la cantatrice chauve

Eugène Ionesco, Jean-Luc Lagarce


texte Eugène Ionesco
mise en scène Jean-Luc Lagarce


avec Mireille Herbstmeyer, Jean-Louis Grinfeld, Marie-Paule Sirvent, Emmanuelle Brunschwig, Olivier Achard, Christophe Garcia, François Berreur

décor Laurent Peduzzi
lumière Didier Etievant
costumes Patricia Dubois
regard extérieur François Berreur

production : Compagnie Les Intempestifs I production déléguée : Les 2 Scènes–Scène nationale de Besançon I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
La Cantatrice fait ses adieux, dernière occasion de voir la mise en scène de Jean-Luc Lagarce !

Pelouse anglaise, salade anglaise et feu d’artifice de vérités bigarrées, La Cantatrice chauve fête cette année ces soixante-sept ans sans quitter la scène. 

Qu’on se rassure, elle n’a pas mis une goutte d’eau anglaise dans son vin anglais, et continue d’enivrer par sa verve déchaînée. Pimpante et portant beau dans la mise en scène de Jean-Luc Lagarce avec les acteurs d'origine, elle a pris son rond de serviette à l’Athénée, et on se réjouit de ces retrouvailles, forcément explosives.

– Mes excuses, mais il me semble que j’ai déjà vu cette pièce quelque part… Je me souviens qu’il y avait déjà une pelouse anglaise, de la salade anglaise, de l’eau anglaise et des femmes habillées comme la reine d’Angleterre, avec des tailleurs roses et des chapeaux à fleurs.

– Mon Dieu, comme c’est curieux, moi aussi, il me semble…  Oui, il y avait des gens qui sautaient sans arrêt des coqs aux ânes et des cravates orange. Et puis un pompier et une bonne, qui s’appelait Mary.

– Comme c’est bizarre et quelle coïncidence ! Moi aussi, j’ai vu cette étrange pièce-anti-pièce. Je crois que c’était au théâtre de l’Athénée en 2006 et que la mise en scène était de Jean-Luc Lagarce. Vers la fin, un monsieur s’exclamait : “kakatoès !” et tout le monde riait.

– C’est bien possible, ce n’est pas exclu, c’est plausible. Mais je crois bien avoir moi aussi revu cette pièce à l’Athénée, mais en 2009, et la mise en scène était par contre de Jean-Luc Lagarce. 

– Comme c’est étrange, comme c’est curieux, on dirait que cette pièce est de retour. Et qu’il y a de nouveau une pendule anglaise et un petit jardin très simple.

– C’est bien possible. Au fond, cette pièce ressemble à la Cantatrice chauve : elle se coiffe toujours de la même façon.

 
dates et horaires des représentations
autour du spectacle :
dialogues : rencontre avec l'équipe artistique
à l'issue du spectacle au foyer-bar
mardi 23 janvier 2018 > entrée libre


audiodescription
La séance du 21 janvier à 16h proposée en audiodescription est annulée pour des raisons indépendantes de notre volonté. Nous vous prions de nous en excuser.
informations : Mohamed Tabi 01 53 05 19 11 / mohamed.tabi@athenee-theatre.com
 
on en parle...
C’est l’un des meilleurs spectacles de théâtre de ces dernières années, mais il a été créé en... 1991. À l’époque, l’auteur et metteur en scène Jean-Luc Lagarce est encore vivant. [...]. L’année où il aurait eu 50 ans, en 2007, ses amis, et son fidèle ayant droit, François Berreur, décident d’organiser une «année Lagarce», pour mieux faire connaître l’oeuvre du dramaturge, mais aussi son travail de metteur en scène, englouti par le temps, contrairement aux textes, qui eux demeurent. La petite bande choisit La Cantatrice. [...] - Le Monde -
"François Berreur reprend ce spectacle en tentant de le rendre aussi proche que possible de sa forme originale. Il est ainsi parvenu à réunir les comédiens qui furent de l’aventure, à retrouver le décor miraculeusement intact et à reproduire les costumes, lesquels avaient disparu dans un incendie. Pour ce qui est de la mise en scène tirée au cordeau, chacun a rassemblé ses souvenirs de ce spectacle, resté, comme on dit, dans les jambes. Disons-le tout net, cette Cantatrice franchit brillamment la barrière du temps..." - Télérama -
On dirait un décor de film de Tati : une coquette maison blanche "dans les environs de Londres". "Enfant" de la télévision, Jean-Luc Lagarce s’est inspiré des feuilletons pour pousser l’absurde à l’extrême et, avait-il dit, "prendre au pied de la lettre un certain nombre de répliques". Ce qui donne un spectacle joyeusement décalé, malgré des allusions sexuelles superflues. Surprenante, la fin interrogera le public. "La Cantatrice chauve est une pièce sur l’absurde évidemment, mais le spectacle que j’en ai tiré n’est pas si absurde que cela, il est au contraire très logique", avait indiqué l’auteur. Il connaissait bien la version mise en scène par Nicolas Bataille en 1957 - l’année de sa naissance - à la Huchette, (où elle est toujours à l’affiche) et l’a allègrement dépoussiérée. - Le Figaro -
"Une mise en scène solaire avec des comédiens exceptionnels." - La Dispute (France Culture) -
"Une réussite : Si vous aimez le nonsense, la folie anglaise et le 12ème degré, vous passerez un excellent moment dans le jardin d'Elisabeth et Donald, petits bourgeois de la banlieue de Londres. Dépaysement loufoque garanti." - Les 5 Pièces -
"La joie comique et l'esprit de l'auteur envahissent tous deux la salle. Cette Cantatrice chauve appartient définitivement au répertoire et il s'agit de foncer la découvrir." - Toute la culture -
"L’heure et demi de spectacle se clôture en fanfare avec le sentiment que le théâtre de l’absurde a encore de beaux jours devant lui. Les comédiens donnent une tonalité proche des Monty Pythons voire d’Absolutely Fabulous qui ravira les inconditionnels d’humour anglais." - Publik'art -