Monsieur Vénus | Athénée Théâtre Louis-Jouvet | Spectacle du 25 au 28/02/2027
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Présentation

Écrit en 1884 et publié avec la dédicace « Nous dédions ce livre à la beauté physique », le roman de Rachilde Monsieur Vénus est considéré comme l'une des œuvres les plus scandaleuses et les plus provocatrices de son époque.

Création
Conseillé à partir de 16 ans.

Monsieur Vénus fut interdit puis censuré et son autrice, jeune aristocrate parisienne âgée de seulement 24 ans, dut en assumer les conséquences judiciaires.
Le livre raconte en effet l'histoire de Raoule de Vénérande, aristocrate et femme fatale, et de Jacques Silvert, un jeune homme du peuple tombé entre les mains de Raoule. Tous deux sont engagés dans une relation inégale, dans laquelle elle impose l'inversion de leurs genres et de leurs sexes. Ce n’est pas le désir d’échapper à l’ennui ni la recherche du plaisir sexuel qui animent Raoule, mais l’ambition radicale à se créer une nouvelle identité, plus satisfaisante que le rôle social monotone et pesant qui lui est imposé.

Dans une mise en scène minimaliste et hypnotique, Alfredo Arias et Diana Theocharidis distillent l'essence troublante du roman de Rachilde jusqu’à son noyau le plus brûlant : la mort du jeune Jacques Silvert. Clara Barbier Serrano incarne l’aristocrate Raoule de Vénérande qui, autour de la dépouille de son objet du désir, Jacques Silvert, recrée les jeux pervers qui l’ont conduite à transformer son amant puis son mari en l’épouse du couple. Martin Matalon a écrit une musique électronique déchirée par la violence sonore de l’accordéon, tissant autour du drame des dissonances qui illustrent les contradictions d'une héroïne que rien, ni les genres ni la morale, ne peut contenir.


Création
Conseillé à partir de 16 ans.

Monsieur Vénus fut interdit puis censuré et son autrice, jeune aristocrate parisienne âgée de seulement 24 ans, dut en assumer les conséquences judiciaires.
Le livre raconte en effet l'histoire de Raoule de Vénérande, aristocrate et femme fatale, et de Jacques Silvert, un jeune homme du peuple tombé entre les mains de Raoule. Tous deux sont engagés dans une relation inégale, dans laquelle elle impose l'inversion de leurs genres et de leurs sexes. Ce n’est pas le désir d’échapper à l’ennui ni la recherche du plaisir sexuel qui animent Raoule, mais l’ambition radicale à se créer une nouvelle identité, plus satisfaisante que le rôle social monotone et pesant qui lui est imposé.

Dans une mise en scène minimaliste et hypnotique, Alfredo Arias et Diana Theocharidis distillent l'essence troublante du roman de Rachilde jusqu’à son noyau le plus brûlant : la mort du jeune Jacques Silvert. Clara Barbier Serrano incarne l’aristocrate Raoule de Vénérande qui, autour de la dépouille de son objet du désir, Jacques Silvert, recrée les jeux pervers qui l’ont conduite à transformer son amant puis son mari en l’épouse du couple. Martin Matalon a écrit une musique électronique déchirée par la violence sonore de l’accordéon, tissant autour du drame des dissonances qui illustrent les contradictions d'une héroïne que rien, ni les genres ni la morale, ne peut contenir.

Distribution

D’après Monsieur Vénus de Rachilde • Musique Martin Matalon • Adaptation Alfredo Arias • Mise en scène et chorégraphie Alfredo Arias, Diana Theocharidis

Costumes Chloé Obolensky • assistée de Luca Costigliolo • Conception sonore Rémi Le Taillandier • Lumières Alfredo Arias

Raoule de Vénérande Clara Barbier Serrano • La Narratrice Diana Theocharidis • Jacques Silvert Odysseas Petrakis • Accordéon, accordina Anthony Millet

Coproduction Prima donna, Scène alternative de l'Opéra national de Grèce, Centre Henri Pousseur de Liège, Compagnie Cadéëm
Avec le soutien du ministère de la Culture
Avec l’aide du Fonds de soutien à la Création Lyrique, l’ADAMI, la SPEDIDAM
Avec la collaboration de GMEM Centre national de création musicale à Marseille
Avec le soutien à la commande de la Fondation pour la Musique Ernst Von Siemens
Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet

Editeur musical Gérard Billaudot



Autour du spectacle

Raoule
Beauté, toi seule existes. Je ne crois en rien d'autre qu'en toi.

Narrateur
J'ai un caprice, dit Jacques Silvert. Je veux que vous me fassiez la cour comme il se doit, comme le ferait un vrai mari. Regarde : je me cache, je suis vierge…

Raoule
Je tombai à genoux, ravie de le voir innocent, victime de la tromperie qu'il implorait. Je ne peux te voir sans devenir folle, car ta beauté divine me fait oublier qui je suis et me procure les ravissements d'un amant. Et qu'importe à notre passion le sexe de nos caresses ? Qu'importe la désapprobation des mortels ? Tu es belle… Je suis un homme. Je t'adore, et tu m'aimes.

Narrateur
Jacques implore : Venez ! Mais n’enlevez pas ce costume, car vos mains suffiraient à enchaîner ton esclave… De longs soupirs se firent entendre… Soudain, un cri déchirant retentit. Tu n'es pas un homme. Le sanglot des illusions perdues monta des entrailles de Jacques à sa gorge.

Extraits du livret d'Alfredo Arias

On en parle...
"En phase avec les débats les plus audacieux du XXIe siècle, la scène alternative de l'Opéra [national de Grèce] a accueilli la rencontre inattendue entre un accordéon inventif, un roman qui avait scandalisé la Belle Époque européenne et une soprano française [Clara Barbier Serrano] qui semble prête à devenir une nouvelle star internationale". Haris Symvoulidis - Athinorama, Athènes -
" Il serait en effet surprenant que la Française Clara Barbier Serrano ne s'impose pas comme une soprano de premier plan dans les années à venir, car, dans le rôle de Raoul de Venerande, elle s'est distinguée par l'étendue de sa voix, sa stabilité et sa précision, sans jamais tomber dans l'exagération. À ses côtés, Diana Theocharidis était une narratrice exemplaire , « ambassadrice » en quelque sorte à la manière de Rachilde, avec son articulation claire et le poids croissant des intonations, tandis qu'Odysseas Petrakis , à moitié nu, bien que resté muet, parvenait par ses expressions et ses mouvements à créer un Jacques Silver convaincant, incarnant à la fois sa passivité et ses enthousiasmes , mais aussi son désespoir , lorsqu'il se retrouvait fatalement pris dans les intrigues de sa sœur Marie et du baron Raittolbe". Haris Symvoulidis - , Athinorama, Athènes -
"La musique de Martín Matalon mérite elle aussi tous les éloges. Il y a longtemps qu’on n’avait pas entendu l’accordéon employé avec une telle inventivité. Le choix de cet instrument prend tout son sens : compositeur argentin, Matalon convoque le patrimoine du tango tout en dialoguant avec la tradition française où l’accordéon tient une place centrale. Il y incorpore aussi l’accordina — proche mais aux sonorités distinctes — et des éléments électroniques, élargissant la palette sonore et donnant à l’ensemble une profondeur singulière.". Haris Symvoulidis - , Athinorama, Athènes -