêtes, nous nous sommes retenus tout l’après-midi de piquer ces Kinder destinés aux artistes.

    D’après Andrea qui travaille au Théâtre, le chocolat n’est pas toujours recommandé pour les cordes vocales des chanteurs, ce qu’a confirmé Amandine après une rapide recherche sur internet. Du coup, Patricia se demande si le lutin à Kinder n’a pas plutôt tenté de donner dans le sabotage.

    Si c’est le cas, cela ne s’est pas entendu. À croire que les chanteurs de The Consul ont des cordes vocales résistantes. Ou qu’ils ont mangé leurs Kinder après la représentation.

    Hier soir, on a aussi entendu l'alarme incendie de l'Athénée suite à un petit problème de cuisson au bar, ou aperçu ce panneau dans le foyer des comédiens :

    Il vous reste trois possibilités d’aller voir The Consul ! Demain soir, samedi soir et dimanche à 16 heures.

    Bonne journée

    Clémence Hérout


  • Ce soir c'est la première de "the Consul" mais n'oubliez pas ... • Entretien




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  • Artavazd, Ainhoha, Inaki et les autres • Coulisses




    Vendredi dernier, nous avons rencontré l’équipe de The Consul, l’opéra qui commence demain à l’Athénée.

    Comme souvent avec les productions musicales, il y avait beaucoup de monde. En vrac, on a vu :

    Douze chanteurs

    Une vingtaine de musiciens

    Une metteuse en scène, un scénographe, un vidéaste, un créateur de lumières, un régisseur...

    Un tromboniste qui cherche un clic-clac.

    Une chanteuse qui s’appelle Ainhoha et qui vient jouer pour la quatrième fois à l’Athénée (vous l’avez peut-être vue dans La Cour du Roi Pétaud, Les Brigands et La Carmencita).

    Un chef d’orchestre espagnol qui a un prénom à consonance japonaise et un physique de Danois.

    Des jeunes figurants, élèves au lycée Montesquieu d’Herblay.

    Un chanteur interprétant le magicien et qui porte le prénom parfait pour le rôle : Artavazd.

    Vincent, le directeur du Théâtre d’Herblay qui a coproduit The Consul.

    Bérénice, la metteuse en scène qui nous a raconté sa première venue à l’Athénée : c’était en 1993, elle avait dix-sept ans, elle venait voir Ondine, et elle a espéré y revenir un jour, mais en tant qu’artiste. Son rêve s’est désormais réalisé, puisque l’opéra The Consul se jouera de demain à dimanche !

    Bonne journée

    Clémence Hérout


  • The Consul : Acte 2 et 3 • Pleins feux




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  • La noblesse de la grâce et le plaisir de la douceur • Pleins feux




    G.-C. Menotti est le compositeur de l’opéra The Consul, qui commencera mercredi à l’Athénée.

    Né en 1911 en Italie dans une famille de huit enfants, il s’installa aux États-Unis à l’âge de dix-sept ans. D’abord compagnon du compositeur Samuel Barber, il partagea la plus grande partie de sa vie avec le chef d’orchestre Thomas Schippers.

    Compositeur d’une vingtaine d’opéras dont il fut aussi l’auteur des textes en italien ou, majoritairement, en anglais, il écrivit des livrets d’opéras pour Samuel Barber, fut professeur de musique et composa des ballets, concertos ou oeuvres de musique de chambre.
    Il fonda le Festival des deux Mondes en Italie puis aux États-Unis, mais regretta publiquement le temps qu’il dut consacrer à sa direction au détriment de la composition.

    Menotti


    Si certains critiques ont qualifié la musique de Menotti de sentimentale et sans audace, beaucoup ont aussi salué son incroyable aisance dans le style lyrique, qui ferait aimer l’opéra aux plus récalcitrants.

    À une époque où la musique allait vers toujours plus d’audace et de déconstruction, l’oeuvre de Menotti parut presque révolutionnaire par son (relatif) conservatisme assumé. Commentant son opéra The Last Savage, il déclarait par exemple avoir “osé s’écarter complètement des dissonances à la mode pour s’efforcer modestement de redécouvrir la noblesse de la grâce et le plaisir de la douceur”.

    Créé en 1950, The Consul raconte le combat d’opposants politiques contre la bureaucratie et reste son opéra le plus connu : il lui valut deux prix prestigieux (le prix Pulitzer et le Drama Critics Circle Award) et fut joué à Broadway pour 269 représentations.

    Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, G.-C. Menotti est décédé en 2007 à Monaco, à l’âge de 95 ans. Vous pouvez écouter quelques extraits de The Consul sur le site de l'Athénée.

    Sources : base de données Brahms et nécrologie parue dans le New York Times le 2 février 2007.

    Clémence Hérout


  • The Consul : Acte 1 • Pleins feux




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    PLOU une secretaire  


  • Et bim • Coulisses




    L’Athénée est un vénérable théâtre. Âgé de presque cent vingt ans, il a connu des guerres, des émeutes, des travaux de rénovation, de nombreux directeurs et des milliers de spectateurs.

    Il a survécu à tout. Tout ? Non ! Car un spectateur doté d’irréductibles bras résiste encore et toujours à la grande douceur :

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    C’est vrai que les portes permettant d’accéder à la salle ne sont pas pratiques, mais le mur, lui, ne vous a rien fait. Merci pour lui.

    Bon mercredi !

    Clémence Hérout


  • Sur la route avec Clémence • Pleins feux




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  • Coup de pompes • Coup de théâtre




    Vous connaissiez déjà les chemises de Dominique, directeur technique de l’Athénée.

    Sachez que Dominique porte aussi des chaussures qui tabassent, mais qu’il n’est pas le seul à l’Athénée.

    Je vous propose donc un petit portrait en pieds de Dominique (directeur technique) Alexandra (chargée des relations avec les publics), Claire (attachée de presse), Muriel (chanteuse lyrique passée par trois fois à l’Athénée) et moi (je pense que vous situez).

    (pour davantage de piment, les photos ne sont pas dans l'ordre)


     

    Lorsque j'ai prévenu les intéressés que leurs petits pieds allaient se retrouver sur le blog, Muriel m'a fait cette réponse en image :

    "J'attends de pied ferme!"

    Au Théâtre, Canti d’amor de Monteverdi s’est terminé hier ! Rendez-vous la semaine prochaine pour The Consul.

    Bon début de semaine

    Clémence Hérout


  • Tout le monde debout pour le CANTI D'AMOR • Pleins feux




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  • Jeunes et belges • Pleins feux




    Ils sont nombreux.

    Ils sont jeunes et belges.

    Ils parlent flamand, allemand, anglais, néerlandais, français.

    Ils jouent du violon baroque ou un étrange petit clavecin, ils chantent sur de l’aluminium ou des tapis roses en pilou et font même un peu de tai-chi.

    Ils s’appellent Stijn, Mathis, Tiyying, William, Janneke, Naomi, Wouter, Seie, Camilla, Gema, Laurène, Johanna, Herlinde, Ruben, Léonard, Miranda, Lies, Linde ou Pepa.

    Ils interpréteront des Chants d’amour de Monteverdi à partir de ce soir pour quatre représentations à l’Athénée, et ils vous attendent.

    À ce soir pour la première !

    Clémence Hérout


  • DEMAIN on chante l'amour • Pleins feux




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  • Les amours d'Ariane • Pleins feux




    Le premier spectacle de la saison commence jeudi ! Ce sont des chants d’amour sélectionnés dans l’oeuvre du compositeur Claudio Monteverdi et mis en scène : au-delà du concert mais pas vraiment opéra pour autant, le spectacle vous propose donc un pas de côté hors des disciplines artistiques habituelles.

    Les oeuvres choisies sont tirées de madrigaux de Monteverdi (composition pour voix et souvent instruments, généralement sur un texte poétique), mais aussi de son opéra Arianna.

    Vous n’avez jamais entendu parler de l’opéra Arianna ? C’est normal, la partition en a été perdue, à l’exception d’une page, appelée le Lamento.

    Créé en 1608 dans un théâtre de cinq mille places (mais oui !) au Palais Ducal de Mantoue en Italie, Arianna a été composé pour le mariage d’un prince. Il raconte l’histoire d’Ariane dans une version où, après avoir été abandonnée par Thésée, elle tombe amoureuse de Bacchus, qu’elle épouse.

    Le Lamento, le seul extrait qui nous reste, intervient au moment où Ariane apprend le départ de Thésée. Alternant entre amour et haine, désespoir et révolte, tristesse et colère, humiliation et élégance, il est à lui seul considéré comme un chef d’oeuvre de la musique baroque et résume le don de Monteverdi pour unir texte et musique au service de l’émotion.

    Canti d’amour de Monteverdi dirigé par Nicolas Achten et mis en scène par Wooter Van Looy se joue de jeudi à dimanche.

    Clémence Hérout


  • TRANZPARANZE • Pleins feux




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  • Bonjour moquette • Coulisses




    Quand vous venez à l’Athénée et que vous vous extasiez sur les jolis fauteuils et les beaux lustres, sachez que certains membres du personnel ont droit, eux, à une moquette grisâtre dégueu datant des années 80 (et avons-nous besoin d’un débat sur la mode des années 80? Non).

    Enfin, ils AVAIENT droit. Car comme Le Tone vous l’a dit mardi, la moquette a été changée dans certains bureaux. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup.

    Voici un petit avant/après dans les bureaux des relations publiques et de la communication :

     

    AVANT

     

    APRÈS




    Le Tone vous le disait aussi, il y a un autre changement dans ce bureau : Florence, partie pendant un an pour participer à l’effort démographique de la France, est revenue. Elle participe toujours à l’effort démographique de la France, mais maintenant elle travaille aussi en même temps. Courage Florence (et les autres). Et, dans les moments difficiles, n’oubliez pas:

    A clean house is a sign of a wasted life


    Littéralement, “une maison nettoyée est signe d’une vie gâchée” (ou “nettoyer chez soi est une perte de temps”)

    Antoine, qui la remplaçait pendant son congé maternité, travaille désormais au Théâtre National de Strasbourg (bonjour aux Alsaciens !).

    Bon week-end et à la semaine prochaine pour les Chants d’amour de Monteverdi !

    Clémence Hérout



  • Oh Claudio • Pleins feux




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  • Chère Stéphanie, cher Christophe, chère Marie-José • Coup de théâtre




    Avant l’été, je vous avais dit que je serais ravie de recevoir des cartes postales de vous à l’Athénée. Beaucoup d’entre vous n’ont pas exaucé mon souhait (vu le nombre que vous êtes, ce n’est d’ailleurs peut-être pas plus mal).

    À ma rentrée à l’Athénée, j’ai donc été particulièrement touchée de trouver ce faire-part de naissance de Stéphanie et Christophe, qui sont désormais parents d’une petite Camille.


    (ce bébé n’ayant pas demandé à voir sa tête sur internet, je ne mets que les pieds)

    J’ai également été très heureuse de recevoir cette carte postale de Marie-José depuis la Provence :




    Encore merci à vous trois! Pour tous les autres, rassurez-vous, vous pourrez vous rattraper au 1er janvier :-)

    Clémence Hérout


  • LA RENTREE DU BLOG • Coulisses




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  • Le blog de l’Athénée, des sensations pures • Coup de théâtre




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