manga-café / trouble in tahiti

Pascal Zavaro, Leonard Bernstein


8 > 14 juin 2018 réserver
grande salle • 2h entracte compris
Manga-Café (livret et musique) Pascal Zavaro
Trouble in Tahiti (livret et musique) Leonard Bernstein


direction musicale Julien Masmondet
mise en scène Catherine Dune
avec l' Ensemble Les Apaches


avec Éléonore Pancrazi, Laurent Deleuil, Morgane Heyse, André Gass, Philippe Brocard

conseiller artistique Didier Henry
scénographie Elsa Ejchenrand
lumière Patrice Lechevallier
auteur de costumes Élisabeth de Sauverzac
chef de chant Thomas Palmer
vidéo Maxime Trevisiol

production : Musiques au Pays de Pierre Loti / ArtemOise I coproduction : Théâtre Impérial de Compiègne I avec le soutien de l'ADAMI, du Fonds de création lyrique, de la DRAC Hauts-de-France, de la Spedidam, de la mairie de Paris, du Crédit Agricole Brie Picardie, de la Caisse des dépôts, de Maguelone, des éditions Billaudot, des éditions Durand-Salabert-Eschig I coréalisation : Théâtre de la Coupe d’Or à Rochefort, Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Swing jazzy et création contemporaine se répondent dans cette soirée pensée comme un spectacle en deux actes.

première partie Manga-Café (45 min) suivie d'un entracte, puis de la seconde partie Trouble in Tahiti (45min)

Rangez vos couronnes de fleurs, desserrez les sarongs, pliez les pagnes : ce n’est pas à Tahiti que se déroule ce trop rare opéra, dont Leonard Berstein, alors en voyage de noces, écrivit la musique réjouissante et le livret désenchanté. Loin de Bora-Bora, l’action se déroule dans le gris conjugal d’une proprette Amérique, envers de la rutilante page de magazine des années 1950. Dinah voudrait bien être heureuse avec Sam, mais les rêves exotiques de l’écran argenté sont tout de même plus sexy que sa cuisine équipée…

Plus de cinquante ans plus tard, à Paris, voici qu’une voix lui répond : "un jeune fondu de mangas, loser social prisonnier du monde virtuel, rencontre et secourt la femme idéale dans un train de banlieue. Réfugié derrière son écran d’ordinateur, et avec l'assistance en ligne d'une communauté d'internautes, il va entreprendre la conquête de la belle et sa propre métamorphose." C’est Manga-Café, une création composée en miroir par Pascal Zavaro, d’après un fait divers japonais.

Deux opéras en un acte liés avec fluidité par un même dispositif, et qui recèleront, peut-être, un happy end… Suspens que laisse entier la metteure en scène Catherine Dune : “Le couple du XXIe siècle va-t-il faire aboutir la quête de bonheur commencée cinquante ans plus tôt par Sam et Dinah ?”

 
dates et horaires des représentations
autour du spectacle :
préludes
Le musicologue François Lafon vient nous éclairer et donner des clés sur les œuvres une heure avant la représentation, en salle Christian-Bérard de 19h à 19h30.
mercredi 13 juin 2018 >  entrée libre
 
on en parle...
"Habilement ficelée, la mise en scène de Catherine Dune restitue la saveur douce-amère de ces deux comédies. [...] Le quintette vocal réunit de formidables talents dont celui d'Eléonore Pancrazi, valorisé par deux rôles principaux. Heureuse découverte que la jeune soprano franco-allemande Morgane Heyse, délicieuse Makiko, et irrésistible dans Bernstein. [...] Dans la fosse, Julien Masmondet dirige avec la tonicité requise le jeune et brillant orchestre Les Apaches. Voilà un spectacle enthousiasmant à ne pas manquer." - Les Echos -
"Rarement l'opéra a paru si actuel. Sur ce canevas à l'ironie douce-amère et à la portée philosophique, Zavaro pose une musique pleine d'invention, traversée par une énergie d'une furieuse modernité mais qui jamais n'entrave le lyrisme propre au sentiment amoureux." - Le Figaro -
"Un immense bravo au jeune ensemble les Apaches, collectif rebelle et pacifique, décidément à suivre, et à Julien Masmondet, son chef et fondateur, qui tient le tout avec talent et offre de sa fosse un spectacle de rythmes, de dynamiques et de couleurs." - Concert Classic -
"Éléonore Pancrazi apparaît tout simplement irrésistible et d’une drôlerie qui soulève la salle. Quel bel aigu aussi et quelle intelligence du texte. Le baryton Laurent Deleuil ne lui cède en rien et impose une présence forte avec un sens du phrasé très étudié, une tenue vocale qui réjouit à chaque instant. [...] Catherine Dune propose une mise en scène vivante et accrocheuse pour les deux ouvrages, dans un décor mouvant composé d’éléments divers que les protagonistes déplacent selon l’action : c’est à la fois simple et efficace. À la tête de l'Ensemble Les Apaches composé d’une quinzaine d’instruments, Julien Masmondet se trouve pleinement à l’aise avec ces musiques et révèle un sens rythmique de premier plan. Il impulse une dynamique qui jamais ne se relâche." - Ôlyrix -
"La partition de Pascal Zavaro apparaît comme un hommage à un siècle d’opéra français [...] une œuvre plaisante, dont le texte français est constamment intelligible, et qui passe comme une lettre à la poste, sans un seul temps mort. [...] L’humour des deux actes est traduit à merveille par le jeu d’acteurs, surtout dans Trouble in Tahiti où les trois membres du "chœur" adoptent des allures d’automates et des sourires figés et niais furieusement Fifties. En fosse, Julien Masmondet dirige avec l’indispensable sens du rythme qui permet aux œuvres d’avancer." - Forum Opéra -
"...Dans Trouble in Tahiti, Bernstein analyse avec l’acuité musicale qui lui est propre, les vertiges artificiels de la classe moyenne américaine, à travers un petit couple, très petit bourgeois, très convenable, et pourtant si dérisoire... décrit par 3 commentateurs (trio mâle et délirant)..." - Production Tours 2016 - Classiquenews.com -
"…Catherine Dune est l’organisatrice de cette mécanique. Elle maîtrise parfaitement la direction d’acteurs et la gestion de l’espace, dans les décors d’Elsa Ejchenrand, évoquant discrètement les années Chanel. Ces qualités se retrouvent dans Trouble un Tahiti (1952). Un jeune couple a tout pour être heureux grâce à l’ « American way of life » de l’après-guerre, mais il se délite imperceptiblement. Et le happy end final ne laisse pas augurer un bonheur durable pour Sam et Dinah…" Production Tours 2016 - Opéra magazine -