spectacles passés

saison 18-19


  • king arthur


    musique Henry Purcell
    direction musicale Frédérique Chauvet
    mise en scène Sybrand van der Werf
    avec l' Ensemble BarokOpera
    livret John Dryden
    lumière Sybrand van der Werf
    costumes et scénographie Sanne Puijk
    avec Marijje van Stralen, Elvire Beekhuizen, Oscar Verhaar, Mattijs Hoogendijk, Pieter Hendriks

    Eh oui, il s’agit bien la légende du roi Arthur… enfin, à peu près. Pour preuve : on y retrouve de la chevalerie, des épées et l’enchanteur Merlin. Et puis des sirènes, une pure et aveugle jeune première, une mémorable chanson à boire, les 242 mesures d’une passacaille d’anthologie, un peuple de glace que réchaufferont les ardeurs de Cupidon, et la célèbre Cold Song popularisée, entre autres, par Klaus Nomi… Un spectacle donné dans la tradition épique néerlandaise, où les interprètes sont tour à tour chanteurs et bateleurs, héros et témoins, pour mieux révéler la saveur de cette fantaisie picaresque.



    coproduction : ARMA BarokOpera I partenaires : Fonds Podiumkunsten Pays-Bas, Ville de
    Dinard, Région Bretagne, Conseil départemental 35 I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-
    Jouvet
    du 3 oct. 18 au 7 oct. 18

  • queen mary


    opéra imaginaire d'après Henry Purcell
    direction musicale Frédérique Chauvet
    texte et mise en scène Sybrand van der Werf
    avec l' Ensemble BarokOpera
    avec Marijje van Stralen, Oscar Verhaar, Mattijs Hoogendijk, Pieter Hendriks
    costumes Studio RUIM
    scénographie Koen Boesman

    Tout, ce n’est parfois pas assez : après s'être lancés dans l’intégrale des œuvres de Henry Purcell, Frédérique Chauvet et le BarokOpera Amsterdam font mieux encore : ils inventent un opéra supplémentaire de leur compositeur préféré. “Saga historique, musicale et drolatique”, leur Queen Mary suit la trame des œuvres de la maturité de Purcell, passant du récit épique ou humoristique (en français) au chant, pour raconter une histoire musicale et lyrique de la cour d’Angleterre. “Purcell, courtisan génial, a su sublimer les commandes qui lui étaient imposées. Il transcende son sujet tout comme les formes traditionnelles dont il est l’héritier pour inventer de nouveaux genres musicaux.”



    coproduction : ARMA BarokOpera I partenaires : Fonds Podiumkunsten Pays-Bas, Ville de Dinard, Région Bretagne, Conseil Départemental 35 I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
    du 10 oct. 18 au 13 oct. 18

  • apocalypse de jean


    musique de Pierre Henry
    avec Nicolas Vérin

    Pierre Henry est parti, sa modernité reste. On pourra le vérifier avec l’Apocalypse de Jean,son œuvre fétiche, la plus souvent donnée en concert, qu’on peut entendre comme un manifeste, une ‘défense et illustration’ des pouvoirs de la musique concrète”. Ne l’oublions pas, l’Apocalypse est avant tout une révélation, et celle de Pierre Henry, créée en 1968, annonçait les orages électriques à venir. Il aura fallu dix ans d’élaboration, une moisson de “sons spontanés obtenus directement sur la console de mixage par diverses manipulations – moyen détourné de créer des sons électriques sans passer par les gros synthétiseurs de l’époque” pour donner naissance à cet étendard d’une musique différente, que les décennies allaient consacrer, mais qui demeure magnifiquement rebelle. Un Oratorio électronique en cinq temps, à retrouver dans les trois ors de l’Athénée, porté aux sommets par son orchestre de haut-parleurs conduit par Nicolas Vérin, pour un concert électrique, mystique et magnétique.



    production : studio de création musicale Son/Ré I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet I avec le soutien de la SACEM

    15 oct. 18

  • léger au front


    texte d'après la correspondance de guerre (1914-1917) de Fernand Léger
    sur une idée de Patrice Alexandre
    co-mise en scène et adaptation des lettres Jacques Gamblin
    musique David Chaillou
    avec le comédien Olivier Balazuc
    le sculpteur Patrice Alexandre

    Tentons de résumer : parti au front de la Première Guerre mondiale, un peintre se fait écrivain, comme nous le fait entendre un acteur devenu lecteur, accompagné par trois musiciens, et bientôt métamorphosé en statue de boue, suivant le projet spectaculaire imaginé par un sculpteur et un metteur en scène.

    Disons-le peut-être autrement : dans une performance polymorphe, le sculpteur Patrice Alexandre, le compositeur David Chaillou et Jacques Gamblin metteur en scène font entendre les lettres, désespérées et combatives tout ensemble, écrites par Fernand Léger du fond des tranchées de l’Argonne. “Quand on met de la terre sur un être, on ne l’habille pas, peut-être qu’on le dénude”, expliquent les auteurs, attachés à présenter “la transformation sous nos yeux d’un homme libre et vivant en un être peu à peu englouti par la terre, une statue de boue, un monument aux morts.”



    production et diffusion : Claire de Castellane/Castel Production I avec le concours de Imerys à Pargny-sur-Saulx I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet

    spectacle créé à La Comète - Scène Nationale de Châlons en Champagne le 3 octobre 2008

    spectacle labellisé par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale
    21 oct. 18

  • ivanov


    texte Anton Tchekhov
    mise en scène Christian Benedetti
    traduction Brigitte Barilley, Christian Benedetti, Laurent Huon
    scénographie Christian Benedetti, Emma Depoid
    assistants à la mise en scène Élodie Chamauret, Alex Mesnil
    avec Vincent Ozanon, Laure Wolf, Philippe Lebas, Philippe Crubézy, Brigitte Barilley, Alix Riemer, Yuriy Zavalnyouk, Lise Quet, Nicolas Buchoux, Christian Benedetti, Antoine Amblard, Martine Vandeville, Alex Mesnil
    costumes Hélène Kritikos
    avec la participation musicale de Élisa Huteau, Michel Rabaud

    Jouer tout Tchekhov… Peut-être est-ce moins titanesque comme entreprise que de jouer tout Shakespeare, mais c’est tout de même considérable. D’autant que, nul ne l’ignore, il y a tout dans Tchekhov – joies, peines, grandeurs, mesquineries, amours et regrets éternels –, alors imaginez : dans tout Tchekhov… 

    Pour l’avant-dernière étape de ce compagnonnage initié en 2011, Christian Benedetti se confronte à la “première pièce” du répertoire, peut-être la plus méconnue : Ivanov, œuvre d’un Tchekhov de 27 ans. Grâce à une nouvelle traduction est remise à jour la construction première du texte, inquiète, tendue, haletante : “chacun des quatre actes s’achève sur une surprise ou sur un choc. Leur violence va croissant à mesure qu’avance le drame”. Pour le reste, Christian Benedetti conserve le principe qui a fait le succès de ses précédents spectacles : un tempo de jeu rapide, pour un texte servi à l’os. “Ivanov est et sera ce que chacun veut qu’il soit, écrit-il. Il est comme une toile sur laquelle chacun projette ses rêves ou ses fantasmes. Un portrait en forme d’énigme : mélancolie, spleen, déprime, cafard, bourdon, tristesse, angoisse … Et s’il ne s’agissait que du chagrin ?”



    production : Théâtre Studio – Cie Christian Benedetti I coproduction : Espace Marcel Carné – Saint-Michel-sur-Orge, Athénée Théâtre Louis-Jouvet, ! Poc, Pôle culturel d’Alfortville I avec le soutien de l’ADAMI, du Jeune Théâtre National, de l’Ensatt, et du Fonds d’insertion pour jeunes comédiens de l’ESAD – PSPBB
    du 7 nov. 18 au 1 déc. 18

  • antigone


    d'après Sophocle
    adaptation et mise en scène Lucie Berelowitsch
    musique et collaboration artistique Sylvain Jacques
    scénographie Jean-Baptiste Bellon
    costumes Magali Murbach
    lumière François Fauvel
    composition musicale les Dakh Daughters, Vlad Troitskyi
    traduction ukrainienne et russe Dmytro Tchystiak et Nataliia Zozul
    traduction française Lucie Berelowitsch
    assistant de mise en scène Julien Colardelle
    avec Chrystyna Fedorak, Thibault Lacroix, Roman Yasinovskiy, Diana Rudychenko, Anatolii Marempolsky, Nikita Skomorokhov, Igor Gnezdilvov, Alexei Nujni
    les Dakh Daughters Natalka Halanevych, Tetyana Hawrylyuk, Solomiia Melnyk, Anna Nikitina, Nataliia Zozul)

    Le mythe nous renseigne toujours sur notre actualité – c’est bien à cela qu’on le reconnaît. Suivant ce principe, la metteure en scène Lucie Berelowitsch s’empare du texte de Sophocle et le revisite, avec ses acteurs, à la lumière des préoccupations d’un nouveau siècle, de ses conflits, des ses familles, de ses impossibles sépultures. Lucie Berelowitsch avait déjà offert une mémorable Lucrèce Borgia. Elle se confronte cette fois à une autre forte femme, prise entre les forces conflictuelles du devoir, des passions et du pouvoir. C’est en Ukraine qu’elle a rencontré les Dakh Daughters, un groupe cabaret-punk formé par des musiciennes et comédiennes. Elles seront le chœur ardent d’un spectacle joué en français, en russe et en ukrainien, où se traduit “un climat de sociétés hésitantes, perdues entre un modèle qui a fait son temps et un monde en devenir encore à inventer”. Soit une Antigone devenue une figure multiple et internationale, pour mieux incarner “le thème de la révolte autant que ceux de la justice, de la légitimité et du compromis.”

     Spectacle surtitré en Français



    production : Les 3 sentiers I coproduction : La Comédie de Caen – Centre dramatique national de Normandie, Théâtre de l’Union – Centre dramatique national du Limousin, Le Trident – Scène nationale de Cherbourg–Octeville, Théâtre Paul Éluard de Choisy-le-Roi –Scène conventionnée pour la diversité linguistique, le Dakh Théâtre et Diya (Ukraine) I avec le soutien de la Drac Normandie, la région Normandie, du Conseil départemental de la Manche et du Conseil départemental du Val-de-Marne, de l’ODIA Normandie, de l’Onda, de l’Institut français et de l’Ambassade de France d’Ukraine, de l’Institut français d’Ukraine et de la Spedidam, l'Adami et la ville de Cherbourg-Octeville.

    du 6 déc. 18 au 13 déc. 18

  • azor


    musique Gaston Gabaroche
    mise en scène Stéphan Druet
    direction musicale et arrangements Emmanuel Bex
    conception Emmanuelle Goizé, Gilles Bugeaud, Pierre Méchanick
    musique Pierre Chagnon, Fred Pearly
    livret Albert Willemetz, Max Eddy, Raoul Praxy
    avec Julien Alluguette, Gilles Bugeaud, Fanny Fourquez, Pauline Gardel, Quentin Gibelin, Emmanuelle Goizé, Estelle Kaïque, Pierre Méchanick
    chorégraphie Alma de Villalobos
    lumière Christelle Toussine
    scénographie Emmanuelle Goizé
    costumes Denis Evrard
    guitare Antonin Fresson
    batterie Tristan Bex
    orgue Hammond Emmanuel Bex
    Cie Quand On Est Trois

    Ah, l’animal : Gaston, policier poète, est surnommé Azor, comme son chien, mais avec les dames, il n’est point avare de chatteries variées. Mieux, pire : le voilà devenu copain comme cochon avec Kiki-Le-Frisé, célèbre en chef détrousseur des villas huppées… Complétant le bestiaire de cette joyeuse opérette de 1932, on verra galoper des poulets, parader des maquereaux, se faire plumer des pigeons, un monsieur porter des cornes, et une poule au doux blaze de Cloclo la Panthère… 

    Amoureuse du swing des 30’s, la fine équipe de Ta Bouche et d’Oh la la, oui oui – Emmanuelle Goizé, Gilles Bugeaud et Stéphan Druet – s’entoure de nouveaux complices. Ensemble, ils repiquent au truc avec des couplets de Willemetz et des refrains jazzy de Gabaroche (auteur de quelques succès de Damia ou de Maurice Chevalier), revigorés par l’orchestration d’Emmanuel Bex, virtuose de l’orgue Hammond. Piquante, cette comédie des erreurs, pas de deux à plusieurs entre rupins et voyoucratie, témoigne aussi de l’hédonisme insouciant du Paris l’Entre-Deux-Guerres, quitte aux plus torrides révélations : “une levrette, un soir, croisa sur le trottoir un beau chien policier, boulevard Rochechouart – ce serait mentir de dire qu’ils ne pouvaient pas se sentir.”



    production : Cie Quand On Est Trois I coproduction : Théâtre Montansier, Versailles et Scène Nationale d’Albi I avec le soutien du Carré Belle-Feuille à Boulogne-Billancourt et des Théâtres de Maisons-Alfort I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
    avec le soutien de l'ADAMI, la SPEDIDAM, la Ville de Paris et la région Île-de-France
    du 20 déc. 18 au 13 janv. 19

  • les lundis musicaux


    soprano Julie Fuchs
    piano Alphonse Cemin

    Lieder et mélodies, instants rares et précieux : Alphonse Cemin a relevé haut la main (et parfois haut des deux, au piano) le défi de faire revivre la tradition des Lundis musicaux. Cette saison, on y verra passer la solaire Julie Fuchs, et d’autres valeurs rayonnantes ou montantes de la scène lyrique, exfiltrées des hauts plateaux d’opéra pour rejoindre en toute intimité notre chaleureux Athénée.

    Programme

    Barbara : Une petite cantate

    Claude Debussy : 

    Ariettes oubliées (Paul Verlaine)

     - C’est l’extase langoureuse 

     - Il pleure dans mon cœur

     - L’ombre des arbres

     - Paysages belges : Chevaux de bois

     - Aquarelles 1 : Green

     - Aquarelles 2 : Spleen

    Regrets (Paul Bourget)

    La Romance d’Ariel (Paul Bourget)

    Apparition (Stéphane Mallarmé)

    Francis Poulenc

    Trois poèmes de Louise de Vilmorin

    Le garçon de Liège

    - Au-delà

    - Aux officiers de la garde blanche 

    Björk: The sun in my mouth (E.E. Cummings)

    George Crumb

    Apparition (Elegiac songs and vocalise for soprano and amplified piano) (Walt Whitman)

    - I. The night in silence under many a star

    - Vocalise 1: Summer sounds 

    - II. When Lilacs last in the dooryard bloom’d 

    - III. Dark mother always gliding near with soft feet 

    - Vocalise 2: Invocation

    - IV. Approach strong deliveress!

    - Vocalise 3: Death Carol (« Song of the Nightbird »)

    - V. Come lovely and soothing death

    - VI. The night in silence under many a star

    Cole Porter

    Use your imagination

    Sing to me guitar



    une saison en partenariat avec France Musique
    21 janv. 19

  • amadigi


    opéra en 3 actes d' Haendel
    direction musicale Jérôme Correas
    mise en scène Bernard Levy
    avec Les Paladins, Amel Brahim-Djelloul, Aurélia Legay
    avec Sophie Pondjiclis (en remplacement de Rodrigo Ferreira)
    avec Séraphine Cotrez
    scénographie Bernard Levy
    lumière Christian Pinaud
    costumes Nathalie Prats
    vidéo Patrick Garbit
    textes vidéo Romain Vuillet

    Hélas, contrairement à ce que l’on prétend, les amoureux ne sont pas seuls au monde. Si Amadigi et Oriana n’étaient pas si désirables, peut-être pourraient-ils s’aimer à loisir. Mais, malheur à eux, ils vont déchaîner les ardeurs d’un puissant prince et d’une sublime sorcière… Vengeances, complots, combats singuliers, ténébreux esprits et “fontaine de l’amour véritable”, l’opéra de Haendel déchaîne les forces les plus passionnelles, et fait jaillir les plus déchirantes incantations. “Le grand nombre de situations fortes, voire extrêmes, contenues dans cet opéra élimine les instants décoratifs au profit d’une tension constante”, indique le directeur musical Jérôme Correas. Expert éclairé des œuvres lyriques des XVIIe et XVIIIe siècle, le chef des Paladins rencontre pour la première fois le metteur en scène Bernard Levy, bien connu des spectateurs de l’Athénée. Après avoir touché aux splendeurs du baroque dans Didon et Énée, ce dernier trouve ici l’occasion de “réinterpréter les codes de l’opéra de magie pour les mettre au service d’une esthétique contemporaine très épurée, sans perdre la féérie propre à cette histoire.” Une histoire d’amour, qui est aussi un opéra de la jalousie, tra­versé par la souffrance que ressentent les bourreaux, tout comme leurs victimes.”



    production déléguée : Les Paladins I coproduction : Théâtre-Sénart - Scène Nationale, Opéra de Massy, CDBM Le Perreux, Arcadi Île-de-France, Compagnie Lire aux éclats I avec le soutien du Conseil régional d’Île-de-France, de l’Arcadi Île-de-France, de l’ADAMI dans le cadre du dispositif 365, de la SPEDIDAM et de la Fondation Singer-Polignac I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet

    du 25 janv. 19 au 30 janv. 19

  • sei personaggi in cerca d'autore


    texte Luigi Pirandello
    mise en scène Luca De Fusco
    avec Eros Pagni, Federica Granata, Gaia Aprea, Gianluca Musiu, Silvia Biancalana, Maria Chiara Cossia, Angela Pagano, Paolo Serra, Maria Basile Scarpetta, Giacinto Palmarini, Alessandra Pacifico Griffini, Paolo Cresta, Enzo Turrin, Carlo Sciaccaluga
    avec les comédiens diplômés de l'école du Teatro Stabile di Napoli Alessandro Balletta, Sara Guardascione, Annabella Marotta, Francesco Scolaro
    scénographie et costumes Marta Crisolini Malatesta
    lumière Gigi Saccomandi
    musique Ran Bagno
    installation vidéo Alessandro Papa
    chorégraphie Alessandro Panzavolta

    Le directeur du théâtre se désole mais ce n’est pas sa faute : “Que voulez-vous que j’y fasse, explique-t-il, si de France il ne nous arrive plus une seule bonne pièce et si nous en sommes réduits à monter des pièces de Pirandello – rudement calé celui qui y comprend quelque chose !” Un directeur du théâtre, qui n’est pas – qu’on se rassure – celui de l’Athénée, mais celui de la pièce de Pirandello, où des acteurs jouent des acteurs, et où des personnages jouent des personnages. Labyrinthique ? Oui, à plaisir, et jusqu’à l’infini, tant cet exercice poignant, tragi-comique, métaphysique et devenu classique, orchestre un jeu constant entre vérité et fiction, doublant une fiction d’une fiction, elle-même recouverte d’une vérité, et ainsi de suite, jusqu’au vertige…

    Dans ce qu’on appelle “la vraie vie”, c’est la troupe du Teatro Stabile di Napoli qui donnera ici sa version, tonique et rêveuse, de ce chef-d’œuvre de 1921. “Une pièce qui parle encore à notre conscience contemporaine et nous invite à nous poser les questions les plus importantes et les plus terribles sur la nature, le sens, l’essence même de notre existence”, écrit le metteur scène Luca De Fusco (à moins qu’il ne s’agisse de la prose d’un acteur tenant pour quelque lignes le rôle du metteur en scène).

    spectacle surtitré en français



    production : Teatro Stabile di Napoli – Teatro Nazionale, Teatro Nazionale di Genova I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet

    du 7 févr. 19 au 10 févr. 19

  • les lundis musicaux


    soprano Raquel Camarinha
    piano Yoan Héreau

    Dans un concert entièrement consacré à la mélodie française, Raquel Camarinha et Yoan Héreau vous font découvrir le programme de leur disque Rencontre, fraîchement paru sous le label Naïve.

    Ils se parent de Ravel et Klingsor, Delage et Heine, Debussy et Baudelaire, Poulenc et Cocteau, pour vous raconter des histoires de mille et une nuits, d'extase et de splendeur décadente.

    Au programme de ce lundi,

    Maurice Ravel, Shéhérazade

    1. Asie
    2. La Flûte enchantée
    3. L'Indifférent

    Maurice Delage, Quatre Poèmes Hindous

    1. Madras. "Une belle..."
    2. Lahore. "Un sapin isolé..."
    3. Bénarès. Naissance de Bouddha"
    4. Jeypur. "Si vous pensez..."

    Claude Debussy, Cinq poèmes de Baudelaire

    1. Le Balcon
    2. Harmonie du soir
    3. Le Jet d'eau
    4. Recueillement
    5. La mort des amants

    Francis Poulenc, Montparnasse et Hyde Park

    Francis Poulenc, La Dame de Monte Carlo



    production Le Balcon
    une saison en partenariat avec France Musique
    11 févr. 19

  • vous qui savez ce qu'est l'amour


    d'après Le Nozze di Figaro de Mozart
    écriture, chant et jeu Romie Estèves
    mise en scène Benjamin Prins
    guitare Jérémy Peret
    Compagnie La Marginaire
    spectacle chanté et joué en italien et français
    collaboration artistique Julien Marot
    arrangements Jérémy Peret
    conseiller musical Nicolas Krüger
    vidéo Lola Bastard
    scénographie Amber Vandenhoeck
    création sonore Baptiste Chouquet
    création lumière Eric Blosse
    régie lumière Steeve Dechelote

    Voici une entreprise singulière : faire vivre en 1h40 la folle journée des Noces de Figaro, avec un guitariste pour seul orchestre. Dinguerie ? Et comment ! Et tant mieux ! En parlant, en chantant, en dansant, en jouant tous les personnages plus celui d’une chanteuse dans les coulisses d’un opéra, Romie Estèves compose son propre “schizopéra”, personnel, puissant, poétique, tandis que Jérémy Peret passe de la guitare classique à la guitare électrique, sans trahir l’écriture originale, y intégrant son esthétique, avec des emprunts aux musiques actuelles, pour créer une partition presque parallèle, faite d’errances et de variations sur les grands thèmes mozartiens.” Un one-woman opéra, où “les convenances, les maniérismes culturels, les travers du show business” sont passés à la question, où Mozart et Beaumarchais s’électrisent, et où il est encore temps de parler d’amour.



    production : Compagnie La Marginaire I coproduction : Opéra de Limoges, Théâtre Ducourneau Agen, O.A.R.A. (Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine) I avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, de l’O.A.R.A, de la SPEDIDAM et le département de la Gironde I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet

    du 15 févr. 19 au 23 févr. 19

  • les lundis musicaux


    baryton Stéphane Degout
    piano Alain Planès
    production Le Balcon

    Au programme de ce lundi

    Claude Debussy

    Trois poèmes de Paul Verlaine (1890)

    (La mer est plus belle ; le son du cor ; l’échelonnement des haies.)

    Fêtes Galantes II (1893-1904, Paul Verlaine)

    Trois poèmes de Stéphane Mallarmé (1913)

    Gabriel Fauré

    Les berceaux (op. 23, 1882, René François Sully-Prudhomme)

    Au bord de l’eau (op. 8 1871, René François Sully-Prudhomme)

    Clair de Lune (op.46 1887, Paul Verlaine)

    Mandoline (extraits des Mélodies de Venise, op 58, 1891, Paul Verlaine)

    Danseuse (extraits de Mirages, op. 113, 1919, René de Brimont)

    Après un rêve (op.7 1878, Romain Bussine)

    Claude Debussy

    Chansons de France (1904, Charles d’Orléans)

    Le Promenoir des deux amants (1910, Tristan L’Hermite)

    Emmanuel Chabrier

    L’île heureuse (1890, Ephraïm Mikhaël)

    Chanson pour Jeanne (1886, Catulle Mendès)

    Henri Duparc

    La Vie antérieure (1884, Charles Baudelaire)

    Sérénade (1869, Gabriel Marc)

    Chanson triste (1869, Jean Lahor)

    Elégie (1874, Thomas Moore)

    Lamento (1883, Théophile Gaultier)

    Le Galop (1869, Théophile Gautier)

     
    Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule nous pourrons (ré)écouter Stéphane Degout et Simon Lepper dans le prochain disque « Poèmes d’un jour » dont la sortie est prévue le 8 mars chez B Records – dans la collection Athénée Live !
     
     


    production Le Balcon
    une saison en partenariat avec France Musique
    25 févr. 19

  • anaïs nin, une de ses vies


    écrit et mis en scène par Wendy Beckett
    assistée de Diana Iliescu Vibert
    traduction Park Krausen & Christof Veillon
    avec Célia Catalifo, Laurent d'Olce, Mathilde Libbrecht , Laurent Maurel
    scénographie et conception graphique Halcyon Pratt
    création costumes Sylvie Skinazi
    création lumières François Leneveu
    création sonore Thomas Ray
    création projections et création sonore adjoint Sébastien Angel
    sculptures papier Li Hongbo
    production Claire Merviel Production en accord avec Pascal Productions

    "Anaïs Nin - Une de ses vie" se déroule dans le Paris des années 1930. À cette époque, de nombreux artistes étrangers convergent vers la capitale française pour échapper au carcan de la morale trop restrictive de leur propre pays. Comme les témoins de son histoire, nous assistons à l'évolution de l'auteure Anaïs Nin. Nous suivons le cheminement complexe de son développement, les difficultés inhérentes à sa volonté d'aller au bout de ses ambitions littéraires. Son écriture extrêmement personnelle captive tout autant ses lecteurs qu'elle intimide ses éditeurs.

    Dans cette pièce (basée sur l'histoire vraie), Anaïs Nin et Henry Miller se rencontrent et tombent passionnément amoureux. Cependant, la frontière entre l'amour et l'art se révèle être difficile à définir. Bientôt, une relation parallèle se noue entre Anaïs et June, la femme d'Henry Miller.

    Alors qu'Anaïs travaille avec son thérapeute pour tenter de comprendre les rouages de ce trio amoureux qui mêle le sexe et l'amour à l'art, son père, jusque-là absent de sa vie, apparaît soudain, troublant davantage encore des frontières mal définies.
    Il est alors impossible pour quiconque de savoir qui est amoureux de qui...

    Anaïs
    Vous n'aimez pas le familier.

    Henry
    Vos yeux ont l’air de s’attendre à des miracles. Je veux votre honnêteté. Je veux voir vos yeux dans l’amour. J’exigerai tout de vous.

    Anaïs
    Vous ne l’obtiendrez pas.

    ... si tant est que quelqu'un soit réellement amoureux. Anaïs et Henry commencent à se demander si au dépend de l'amour, le travail ne serait pas celui qui in fine triomphe toujours, envers et contre tous.

    du 13 mars 19 au 30 mars 19




  • soirée mystique


    direction musicale Maxime Pascal
    réalisation en informatique musicale Augustin Muller
    projection du son Florent Derex
    en partenariat avec France Musique
    orchestre
    flûte Julie Brunet-Jailly
    hautbois Ye Chang Jung
    clarinettes Iris Zerdoud et Joséphine Besançon
    clarinette basse Ghislain Roffat
    basson Vivian Angelloz
    cors Joël Lasry et Alexandre Fauroux
    trombone Mathieu Adam
    trompette Henri Deléger
    percussions Benoit Maurin
    harpe Clara Izambert
    piano Alain Muller
    violons Eun-Joo Lee, Valentin Broucke et Marie Salvat
    alto Aurélie Deschamps
    violoncelle Askar Ishangaliyev
    contrebasse Chloé Paté

    La Soirée mystique est l’occasion unique d’établir un dialogue entre trois siècles : le XIXe, le XXe et le XXIe. Wagner sera suivi par Jonathan Harvey, dont Bhakti (1982) est l’un des chefs-d’œuvre. La troisième œuvre de cette soirée, l’énigmatique Agneau Mystique INNUBA, premier extrait de l’opéra déambulatoire Revelo, qui sera achevé en 2020, l’on ne sait encore pratiquement rien.

    Richard Wagner (1813-1883)
    Idylle de Siegfried,
    poème symphonique, WWV103 (1870)


    Jonathan Harvey (1939-2012)

    Bhakti, pour ensemble de quinze instrumentistes et bande quadraphonique (1982).

    Marco Suarez-Cifuentes (1974)
    L’Agneau Mystique INNUBA, premier extrait de Revelo (2020)
    Création mondiale.
    Iris Zerdoud, cor de basset.
    Clovis Montes de Oca, trompette.

    Avec les voix des enfants de l’atelier théâtre Lilas en Scène. Préparation : Marion Suzanne.

    L’Agneau Mystique est développé en collaboration avec Benjamin Matuszewski et Jean-Philippe Lambert, recherche et développement, équipe ISMM (Interaction son musique mouvement) Ircam-STMS, dans le cadre de la résidence en recherche artistique de Marco Suarez-Cifuentes à l’Ircam « Composer les espaces et la perception / REVELO ».



    production : Le Balcon I coréalisation : Athénée Théâtre Louis Jouvet
    avec le soutien de la Caisse des dépôts et des consignations, d'Areitec et l’aide du programme CERNI du ministère de la Culture et de la Communication, de la Fondation Fiminco et de la Fondation Singer-Polignac
    Avec la participation de l'Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (IRCAM)

    le festival est en partenariat avec 

    France Musique

    Amadeus




    23 mars 19


  • le grand gala des 10 ans du Balcon


    direction musicale Maxime Pascal
    transmission de l'improvisation Frédéric Blondy
    avec Les élèves du Conservatoire du XVIIIe arrondissement de Paris, la classe de Rafaelle Rinaudo
    en partenariat avec France Musique

    Gérard Grisey (1946-1998)
    Manifestation (1976), pour orchestre de débutants.


    Frédéric Blondy
    Un Trait de lumière incandescent
     
    Terry Riley (1935)
    In C (1964)

    Le Balcon a 10 ans et veut souffler ses bougies de la plus belle manière possible, avec vous.
    Clôture du festival avec tout d'abord l'œuvre de Gérard Grisey, Manifestations, pour petit orchestre de débutants et aux sous-titres évocateurs (« …pour échapper à la télévision« , « …pour trouver une aire de jeu« ).
    La deuxième partie de soirée est consacrée au fameux IN C de Terry Riley, interprété par de nombreux musiciens du Balcon ayant marqué son histoire, au cours des dix dernières années.

    Une soirée dont on ne sait pas encore comment, ni à quelle heure elle se terminera.
    Le balcon ayant envoyé une grande invitation à tous les musiciens ayant un jour joué avec l'ensemble, à venir les rejoindre sur la scène de l'Athénée pour une célébration collective.


    Plus d'informations sur le site internet du Balcon.
     
    ***
    Composée en 1964, In C est l’une des œuvres pionnières du minimalisme en musique. La partition tient sur une seule page, constituée de cinquante-trois phrases ou thèmes que les musiciens répètent le nombre de fois qu’ils veulent, en veillant à ne pas trop se décaler les uns par rapport aux autres. L’avancée du morceau est très naturelle, puisqu’elle se met en place à partir du ressenti de chacun et avec la seule contrainte d’avoir une certaine unité et alchimie avec le groupe.


    production : Le Balcon I coréalisation : Athénée Théâtre Louis Jouvet
    Pour la première édition de son festival, Le Balcon est soutenu par le programme Cerni du Ministère de la Culture, la Caisse des Dépôts, la Fondation Fiminco, la Fondation Singer-Polignac, la Sacem, Areitec, Sonic Emotion. 

    le festival est en partenariat avec 

    France Musique

    Amadeus



    Remerciements à Antonin Rey et Claire Marchal

    30 mars 19

  • into the little hill


    musique George Benjamin
    livret Martin Crimp
    direction musicale Alphonse Cemin
    mise en scène Jacques Osinski
    avec l' Ensemble Carabanchel
    spectacle surtitré en français
    avec Camille Merckx, Élise Chauvin
    vidéo et scénographie Yann Chapotel
    lumière Catherine Verheyde
    costumes Hélène Kritikos

    À l’ombre de la petite colline, la foule hurle sa haine des rats. Pour lui complaire et être réélu, un ministre conclut un pacte avec un inconnu étrange : s’il extermine les rats, il recevra beaucoup d’argent, le ministre le jure sur la tête de sa fille endormie. Mais de quel droit peut-on tuer les rats ? Et croit-il vraiment, le ministre, qu’il peut manquer à sa parole sans entraîner les pires conséquences ?

    “Dans Into the little Hill, comme dans tous les contes, tout est à la fois magnifique et effrayant”, écrit le metteur en scène Jacques Osinski. Magnifique, puisque cette subtile et sombre variation sur le Joueur de flûte de Hamelin fait se rencontrer la prose poétique de Martin Crimp, déroulant “des rubans de magnésium et des torrents de métal en fusion”, et la musique précise et emportée de George Benjamin. Effrayant, puisque l’œuvre renvoie, avec une élégante vigueur, à “nos peurs les plus vraies : la peur d’un monde sans valeurs, la peur de perdre notre humanité.” Un opéra hors du temps et contemporain, porté par le remuant Ensemble Carabanchel, qui s’affiche “spontané et perfectionniste”, au service d’“une contre-culture populaire d’avant-garde”.

    Into the little hill sera précédé de Flight pour flûte seule de Georges Benjamin, à la flûte : Claire Luquiens

     



    production : Compagnie L’Aurore boréale 
    coproduction : Opéra de Lille
    coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
    Avec le soutien du Fonds de création Lyrique (Sacd), de l'Arcadi, de l'Adami, de la Spédidam et de la ville de Paris
    La compagnie l'Aurore Boréale reçoit le soutien du Ministère de la Culture (DGCA) .

    Pendant son séjour à Paris, Sir George Benjamin est accueilli à l’Hôtel Scribe.

    du 11 avr. 19 au 20 avr. 19

  • les lundis musicaux


    contralto Hilary Summers
    piano Alphonse Cemin
    production Le Balcon

    Henry Purcell - Music for a while

    Henry Purcell - Sweeter than rose

     

    Claude Debussy - Chansons de Bilitis

     

    Dmitri Chostakovitch - Six poèmes de Marina Tsetaeva Op.143

     

    George Crumb : The sleeper

     

    Chansons galloises

    Chansons écossaises

    Chansons anglaises

    15 avr. 19